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Portrait de Maxence Caron par Friederike Migneco à partir du « Journal inexorable » : article paru dans la « Warte » du « Luxemburger Wort »

par admin, décembre, 2012

Les pages qui demandaient à paraître

Le Journal inexorable de Maxence Caron

par

Friederike Migneco

 

Les pages du Journal inexorable de Maxence Caron qui vient d’être publié[1] s’imposent à rebours comme un ensemble inquiétant qui précède intimement  la gestation fulgurante de son grand oeuvre philosophique La Vérité captive et de son poëme symphonique Le Chant du Veilleur, déjà présentés ici. [2]

Maxence Caron confie à ses « chères pages » ce dont il ne voit pas encore les contours finis, mais dont il perçoit distinctement la teneur, c’est-à-dire l’avènement d’une œuvre et d’une vie dédiée à une totalité d’art, en laquelle philosophie et poésie, littérature et musique seront mêlées au plus haut degré pour témoigner de l’Absolu. Avant de devenir lui-même le « système d’une cathédrale à ciel ouvert », qui en regardant l’essence de la pensée l’ouvrira à elle-même, il nous livre 800 pages troublantes  de confessions, d’aphorismes, d’invectives, de réflexions, de poëmes, d’adoration et de méditation sur l’essentiel. Mais aussi, comme nous le dit l’éditeur, « un exhaustif défilé d’imbéciles élevés au rang de Caractères ».

De l’été 2004 à l’été 2005, le Journal relate les faits et les observations de sa vie quotidienne, de ses amitiés et de ses amours, ainsi que la « parturition permanente » de sa pensée dans une superbe virtuosité de registres émotifs et stylistiques. Caron le fait avec une logique inexorable, en cynique au sens parfait du mot, c’est-à-dire en restant attentif à tout ce qui relève de l’enseignement de Dieu, et en anarchiste face à tout ce qui ne l’est pas et qui relève du « ridicule des individus abandonnés à  leurs propres volontés désamarrées (53) ». Le lecteur devient le témoin du chemin intérieur et extérieur qui  mènera à l’éclosion de ce que l’auteur considère le seul Système véritable et légitime de la Pensée, puisqu’il sera « ouvert à la puissance de rection de son Objet absolu »,  et pourra « clore la philosophie à jamais tout en l’ouvrant à l’infinité de son Principe (317) ».

El Greco, Saint Jean l'Evangeliste et saint Jean-Baptiste

Caron est un catholique inclassable, un méditatif au tempérament de feu, qui a choisi depuis quelques années la liberté pour se vouer à l’écriture, loin de la carrière académique qui lui tendait les bras. Une agrégation en philosophie à vingt-deux ans, une thèse de doctorat récompensée par l’Académie française[3], de nombreux prix au Conservatoire de musique de Paris ne l’ont pas empêché de se vouer complètement à un cheminement littéraire, philosophique et musical tout à fait solitaire, hors des sentiers battus. « On essayera  de me classer sous telle appartenance, et l’on dira n’importe quelle arrangeante billevesée : tous les partis me rejetteront. Considérant que le vrai est le tout, non au sens de Hegel mais au sens de Bossuet, la binarité dualisante des sectes se disputant le gras ne pourra que refuser une pensée qui comme la mienne et comme dit Bossuet, chrétienne, ‘tient les deux bouts de la chaîne’, connaît l’unité des antagonismes (439) ».

Après la conception et la rédaction en huit semaines de son système de philosophie intégrale à l’âge de 28 ans, il fonde aux Editions du Cerf la collection des Cahiers d’histoire de la philosophie, et se tourne ensuite vers la poésie, l’essai et le roman.[4]

Il pose sa candidature à l’Académie française pour être élu à un fauteuil vacant, et il la pose comme un défi à l’époque d’outre-modernité (« Vous m’avez-là : profitez-en »), se doutant bien qu’il ne sera pas accueilli en son sein (et ne sachant pas encore qu’il sera lauréat de l’Académie quelque mois après avec son ouvrage sur Heidegger de deux milliers de pages,  écrit, celui-ci, en seize semaines). Caron sait très bien qu’il n’a rien à perdre à ne pas être consacré par les notables de la culture d’une société contemporaine « gavée de faux dieux, ployant sous le poids d’idoles diverses dont la nullité est l’équation », mais il sait aussi ce qu’il vaut : « J’ai reconstruit la philosophie, j’ai reconstruit l’instrument de la langue française et j’ai sous les doigts un clavier de sonorités et de sens que nul autre possède, j’ai recommencé le roman à un niveau qui est celui de sa tradition oubliée. Qui aujourd’hui parmi ces pis que pouacres pour qui avoir ressentiment fût déjà perdre une trop salutaire énergie, qui aujourd’hui serait capable d’écrire une phrase comme celles dont mes orgues sont pleines ? (270) ».

Caron a un caractère difficile. Quand on lui pose trop de questions, on court le risque de s’entendre dire : « Je ne répondrai à aucune de vos questions : elles sont idiotes. Vous avez donc le choix entre mon silence ou la radicalité de ma parole ».[5] Il entend  le terme idiot en son sens étymologique, c’est-à-dire circulairement clos sur soi-même. A la question que nous lui posons,  il ne répond donc pas, s’il ne la considère pas une vraie question, une question qui soit ouverte, sans présupposition, à toute réponse possible. Caron ne répond pas aux questions qui n’ont pas le courage de la vérité et de l’essentiel, puisqu’il ne cherche que l’essentiel et n’entend poser, dans son œuvre, que l’essentiel. Le reste l’ennuie. Et il a bien raison, puisqu’il va bientôt tout dire sur l’essentiel, tout penser, tout écrire, en une prose superbe, dense, sidérante, pour en arriver à l’art symphonique, c’est-à-dire à l’art total. Il pourra tout dire puisqu’il situera la pensée au niveau qui est le sien, en permettant qu’elle se déploie en des « métamorphoses de l’objectivité ». Il écrira une pensée aux sonorités musicales, vibrante d’infini, qui ne laissera pas « place à un choix de finitude, à une ‘thèse’, à un système au sens humain ». Mais ceci est une autre histoire.

Retournons à son Journal et à son histoire personnelle : on le voit musicien orant qui, ayant déjà choisi de ne plus divertir (c’est-à-dire distraire) le public illettré et grégaire des salles de concert, se fait maintenant l’interprète solitaire des grands compositeurs devant le Créateur et devant ceux qui manifestent le désir aimant de comprendre véritablement la musique et le Sens qui  préside à sa beauté. On le voit aussi artiste insomniaque et malade, à la sensibilité exacerbée, aimant et détestant les femmes dont l’idéal ne colle jamais à la réalité, et qui finit par se rendre compte, après de longues errances affectives, que  l’absence de celle qui devrait être capable de partager sa vie de sensuel mystique, sera le tribut à payer à l’œuvre dont il est ensemencé. Le génie n’est pas un génie, dit Caron, il a du génie, et il faut vouloir et savoir le porter. Quand il affirme, en se référant à Nietzsche mais aussi à Beethoven, que « l’esprit libre, aristocratique par excellence, se caractérise par le règne en lui d’un puissant instinct ordonnateur, qui tire sa supériorité des victoires qu’il obtient sur soi-même »[6], il n’est peut-être pas faux d’y reconnaître aussi son intériorité à lui.

Ailleurs encore dans le Journal il se veut la « mauvaise conscience de son temps », en disant le contraire de ce que pensent les gens qui l’écoutent « afin précisément de les réveiller » : il est alors communiste chez les fascistes et réactionnaire chez les collectivistes. On l’avait déjà vu laconique à l’égard de la démocratie qui ne peut que basculer entre «le totalitarisme d’un côté et l’avachissement général de l’autre ».[7] Mais bien qu’elle « porte par excellence et dans son essence elle-même la contradiction politique la plus exacerbée qui se puisse concevoir », Caron considère que dans une ère de barbarie et d’athéisme planétaire  « il serait folie d’essayer un autre régime politique (442) ».

Ouvertement et fièrement « judéo-vaticano-romain », il n’hésite pourtant pas à être corrosif à l’égard d’un certain monde catholique : « Ayant déjà eu de nombreuses mésaventures avec des catholiques dont l’appellation n’était qu’homonyme, jamais je n’avais jusques alors ressenti avec autant de pénible certitude le mot de Bernanos : il faut certes souffrir pour l’Eglise, mais aussi par l’Eglise (86) », et dans le même ton ailleurs :  «Vu le degré de pourrissement du christianisme français, en un sens de gauche ou en un sens de droite, l’élection de ce Pape immense [Benoît XVI] expose plusieurs chrétiens français qui se croient catholiques à se découvrir protestants  (531) ».

De la musique d’aujourd’hui il écrit qu’elle a « raté dans la mesure où elle n’existe plus », car elle «n’a pas su maintenir l’équilibre syntaxique et morphologique ouvert par Bach et accompli par Beethoven (176) ». En l’absence d’une musique digne de ce nom,  Caron ne voit pas non plus de chefs d’orchestre vivants qui puissent l’interpeller, ni de pianistes ; il n’y a que « des enfonceurs de marteaux de bois dont la prestidigitalité plus ou moins appréciable n’est jamais virtuosité et la préciosité plus ou moins sucrée n’est jamais sens musical (229) ».

Fulgurants ses jugements sur les aberrations de la société contemporaine, telles que les  conséquences d’un féminisme  en dégringolade folle: «‘Je cherche une femme, je ne rencontre que Gorgones chronophages’, crie lorsqu’elle accepte d’ouvrir les yeux la conscience de la masculinité moderne, préférant à l’agressivité de ces femelles mutantes l’amer palliatif de l’homosexualité (109) ».

Les écrivains et les philosophes contemporains sont placés dans le contexte de la nullité de l’époque dont la plupart se font les chantres: notre auteur ne s’y attarde pas trop, mais cela vaut la peine de le citer: Derrida est « le pauvre garçon » qui se réfute « en dix secondes éternuements compris ». Sartre semble mériter quelques lignes de plus: « ce tératologue de soi et tératophile d’autrui a pollué le paysage intellectuel français pendant quarante ans, et le masochisme de la bêtise n’a toujours pas renoncé  d’en faire son satrape ». Onfray est le « symptôme de la pandémie de crétinisme constellaire dans laquelle une fin des temps a décidé se connaître et satisfaire […] », mais au moins « il n’est pas responsable d’avoir un public ».[8]

Avec les grands philosophes de l’histoire le ton change: la relecture de la pensée occidentale, que Caron livrera en une cohérence magistrale dans La Vérité captive, prend déjà corps dans le Journal. Le lecteur peut se trouver plongé d’un coup dans une contemplation des sommets. A propos de Platon par exemple: « Il a vu une quintessence, et il a ainsi pu parler d’un topos noétikos: quelle que soit la réaction de Platon, il a reçu la touche du Verbe, et il fut circoncis selon la loi ancienne que toute découverte de Transcendance accompagnait d’un effroi lors aussi innommé que le Transcendant. C’est pour délivrer à ces grandes volontés la possibilité d’habiter le lieu où l’humanité prend sens et épanouissement afin d’attendre l’Initiative Souveraine, que le Christ est venu (103) ».

Mais Platon aussi, comme tous ceux qui suivront, borne son regard pour accoucher sa doctrine. Caron écarte alors Platon ensemble avec Aristote, puisqu’il  a « égaré la pensée pour toujours, rendant la Vérité captive  pour toute pensée qui ne connaît pas le Baptême de la Pensée autoconsciente de la valeur ontologique sise en son autoconscience, érigeant la prison dont Heidegger polissait il y a peu les barreaux (102) ». Platon nous a, si, laissé des « paroles fondamentales »,  mais c’est lui qui, ayant vu le Sens universel,  allait vouloir en protéger le sens individuel. Dans la même lignée : Descartes, Kant, Hegel, Nietzsche, Husserl : pénétrés et écartés. Et Heidegger, dernier grand penseur de l’histoire dont l’erreur spéculative fondamentale « est l’identification du divin et du don », et qu’il considère avoir lu, compris, aimé et dépassé en quelques jours, n’échappe pas à son ironie fulgurante: « pudibonde et forfaite, invirile et manquée, infantile et retombante initiation à l’Invisible ». Que reste-t-il alors ?

Le registre change. Plus d’insolence. Restent et resplendissent les grands hommes « qui ne reculent pas devant l’Objet absolu qui guide toute structure du regard vers soi », les hommes dont les regards « vont au feu dont la pensée est une flamme »: Pascal, saint Thomas, saint Augustin.

Quand le regard de Maxence Caron va vers les signes visibles des réalités ultimes, il se fait hymne, louange, action de grâce, et emporte le lecteur dans la sphère d’où les signes surgissent. Sa pensée devient alors tendre, accueillante, bienveillante, amoureuse, pieuse : elle restitue le Sens des choses en pure transparence, et le lecteur qui l’accompagne dans ses envols entre lui aussi dans cette transparence.

Les déclarations d’amour qu’il fait à son Eglise sont de cette teneur, l’Eglise qui est  « cette part invisible et visible d’hommes qui ont fait de Dieu le centre de leur existence », cette Eglise qui « nous supplie pour que nous choisissions le Bonheur (81) ». En rendant aux mots leur signification originale, même quand il les plie à des néologismes, il invoque un catholicisme qui soit un retour à l’universel, c’est-à-dire « un nouvel amour pour soi dont plus profond on vient…», qui « passe par la conscience de l’initiative qu’il faut remettre entre les mains de l’Universel » et non par « la lutte politique ni l’engagement dans une ligue ou un mouvement partisan ». Ce retour à l’Universel se fait « par une simple pensée: si l’Universel est l’Universel, il a la force d’être lui-même la valeur et ne demande rien (138) ». C’est ici un propos qui dégage  l’assurance profonde de celui qui vit dans la foi d’être bercé par le sens amoureux du monde.

Et en cette même assurance il écrit des pages inoubliables sur le sens de la musique et sur ses compositeurs préférés. « Si chez Bach la musique dit l’analogie de la Vie même de l’Absolu, quand elle n’est pas une pédagogie vers la contemplation qu’est cette analogie, chez Beethoven la musique dit à l’individu qu’il n’y aura pas de musique s’il refuse d’avoir comme base l’extase (c’est-à-dire la sortie des apparences du soi, ou des faux-semblants) […] c’est ce retour cynique à la nature, c’est-à-dire l’essentiel contre les fioritures iniques, ce retour qui ne refuse aucun moyen, qui emploiera s’il le faut l’humour, l’ironie, la malséance, l’insulte afin que s’imposent contre ceux qui la détestent la délicatesse du dialogue avec la Vérité […] (176) ». Et encore à propos de l’intelligence nécessaire à la compréhension et à l’interprétation des grandes œuvres musicales, en l’occurrence de la Sonate pour piano op. 57 de Beethoven dite L’Appassionata (dont on trouvera une interprétation de l’auteur sur sa page web officielle): « Il s’agit tout d’abord de rendre avec un contraste aussi nuancé que massif l’entretien qui se déroule entre le thème de la basse et sa réponse en trille aux aigus. Le premier est la voix de la Volonté providentielle, l’autre est la question que lui dit l’individualisme humain. Ne pas omettre de ne jamais respecter les rythmes indiqués par la partition : il faut inventer soi-même de retrouver le rythme dont vit cette musique, et ce rythme est rigoureusement distinct de celui du métronome. De la manière générale, pourquoi veut-on qu’il y ait un quelconque rapport entre la musique et le métronome, entre régularité et déroulement d’une phrase musicale ? Dit-on des vers avec un métronome ? Non. Eh bien en musique c’est la même chose : c’est la structure de l’émotion propre au thème et de la pensée propre à la phrase qui construit le rythme (231) ».

Le Journal est parsemé de moments contemplatifs qui laissent « entrer dans la pensée la Gloire » de Dieu : qu’est-ce que le repos du Tout-Puissant au septième jour de sa Création ? « C’est être en soi comme en une plénitude (408) ». Qu’est-ce le Livre Saint de la Genèse ? « Le précipité symbolique d’une extase antéprédicative; la retombée de l’ineffable Nom du Seigneur (409) ». Qu’est la foi chrétienne ? Non pas une croyance « mais l’endurance de la pensée ». Caron veut ouvrir le champ à la philosophie véritable qui « n’est autre que la recherche de la connaissance de Dieu ». Avec sa rigueur de « voyant rimbaldien », il affirme que : « La philosophie est la conscience que le désir structurel dont se forme la totalité de l’intime architecture humaine est intégralement tissé du désir de Dieu (545) ». Le désir de Dieu permet de regarder la Vérité « par recueillement », et ce recueillement n’est possible que si l’on se situe dans la meilleure perfection pensante « qui est celle qui choisit l’absence totale de présupposition, et il y a parfaite absence de présupposition si et seulement si l’on choisit pour sol l’abîme dont toute pensée est inconsciemment la réponse (548) ».

Si le regard que Caron porte sur le Principe, dont sa pensée se veut le reflet, est de tonalité limpide et radieuse, comme nous l’avons vu, le regard sur l’homme et les choses de notre époque est foudroyant et apocalyptique, au sens où il rend manifeste le néant qui sous-tend notre ère. Se conformant au contenu, la tonalité se fait orageuse et le langage en sort cinglant et provocateur, par moments même injuste. Bien que l’auteur tienne parfaitement ses rênes, il semble pourtant parfois en être envahi, et le lecteur risque de ne plus vouloir le suivre. A ceux qui ont déjà les yeux ouverts sur l’essentiel, qui sont peu nombreux, certes, mais qui existent, les pages où le regard de Caron tombe inexorable sur l’outre-modernité ne diront rien de vraiment nouveau : mais ils le remercieront de se sentir moins seuls, moins déplacés. Et ils auront un plaisir fou de le lire nettoyer l’air du temps. Pour les autres, les pages ici présentées peuvent être, dans leur entièreté, l’occasion de découvrir, de comprendre et de méditer un auteur qui ne laissera aucun indifférent et dont l’œuvre jusqu’ici publiée traverse comme un éclair l’époque pour annoncer l’avenir. Mais ne pourront lire Maxence Caron avec joie « que les cœurs catholiques et les esprits d’ivresse ».

Le Journal qu’il « jette comme un négligé de soie et d’acier sur les épaules de ses journées », s’achève, quand après deux nuits blanches ou somnambuliques où il se réveillait toutes les dix minutes parfaitement transpirant, il « remarque qu’un carnet de cent pages a été entièrement recouvert de quelque chose qui va de lui-même à son sens (757) »; de sorte que l’accomplissement du Journal se confond avec l’accueil de l’œuvre nouvelle, intégralement donnée par la Différence fondamentale de l’Être: « Il y a, avant que de dire combien ils ont retenu la Vérité captive / Il y a, avant de dire la désobstruction de la conscience réflexive et la source trinitaire de cette énergie spirituelle / Il y a, entre mes mains, dans ce Journal qui devance l’œuvre principale / Il y a ce nocturne sourdissant avant la profonde Aube de pourpre ».

Friederike Migneco

Die Warte, Luxemburger Worte, 13 décembre 2012

 


1 Maxence Caron, Journal inexorable. Nocturne avant l’Aube de pourpre, Via Romana, Versailles, 2012, 771 pages, 979-10-90029-30-9

[2] P. J.-J. Flammang,SCJ,  Au moment où le Christ advient . Un nouveau système de la philosophie et de son

histoire : à propos de La Vérité captive de Maxence Caron, Warte, 2276,  3.12.2009, Luxemburger Wort ;

P. J.-J. Flammang, SCJ, Le Chant du Veilleur : à propos du grand poëme symphonique de Maxence Caron,  Warte, 13.01.2011,  Luxemburger Wort

[3] Maxence Caron, Heidegger: pensée de l’être et origine de la subjectivité, préf. de J.-F. Marquet, Cerf  (La nuit surveillée), 2006

[4] Maxence Caron, Pages. Les Sens, la musique et les mots, Séguier, 2009 ; MC, La pensée catholique de Jean-Sébastien Bach, Via Romana, 2010 ; MC, Le Chant du Veilleur. Poëme symphonique, Via Romana, 2010 ; MC, L’insolent. Roman, Robert Laffont / Nil, 2012

[5] L’insolent, p. 24

[6] Pages, p.280

[7] Pages, p.281

[8] Journal, p. 220,  p. 397,  p. 157