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Directeur de collection

 

Fondateur et coordinateur des « Cahiers d’Histoire de la Philosophie »

Heidegger, sous la direction de Maxence Caron, avec les contributions de Jocelyn Benoist, Vincent Berne, Alain Boutot, Rémi Brague (de l’Institut – Académie des sciences morales et politiques), Philippe Capelle, Maxence Caron, Jean-Louis Chrétien, Françoise Dastur, Pascal David, Jean Greisch, Jean-Luc Marion (de l’Académie française), Jean-François Marquet, Olivier Souan, Jacques Taminiaux, Jean-Marie Vaysse, Marlène Zarader, Paris, Éditions du Cerf, « Les Cahiers d’Histoire de la Philosophie », 2006.

« L’ouvrage ici présenté est le premier volume d’une collection qui a pour but d’offrir au public un état des lieux concernant les grands auteurs de l’Histoire de la Philosophie. Texte ancien ou inédit, chacune des contributions de notre collectif veut éclairer avec pédagogie un point fondamental de la pensée heideggerienne afin de faire emprunter au lecteur les travées qui le conduiront dans le chœur de la cathédrale. Nous avons voulu mettre à l’œuvre des études dont la chronologie s’étend sur les trente dernières années, ces années de recherche qui nous séparent précisément de la mort de Heidegger survenue en 1976. Ce Cahier paraît de façon significative au moment où nous célébrons cet anniversaire, et nous voudrions qu’un tel ouvrage fût présenté en dernière instance comme un hommage et comme l’illustration de trois décennies de méditation heideggerienne. »

Maxence Caron

English Summary :

This book is the first volume of a collection whose aim is to offer the public a state-of-the-art account of the great figures in the History of Philosophy.
Each text (some of which are previously unpublished and all of which are remarkable for their pedagogical qualities) enlightens a fundamental point of Heidegger’s thinking, to help readers follow the passageways that lead to the choir of the cathedral. Our aim is to examine the studies that span the years of research between Heidegger’s death in 1976 and today. We would like this Cahier, published in the year of the 30th anniversary of his death, to be seen as a homage to Heidegger and an account of three decades of meditation on his work.

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Hegel, sous la direction de Maxence Caron, avec les contributions de Myriam Bienenstock, Bernard Bourgeois (de l’Institut – Académie des sciences morales et politiques), Christophe Bouton, Emilio Brito, Maxence Caron, Emmanuel Cattin, Marcel Conche, Michel Dalissier, Jean-Christophe Goddard, Gwendoline Jarczyk, Jean-François Kervégan, Pierre-Jean Labarrière, Jean-Marie Lardic, André Léonard, Bernard Mabille, Catherine Malabou, Jean-François Marquet, André Stanguennec, Olivier Tinland, Luc Trabichet, Jean-Marie Vaysse, Jean-Louis Vieillard-Baron, Norbert Waszek, Jean-Pierre Zarader, Paris, Éditions du Cerf, « Les Cahiers d’Histoire de la Philosophie », 2007.

« Les « Cahiers d’Histoire de la Philosophie » ont pour vocation d’offrir au public un état des lieux et des recherches concernant les grands auteurs de l’histoire de la philosophie. Texte ancien, classique ou inédit, chacune des contributions y a ici pour fin d’éclairer un point fondamental de la pensée hégélienne afin de mener progressivement le lecteur, par diverses portes d’entrée, au cœur même de l’édifice. De la logique à l’histoire, de la politique à l’esthétique, de la métaphysique à l’éthique, les différents thèmes de la pensée hégélienne sont envisagés et exposés par ses meilleurs et plus célèbres spécialistes. Cette puissante architecture révèle ainsi sous leur plume à la fois son ampleur et ses plus beaux ornements. »

Maxence Caron

English Summary :

The vocation of ‘Les Cahiers d’Histoire de la Philosophie’ is to provide the public with an up-to-date inventory of research concerning the great authors of the history of philosophy. Whether they be ancient, classic or unpublished texts, all the contributions here are selected because they clarify some fundamental point in Hegelian thinking, in order to gradually lead the reader, by various access routes, to the very heart of his work. From logic to history, politics to aesthetics, metaphysics to ethics, the different themes of Hegelian thought are considered and examined by the finest and most renowned specialists. Through their pens, that powerful architecture is revealed both in its vastness and most extreme refinement.

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Husserl, sous la direction de Jocelyn Benoist, contributions de : Jocelyn Benoist, Rudolf Bernet, Jean-François Courtine, Françoise Dastur, Natalie Depraz, Vincent Gérard, Jean-Luc Marion (de l’Académie française), Jean-Philippe Narboux, Paolo Spinicci, Dan Zahavi, Paris, Éditions du Cerf, « Les Cahiers d’Histoire de la Philosophie », 2008.

« Edmund Husserl (1859-1938) a fondé l’un des courants philosophiques majeurs du XXe siècle : la phénoménologie. Ainsi, une part importante de la philosophie contemporaine, de Heidegger à Levinas et à la phénoménologie française actuelle, s’inscrit dans la filiation directe de sa pensée, inlassablement reprise et commentée.

Le rayonnement de son œuvre a cependant commencé à se diffuser, aujourd’hui, très au-delà de la seule tendance philosophique que celle-ci avait pu initier. Le nouveau départ qu’a connu, dans ces dernières années, l’idée d’une philosophie de l’esprit, notamment, place de nouveau l’enquête ouverte par le philosophe austro-allemand au cœur des interrogations les plus actuelles, tout en en découvrant des aspects jusque-là ignorés. Les études ici rassemblées tentent de donner une idée des ressources que des philosophes d’horizons très différents peuvent trouver, pour faire de la philosophie à l’orée du XXIe siècle, dans la pensée d’un auteur qui se détache toujours plus comme l’un des plus fondamentaux de notre temps. »

Jocelyn Benoist

English Summary :

Edmund Husserl (1859-1938) is the founder of one of the major philosophical movements of the 20th century: phenomenology. An important part of contemporary philosophy, from Heidegger to Levinas and phenomenology in France today, descends directly from his thinking, constantly restudied and commented.

Today, the influence of his work reaches far beyond the philosophical movement it initiated. In recent years, the new departure of the idea of a philosophy of the spirit has once again placed the Austro-German philosopher’s investigations at the heart of the most contemporary issues, while unveiling aspects until then ignored. The studies assembled here give readers an idea of the resources available to philosophers of all horizons in the thoughts of an author who increasingly appears to be one of the most fundamental of our times.

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Kant, sous la direction de Jean-Marie Vaysse, contributions de : Jocelyn Benoist, Christophe Bouton, Maxence Caron, Emmanuel Cattin, Michel Fichant, Franck Fischbach, Jean-Christophe Goddard, Mai Lequan, François Marty, Claude Piché, Alexander Schnell, Laurent van Eynde, Jean-Marie Vaysse, Paris, Éditions du Cerf, « Les Cahiers d’Histoire de la Philosophie », 2008.

« Il est, au sein de la philosophie moderne, un commencement spécifiquement kantien : en mettant fin à la métaphysique scolaire, Kant ouvre le dispositif critique qui sera déterminant pour toute pensée ultérieure. L’idée critique est alors le fil conducteur qui permet de reprendre les divers champs de la métaphysique, de la science de la nature, de l’histoire, du droit, de la politique, constituant la philosophie comme une tâche ordonnée au primat de l’agir. Si donc l’on n’apprend pas la philosophie, mais seulement à philosopher, la méthode philosophique étant essentiellement recherche, c’est parce que la pensée ne peut s’épuiser en un livre définitif et que nul philosophe ne peut se présenter comme maître de la sagesse. Kant inaugure ainsi, comme le note H. Birault, cette génération de penseurs qui ne sont plus les auteurs d’un seul livre, l’œuvre philosophique devenant « œuvre ouverte ». C’est également ce qui explique que toute la pensée ultérieure soit vouée à une explication avec Kant, qu’il s’agisse de le dépasser, de le radicaliser, de le rejeter ou d’en saisir l’impensé. il est, en effet, aussi bien celui qui regarde en arrière vers l’initialité grecque que celui qui fait signe vers les ultimes conséquences à venir. Les études rassemblées ici s’efforcent de déployer les multiples facettes d’une pensée qui n’a jamais cessé de nous solliciter. »

Jean-Marie Vaysse

English Summary :

In modern philosophy, there exists a beginning that is specifically Kantian. By putting an end to scholarly metaphysics, Kant opens up the critical device which will become decisive for all thinking thereafter. The critical idea becomes the guiding thread which permits us to revisit the diverse fields of metaphysics, the science of nature, history, law, politics; establishing philosophy as an orderly task with a primacy of action. So if we do not learn philosophy, but simply to philosophize, (the philosophical method being essentially research) it is because thinking cannot be exhaustively represented in one definitive book, and no philosopher can claim to be the master of wisdom. Thus Kant inaugurates, as H. Birault remarks, a generation of thinkers who are no longer the actors of just one book, since philosophy has become an ‘open field’. This also explains why all later thinking was devoted to discussion with Kant, whether to surpass, radicalise or reject him, or to grasp what he left un-thought. He is both a figure looking back toward Greek initiality and a figure pointing to the ultimate future. The studies presented here attempt to deploy the multiple facets of a philosophy that has never ceased to attract.

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Saint Augustin, sous la direction de Maxence Caron, avec deux articles inédits en français de Joseph Ratzinger / Benoît XVI, et les contributions de Gerald Antoni, Emmanuel Bermon, Isabelle Bochet, Anne-Isabelle Bouton-Touboulic, Patrice Cambronne, Maxence Caron, Jean-Louis Chrétien, Natalie Depraz, Dominique Doucet, Thierry-Dominique Humbrecht, Hélène Machefert, Goulven Madec, Cyrille Michon, Augustin Pic, Philippe Sellier, Kristell Trego, Marie-Anne Vannier ; Paris, Éditions du Cerf, « Les Cahiers d’Histoire de la Philosophie », 2009.

« La figure de saint Augustin est aujourd’hui dans une situation particulière puisque cet homme immense intéresse un public toujours plus large, excédant amplement celui d’actives études universitaires — ce qui nous met en présence, d’un côté, de travaux ou traductions peu sérieux, tandis que, de l’autre, certaines études réduisent le rayonnement augustinien à mesure qu’elles l’enferment dans ce qu’on imagine être spécialisation.

Notre collectif fut dirigé de sorte à éviter de périr contre l’un de ces deux écueils, c’est pourquoi il regroupe des études dont le sérieux n’assèche pourtant pas la pensée et qui constituent pour cette raison, dans leur belle exigence, une voie privilégiée d’accession à la philosophie de saint Augustin. S’y trouvent également, et évidemment dépassées, les habituelles et incompréhensibles traînées de clichés concernant le libre arbitre et la grâce, la question du corps, la prétendue opposition à saint Thomas, etc., tous les thèmes abordés l’étant en une finesse proportionnée à la subtilité du propos augustinien réel. Et c’est ainsi, en toute la puissance de ce décisif propos, qu’apparaît la pensée qui, avec celles de Platon et d’Aristote, demeure la plus importante et la plus influente de tous les temps.

En annexe de ses nombreuses contributions, ce livre comporte une importante œuvre de saint Augustin lui-même, aujourd’hui introuvable. L’on y verra aussi publiés deux textes augustiniens, inédits en français, de celui qui allait devenir Benoît XVI. »

Maxence Caron

English Summary :

Today, the immense figure of Saint Augustine attracts a constantly wider public – far beyond academics – the first consequence being translations and works that lack precision; the second, studies that confine his influence by enclosing him in what they imagine to be a specialisation.

Our author group was directed in such a way as to avoid these two pitfalls, which is why this book assembles meticulous studies that nevertheless leave room for thought, so constituting, in its exigency, an ideal approach to the philosophy of Saint Augustine. Readers will also find the usual list of clichés, obviously further developed: free will and grace, the question of the body, the supposed opposition to Saint Thomas, etc. All the themes are approached with a refinement that echoes the subtlety of Saint Augustine’s own treatment.
Through the force of this decisive work emerges a philosophy which, with that of Plato and Aristotle, remains among the most important and influential of all time.

In an annexe to the numerous contributions, readers will find substantial work of Saint Augustine himself, no longer available elsewhere. Also two Augustinian texts, previously unpublished in French, by the man who was to become Benedict XVI.

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Simone Weil, sous la direction de Chantal Delsol (de l’Institut – Académie des sciences morales et politiques), contributions de : Maria-Clara Bingemer, Domenico Canciani, Robert Chenavier, Pascal David, Chantal Delsol, André Devaux, Jane Doering, Gabriela Fiori, Emmanuel Gabellieri, Gizell Gutbrod, Joël Janiaud, Gilbert Kahn, Martine Leibovici, Florence de Lussy, Jacques Maître, Massimiliano Marianelli, Michel Narcy, Fernando Rey Puentes, Patrice Rolland, Bertrand Saint-Sernin (de l’Institut – Académie des sciences morales et politiques), Marc Schweyer, Michel Sourisse, Eric O. Springsted, Giovanni Trabucco, Miklos Vetö, Maria Villela-Petit, Élodie Wahl, Paris, Éditions du Cerf, « Les Cahiers d’Histoire de la Philosophie », 2009.

« L’ouvrage présenté ici a pour but de faire connaître la philosophie de Simone Weil, ainsi que les différentes facettes de son personnage, si lié à l’œuvre elle-même. Les différents contributeurs auxquels nous avons fait appel sont tous des spécialistes de la philosophe, de plusieurs nationalités, et les plus éminents y figurent. Les responsables des « Cahiers Simone Weil » y sont naturellement bien représentés.

Les aspects divers de la pensée de Simone Weil ont été ordonnés de façon à commencer par le cœur — la philosophie — pour aller ensuite à la morale puis à la politique et à l’histoire, et enfin à l’approfondissement religieux et mystique. Les derniers chapitres insistent sur quelques perspectives plus particulières. Nous espérons ainsi offrir au lecteur un aperçu à la fois riche et pluriel de celle qui fut l’une des grandes philosophes du XXe siècle français. »

Chantal Delsol

English Summary :

The aim of this book is to present Simone Weil’s philosophy and to make it better known, as well as the different facets of her character, so closely linked to her work. The authors, of different nationalities, who were invited to make contributions are all specialists of the philosopher’s work, among them the most eminent. Those in charge of ‘Cahiers Simone Weil’ are naturally well represented.

The various aspects of Simone Weil’s thoughts have been organized in such a way as to begin with the heart of her work — philosophy — moving on to morals, then politics and history. Lastly, the religious and mystical developments are treated. The final chapters focus on a few more specific perspectives. We hope to offer the reader a rich and varied vision of the woman who was one of the 20th century’s greatest French philosophers.

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Saint Thomas d’Aquin, sous la direction de Thierry-Dominique Humbrecht, contributions de : Ysabel de Andia, Vincent Aubin, Michel Bastit, Camille de Belloy, Serge-Thomas Bonino, Olivier Boulnois, Julie Casteigt, Paul Clavier, François Daguet, Laurence Devillairs, Henry Donneaud, Emmanuel Durand, Gilles Emery, Thierry-Marie Hamonic, Thierry-Dominique Humbrecht, Cyrille Michon, Dominique Millet-Gérard, Michel Nodé-Langlois, François-Xavier Putallaz, Laurence Renault, Luc-Thomas Somme, Paris, Éditions du Cerf, « Les Cahiers d’Histoire de la Philosophie », 2010.

« Considérer saint Thomas d’Aquin comme un philosophe : la gageure est moindre que pour saint Augustin. Les images d’Épinal ne sont pas toujours mensongères et, s’il en est une qui dit la vérité, c’est bien celle de la distinction que Thomas tient entre foi et raison, théologie et philosophie. À condition toutefois de préciser que les deux disciplines ne sont par lui distinguées que pour unir, sinon leurs principes, leurs méthodes et leurs résultats, du moins la totalité du spectre de la sagesse. Cette philosophie aux coudées franches s’avère de premier rang. Elle séduit par sa force spéculative et sa clarté, et trouve ces dernières années un public de plus en plus large.

Ce volume est donc consacré à la philosophie de saint Thomas. Il couvre la plupart des domaines majeurs où Thomas impose sa marque, assumant les traditions qu’il fait siennes (Aristote, Néoplatoniciens) et aussi qu’il dépasse dans une synthèse originale : philosophie de la connaissance, métaphysique, Dieu, éthique, politique. Sans s’interdire des interactions avec les domaines de la théologie, de l’Écriture et de la mystique, sans non plus négliger quelques-uns des recoins les plus inattendus de la pensée thomasienne, ni ses liens avec les autres doctrines médiévales, ni l’influence qu’elle exerce sur la littérature moderne.

Un tel ensemble témoigne des derniers acquis universitaires, sur les questions qu’il traite, d’une nouvelle générations de chercheurs, ainsi que d’un souci pédagogique d’exposition. En langue française, un tel collectif sur la philosophie de Thomas d’Aquin se faisait attendre depuis longtemps. »

Thierry-Dominique Humbrecht o.p.

English Summary :

It is less of a challenge to present Saint Thomas Aquinas as a philosopher than Saint Augustine. Generalizations are not always false; if there is one that speaks true it is certainly the distinction St. Thomas makes between faith and reason, theology and philosophy… On the condition, however, that we bear in mind that these two disciplines are only distinguished in order to unite them – if not in their principles, their methods and results – at least in a comprehensive vision of wisdom. This uninhibited philosophy turns out to be first class. It convinces by its speculative force and clarity, and has been reaching an ever-increasing audience in the last few years.

This volume is devoted to the philosophy of Saint Thomas. It covers most of the principal domains upon which Thomas has imposed his ideas, taking in the traditions he made his own (Aristotle, Neoplatonician) and which he transcends with an original synthesis: the philosophy of knowledge, metaphysics, God, ethics, politics. It does not refuse interaction with the domains of theology, the Scriptures and mysticism; and explores some of the most unexpected recesses of Thomas’s philosophy, its links with other medieval doctrines and the influence it wields on modern literature.

The ensemble bears witness to the very latest academic results obtained by a new generation of researchers, presented with a carefully pedagogical approach. Such a collective work on the philosophy of Thomas Aquinas has been long awaited.

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Montaigne, sous la direction de Pierre Magnard et Thierry Gontier, contributions de : Jean Balsamo, Ali Benmakhlouf, Philippe Desan, Emiliano Ferrari, Marc Foglia, Thierry Gontier, Francis Goyet, Pierre Magnard, Suzel Mayer, Thierry Ménissier, Géralde Nakam, Nicola Panichi, Jean-Louis Vieillard-Baron, Paris, Éditions du Cerf, « Les Cahiers d’Histoire de la Philosophie », 2010.

« « Un parler ouvert ouvre un autre parler et le tire hors, comme fait le vin et l’amour » (III, 1, p. 794). Un parler ouvert est un parler affranchi et non pas retenu par la crainte, inhibé par l’avarice du cœur, contrôlé par les conventions ; un parler affranchi est un parler qui affranchit. Montaigne nous interpelle, il nous provoque à la parole, non certes pour que nous ajoutions encore au « fourmillement » de commentaires académiques qui aujourd’hui finissent par étouffer son propos — « ce livre en a assez, il n’y a meshuy plus que dire » (III, 13, p. 1067) — mais pour que nous nous découvrions à l’épreuve des « Essais » et que nous nous exprimions, à la faveur de cette « entreglose ». On ne lit pas les « Essais », ce sont eux qui nous lisent et nous déchiffrent. Tel est le « suffisant lecteur » ; qu’il inventorie son âme au miroir de celle de Montaigne, comme Montaigne découvrait la sienne propre à travers ses auteurs favoris, et c’en est fait du « doctus cum libro » si chacun n’est savant que de soi-même. La véritable « suffisance » n’est pas l’autorité donnée par un savoir accumulé, mais cette fécondité acquise d’une ouverture à qui nous interpelle. Ainsi les « Essais », inachevés par essence, font leur jeu de cette mise en abyme de mille et une intériorités, qui se creusent en cet entretien infini. Le privilège de ceux qui aujourd’hui s’expriment ne saurait leur donner qu’un devoir, celui de ne se point départir d’une grande humilité. »

Pierre Magnard et Thierry Gontier

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Schelling, sous la direction de Jean-François Courtine, contributions de : Gérard Bensussan, Christophe Bouton, Emmanuel Cattin, Jean-François Courtine, Mildred Galland-Szymkowiak, Lore Hühn, Marc Maesschalk, Jean-François Marquet, Luigi Pareyson, Hans Jörg Sandkühler, Alexander Schnell, Walter Schulz, Giusi Strummiello, Xavier Tilliette, Jean-Marie Vaysse, Miklos Vetö.

« Schelling (1775-1854) est sans doute, parmi les auteurs de l’idéalisme allemand, celui dont la renommée précoce aura été la plus éclatante : en 1798, avec l’appui de Goethe, il est nommé, à 23 ans, professeur à l’université de Iéna. Mais c’est aussi celui dont l’œuvre sera progressivement éclipsée par celle du rival de toujours, Hegel, avant de sombrer dans un quasi oubli dans la seconde moitié du xixe siècle. Le jubilé de 1954 marque le début d’une véritable « renaissance » schellingienne, grâce notamment aux travaux de Walter Schulz qui s’attache, dans une perspective heideggérienne, à fixer le « lieu philosophique » de l’auteur des Recherches sur l’essence de la liberté humaine. La France, grâce aux contributions de X. Tilliette et de J.-F. Marquet, et à un immense effort de traduction, n’est pas en reste dans cette nouvelle « réception ». En dépit de son inachèvement, voire de ses échecs retentissants (les Âges du monde), la portée, la puissance révolutionnaire de l’œuvre apparaît sous un nouveau jour : qu’il s’agisse d’appréhender la liberté humaine dans sa finitude (ce qui avait principalement retenu Heidegger), de statuer sur la réalité du mal, les dimensions de la temporalité, ou d’engager une vaste méditation sur l’histoire, sur son double versant : mythologie et révélation.

Les dix sept contributions rassemblées dans ce volume entendent faire droit à cette histoire de la réception puisqu’elles comprennent des études « classiques », comme celles de W. Schulz, L. Pareyson ou J.-F. Marquet, une synthèse originale due à X. Tilliette, et une série d’enquêtes, plus ponctuelles et déterminées qui portent sur les principaux thèmes schellingiens au vif de la discussion contemporaine. »

Jean-François Courtine

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Philippe Muray, sous la direction de Maxence Caron et Jacques de Guillebon, avec les contributions de François-Xavier Ajavon, Jean-Baptiste Amadieu, Henri Beausoleil, Philippe Berthier, Alain Besançon, Jérôme Besnard, Maxence Caron, Pierre Chalmin, Paul-Étienne Chavelet, Jean Clair, Mehdi Clément, Marielle Conforti, Jérôme Couillerot, Paul-Marie Coûteaux, Chantal Delsol, Michel Desgranges, Jacques Dewitte, Benoît Duteurtre, Julie Faure, Jacques de Guillebon, Arnaud Guyot-Jeannin, Tancrède Josseran, Aude de Kerros, Yves-Édouard Le Bos, Fabrice Luchini, Bruno Maillé, Henri de Monvallier, Frédéric Morgan, Cyril de Pins, Lakis Proguidis, Henri Quantin, Bernard Quiriny, Philippe Raynaud, Jean Renaud, Erwan Saliot, Pierre-André Taguieff, François Taillandier, Guillaume de Tanoüarn, Alexandre de Vitry, Éric Zemmour

Et plusieurs extraits du Journal inédit de PHILIPPE MURAY

« Il peut sembler surprenant que les « Cahiers », dont chaque titre renvoie à l’éprouvée et officielle assurance de la pérennité littéraire et philosophique, offrent l’un de leurs volumes à une figure qui n’est pas encore consacrée par l’un, quelconque, des dictionnaires en vigueur. Consacrer cependant ainsi un tel travail à l’oeuvre d’un homme disparu précocement il y a cinq ans, c’est prendre de l’avance sans prendre le moindre risque. Nous faisons œuvre de pionniers.
Philippe Muray était, il y a peu, soit haï soit aimé, avec un même succès d’estime, mais il demeurait assez peu connu. Si a beaucoup diminué la solitude à admirer Muray, il reste de nombreux stéréotypes à balayer, et d’autres encore qui naissent du succès même dont s’accroît imperturbablement la renommée de l’auteur. Mieux : le nom de Muray s’est répandu, les fièvres doxiques s’emparent de son génie, c’est pour cela que la pensée doit précisément commencer son travail. Car demeure qu’aujourd’hui pas plus qu’hier la parole de Philippe Muray n’est goûtée dans l’ampleur de sa signification et la diversité de ses registres. Il est souvent aimé pour des raisons qui sont de paille et qui occultent les profondes dimensions de ses pages. « Un brillant faiseur, sans doute », « un moment de style », « un humoriste de luxe », se dit la majorité : tandis que le panurgisme de ce genre de mutins ennuie l’œuvre même de celui qui les a toujours déjà dénoncés, le moment est venu de poser la première pierre de méditative vigilance qui accepte Muray comme objet de pensée. Fort des différences de tonalité portées par ses quarante contributeurs, qui sont autant de sensibilités chez qui Muray résonne sous diverses formes, fort de plusieurs textes issus du Journal inédit de Muray lui-même, cet ouvrage entend souligner combien son éponyme est non seulement un grand écrivain, mais constitue également pour la pensée un interlocuteur pérenne. »

Maxence Caron

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Maître Eckhart, sous la direction de Julie Casteigt


Nombreux autres titres en préparation.

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Directeur d’une nouvelle collection de littérature, philosophie et poésie

« L’absolu »


Saint Augustin, La vraie religion, précédé de La vie de saint Augustin par son disciple et ami Possidius

« Après sa conversion en 386 à l’âge de trente-deux ans, s’ouvre dans la vie d’Augustin une période qui ne cessera qu’à son décès en 430. Le premier témoignage de cette nouvelle ardeur à dire et vivre cette Vérité qu’il a cherchée pendant tant d’années d’errance intérieure, est une série d’ouvrages historiquement extraordinaires qui renouvellent à jamais la littérature et la philosophie en unissant la pensée et la poésie d’une langue issue du souffle musical dont use l’art oratoire latin. Augustin, par ses dons et sa formation, maîtrise parfaitement les géniales délicatesses de Virgile et les ampleurs respiratoires de Cicéron, deux auteurs qu’il connaît par cœur ; il sait la meilleure poésie et la meilleure éloquence, et l’auteur du De Musica sait aussi que les mots portent secrètement musique comme la pierre cache la sculpture future. Cette musique, le jeune converti la déploie en divers traités et dialogues afin d’unir le verbe d’homme aux indépassables raisons de la foi chrétienne : naissent ainsi entre autres le Contra Academicos, le De ordine, le De beata vita, le somptueux De libero arbitrio, les nombreuses œuvres où il morigène les doctrines manichéennes.
Vers 390, le traité de La vraie religion, ou De vera religione, vient couronner cette glorieuse suite apologétique et rationnelle, juste avant qu’Augustin ne devienne prêtre. Comme son nom ne l’indique pas, cet ouvrage n’est pas un traité de théologie mais la continue clarté d’une preuve philosophique de la vérité exclusivement attachée à la religion chrétienne. La sereine et lumineuse beauté avec laquelle saint Augustin expose ici le logos déployé au cœur du christianisme reste un modèle à tous égards.
Ce texte incontournable, qui fut nourriture pour tant d’écrivains et penseurs de toutes les époques, était devenu difficile d’accès. Nous le publions ici, accompagné d’un autre aujourd’hui introuvable : la première biographie consacrée au grand homme, d’autant plus précieuse qu’elle fut écrite par un témoin oculaire, Possidius, qui fut un saint, et dont la mission religieuse a permis qu’il côtoyât jusques à l’amitié celui qui allait devenir, toute époque confondue, le plus influent écrivain et penseur du christianisme, et, avec Platon et Aristote, le plus influent écrivain et penseur de l’histoire de la pensée. »

Maxence Caron


Verlaine, Confessions, précédé de Les Poètes maudits, préface de Jean-Baptiste Amadieu.

« Chez Verlaine, le « prince des poètes » fait parfois oublier le génie du prosateur qui, de confessions en essais critiques, demeura finalement l’un des écrivains les plus écoutés de son temps, gagnant l’unanimité sans la rechercher. L’écriture autobiographique et l’écriture critique se mêlent chez lui dans un style d’une finesse inimitable où toute distinction s’avère artificielle entre l’objectivité et la subjectivité. C’est dans la fantaisie que l’ami qui enseignait jadis à Rimbaud combien la musique était prise dans le verbe et combien la poésie s’animait de la libérer afin de faire mieux luire le Sens, c’est dans le détachement burlesque que Verlaine, désormais mûrissant, et se renouvelant silencieusement sans cesse, devient, avec l’infaillible acuité qui rappelle celle du grand aîné Baudelaire, un prophète aujourd’hui méconnu. Avant que toutes les audiences ne se soient constituées, il reconnaît la grandeur à même l’exigeante discrétion de certains de ces artistes mangeurs de pain noir qu’il appelle les « poètes maudits » et dont tous les noms survivront au temps.
Cet homme dont la richesse intérieure sait unir la dérision, le baroque, la rigueur, la musique, la pensée, le classicisme, a fait de sa page une constante avant-garde qui n’est autre que celle de l’authenticité au travail. Verlaine, pas moins que Rimbaud mais « parallèlement », en un pèlerinage autre, en un chemin auquel est consubstantiel le recueillement, entend toujours mieux en soi la voix de l’Essentiel dont il constate la sublime autant que miséricordieuse Différence.
Le Dieu confessé à qui Verlaine, en dépit des quotidiens accidents de son aventureuse et douloureuse existence, n’oubliera plus d’être fidèle, est un Dieu aimant et aimé. Le catholicisme de Verlaine est une religion révélée tout en nuances et beautés, la religion d’un homme à qui les épreuves montrèrent, mystérieux et pénétrant, le Cœur de l’Absolu. La douceur du divin Cœur se reflète analogiquement dans les accents de la langue que sut recevoir et prononcer l’âme de Verlaine, poétique, quintessente et blessée. »

Maxence Caron

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Activités éditoriales : quelques éditions d’ouvrages parmi d’autres, parfois précédés d’un avant-propos ou d’une préface

– Saint Augustin, Discours sur les Psaumes, deux volumes, Editions du Cerf, 2007.

– Ravaisson, Essai sur la Métaphysique d’Aristote, Editions du Cerf, 2007.

– Ernest Delahaye, Rimbaud – L’artiste et l’être moral, Editions du Cerf, 2007.

– Jean-François Marquet, Leçons sur la Phénoménologie de l’esprit de Hegel, Ellipses, 2004.

– Jean-François Marquet, Philosophies du secret, Editions du Cerf, 2007.

– Chantal Delsol, Qu’est-ce que l’homme ? – Cours familier d’anthropologie, Editions du Cerf, 2008.

– Guillaume de Tanoüarn, Cajétan – Le personnalisme intégral, Editions du Cerf, 2009.

– Jean-François Marquet, Exercices, Editions du Cerf, 2010.

– Jean-Louis Chrétien, Reconnaissances philosophiques, Editions du Cerf, 2010.

– Rémi Brague, réédition de Aristote et la question du monde, Editions du Cerf, 2009.

– Jean-François Marquet, réédition de Liberté et existence – Etude sur la formation de la philosophie de Schelling, Editions du Cerf, 2006.

– Jean-François Marquet, réédition augmentée de Miroirs de l’identité – La littérature hantée par la philosophie, avec une préface de Marc Fumaroli, Editions du Cerf, 2009.