Maxence Caron : portraits
Maxence Caron par Sofía Rodríguez Castro
© Sofía Rodríguez Castro
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« Calfeutré dans son intérieur sous l’assaut de migraines d’une violence inexorable, Maxence Caron a appris à vivre en la compagnie des livres, de la musique et de sa pensée. Comme bien des enfants prodiges, il aura très tôt compris que ses dons seraient assortis de quelques malédictions : l’oreille absolue, une aisance mozartienne au piano, une agrégation de philosophie à vingt-deux ans, une thèse de doctorat récompensée par l’Académie Française (Heidegger — pensée de l’être et origine de la subjectivité), une collection de prix au Conservatoire National de Musique et la conception, à moins de trente ans, d’un système de philosophie entièrement nouveau (La Vérité captive — De la philosophie), lui ont valu une pluie d’éloges et quelques jalousies. C’est sans regret qu’il a choisi la liberté pour se consacrer à l’écriture, loin des sentiers battus, renonçant à la carrière académique qui lui tendait les bras.
Après avoir fondé aux éditions du Cerf la collection des « Cahiers d’Histoire de la Philosophie », où sont magistralement commentées les œuvres de Simone Weil, Kant ou Montaigne, il a poursuivi son cheminement philosophique et littéraire en se tournant vers la poésie (Le Chant du veilleur — Poëme symphonique) et la musique (Pages — Le Sens, la musique et les mots). Grand admirateur de Tzara et Claudel, interprète remarquable de Bach et Beethoven, penseur rigoureux de Lacan et saint Augustin, catholique inclassable et méditatif au tempérament de feu, Maxence Caron se dérobe à toutes les écoles de pensée et a d’ores et déjà marqué son époque d’une empreinte si singulière qu’elle ne laisse aucun lecteur indifférent : sa culture, son amour de la langue française, son goût du jeu et de la provocation, son style à la fois baroque et cinglant font de cet écrivain de trente-cinq ans l’une des figures montantes de l’avant-garde littéraire. »
Claire Debru
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Sur Maxence Caron en général ou sur L’Insolent en particulier :
« Maxence Caron est un esprit virtuose, une âme rare et un cœur tendre. L’insolent, ce n’est pas lui. Lui est l’intelligence hors-norme qui a écrit L’Insolent. Lisez-le sans tarder. »
Stéphane Zagdanski
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« Maxence Caron n’a peur de rien, ne doute de rien, il suit son chemin de lumière comme si les ténèbres n’avaient pas de prise sur lui. Il a écrit un livre qui dévoile quand et comment il a pris ce chemin où il nous conduit dans son sillage. »
Marc Fumaroli, de l’Académie française
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« Virtuose et musical, Maxence Caron ouvre des angles nouveaux et remarquables. »
Philippe Sollers
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« Philosophe, poète, essayiste (même s’il récuse ce terme un peu hypocrite), promoteur d’une nouvelle pensée fondée sur la transcendance absolue de l’altérité divine, Maxence Caron n’a cessé de défendre le droit imprescriptible de l’Esprit dans un monde toujours plus déserté, et cela dans une parole qui récapitule et ranime toutes les ressources de la langue française. Je considère Maxence Caron comme une des personnalités les plus attachantes de ce début de siècle. »
Jean-François Marquet
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« Sur l’échelle harmonique de saint Augustin, Chateaubriand, Flaubert, Schubert, entre la vitupération et l’élégiaque, Maxence Caron remet à sa place la misanthropie d’Alceste. »
Guy Dupré
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« Picasso seul, lorsqu’il découvrit – en 1907 – le Musée du Trocadéro, ressentit le caractère magique de ce qu’on n’appelait pas encore des fétiches. Et Malraux, qui relate cette scène primitive, affirme que vers l’immémorial le plus sinistre fétiche est un intercesseur. Il nous mène vers la part brumeuse du monde, à travers la nôtre. Comme le mythe, il capte le mystère, non en l’élucidant, mais en l’interrogeant. L’œuvre de Maxence Caron est proche des fétiches, car – qu’on ne s’y trompe pas – si c’est vers la Lumière qu’elle entend nous mener, toute origine est obscure et c’est l’homme lui-même qui est ici interrogé, avec une virulence qui rappelle celle des fétiches et des dernières toiles de Picasso. Le lecteur inconnu qui ouvrira L’Insolent, cette lettre-roman monstrueuse et magnifique, pourrait bien se retrouver en présence d’un objet magique qu’il sera incapable de quitter. »
Jean-Pierre Zarader
