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Ode à Trogneux Ier le Petit

par admin, mai, 2017

Ode à Trogneux Ier le Petit

Le 24 avril 2017
sur un souvenir de Victor Hugo

 

Car c’est fait : dût rugir de honte le neurone,
Le voilà, nain immonde, accroupi sur le trône.
La gloriole est son trou, la bauge est son sommet.
Lui qui n’a jamais pris l’argent que d’autrui,
Le voilà satisfait qui jouxte sa truie.
Sur le chapeau des gueux il plante son plumet,
Sur le cul de la masse il fume un calumet.
Un tout petit Poucet, en perroquet ravi,
Insémine les sots : il veut changer la vie.
L’on voit grimper à son perchoir, ils se bousculent
Tous les bougrons issus de l’amas des crapules.
C’est ainsi pour eux que nos pères, nos aïeux
Ont défendu l’esprit, d’un cœur si religieux.
C’est pour eux qu’ont tourné parmi les soleils clairs
Ces lances, ces épées des épopées guerrières.
C’est pour eux que le continent entier trembla,
Et que Londres souffrit, que Paris s’embrasa.
C’est pour Trogneux, pour ses Bern et ses Attali,
Pour le bon plaisir de Bernard-Henri Lévy
Et la joie fiduciaire allouée aux oligarques,
C’est afin d’exalter le vaste empire bougrin,
Afin de communier avec ses grands hiérarques,
Avec doudoutes, popographes et andrins,
C’est pour le bon plaisir de la laideur fossile,
De quelques régressifs juste bons pour l’asile,
Et des mystiques profondeurs qu’au trou de balle
L’infect Pierre Bergé, monstre, excrète en rafales,
C’est pour baculer à discrétion les amants
Que lui rabat sa Jocaste chirurgisée,
Pour obéir à sa liposucée maman
Dont il tète les ordres d’un œil irisé,
C’est pour s’attabler aux banquets de la canaille
Que ce crétin fait muer le marbre même en paille,
Puis tout collé à ses imposantes putains,
Souille, homme de hasard, le pays du destin.

Maxence Caron

 

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