Skip to content
Mar 2017

« Les Ecrivains de l’Absolu », un article de Maxence Caron dans le Service Littéraire

par admin

On peut lire l’article de Maxence Caron, Les Ecrivains de l’Absolu, dans le 104e numéro du Service Littéraire.

03_une_104

Cliquer pour agrandir

Feb 2017

La grande admiration de Napoléon pour Bossuet

par admin

napoleon

« Bossuet est la plus grande parole de l’univers chrétien et le meilleur conseiller des princes. Ce que j’ai appris de lui depuis mes difficultés avec Rome me le fait encore plus grand. Je l’avais cru d’abord un poète, un Homère biblique. On nous instruisait très mal à Brienne : j’avais quinze ans ; on ne me mettait dans les mains que d’insipides extraits de Domairon.

« Des extraits ! méthode pitoyable ! La jeunesse a du temps pour lire longuement et de l’imagination pour saisir toutes les grandes choses. Plus tard, je réparai cette lacune en lisant prodigieusement, mais avec peu de choix, au hasard d’une bibliothèque de garnison. Le grand côté de l’histoire ne m’apparaissait pas. À Valence, mon âme dormait encore ; et ce que j’écrivais, car j’écrivais beaucoup, était faible et pâle.

« Le jour où par bonheur je rencontrai Bossuet, où je lus, dans son Discours sur l’histoire universelle, la suite des empires et ce qu’il dit magnifiquement des conquêtes d’Alexandre, et ce qu’il dit de César qui, victorieux à Pharsale, parut en un moment par tout l’univers, il me sembla que le voile du temple se déchirait du haut en bas et que je voyais les dieux marcher. Depuis lors, cette vision ne m’a plus quitté, en Italie, en Égypte, en Syrie, en Allemagne, dans mes journées les plus historiques ; et les pensées de cet homme me revenaient plus éclatantes à l’esprit, à mesure que ma destinée grandissait devant moi. Mais en même temps, et c’est ce que je sens bien aujourd’hui comme le côté pratique du génie fondé sur le bon sens, voyez comme ce pieux évêque, si digne d’être cardinal et qui ne le fut pas, si grand défenseur de l’église contre les dissidents et les incrédules, s’est montré le champion fidèle de la royauté devant l’église. Tout ce que je lis de lui, tout ce que m’en ont dit le bon évêque de Casal et l’évêque de Nantes, me remplissent d’admiration. Si cet homme existait, il serait depuis longtemps archevêque de Paris, et le pape, ce qui vaudrait mieux pour tout le monde, serait encore au Vatican ; car il n’y aurait pas alors dans le monde de chaire pontificale plus élevée que celle de Notre-Dame, et Paris ne pourrait avoir peur de Rome.

« Avec un tel président, je tiendrais un concile de Nicée dans les Gaules. »

Napoléon

On peut lire ce texte dans le volume Bossuet, Élévations sur les mystères, Méditations et autres textes, 1760 p., qui vient de paraître dans la collection « Bouquins » chez R. Laffont.

Feb 2017

Parution de « Chapitres », un grand ouvrage de Jean-François Marquet

par admin

« Avant de quitter cet ouvrage, le dernier, sans doute, que nous proposerons au public, nous voudrions aussi remercier les lecteurs et les auditeurs qui, depuis plus d’un demi-siècle, ont bien voulu nous conserver leur attention et dont certains sont devenus des amis. Peut-être auront-ils remarqué, à travers tous ces textes, une orientation, d’abord tâtonnante, puis de plus en plus consciente vers une étoile unique que nous appelons Singularité. A défaut d’autre mérite, cette aimantation donne à notre humble vie un axe et une certaine cohérence. Et nunc dimittis servum tuum, Domine. »

Jean-François Marquet

3294

Chapitres, Belles Lettres, 472 p.

« Jean-François Marquet est l’auteur d’une œuvre inclassable, aussi érudite qu’élégante, aussi puissante qu’inexplicablement claire, dont le propos aristocratique et rare fait résonner, à l’époque même des spécialistes exorables et patauds, le timbre d’une voix d’exception. Chapitres est le dernier livre et le testament d’un pèlerinage pensant commencé il y a près de soixante ans. En l’origine latine de son étymologie le « chapitre », qui se dit capitulum, désigne la tête, et plus précisément l’homme de tête ou l’individualité, autrement dit la singularité, thème majeur de la pensée de Marquet, mais le capitulum, et cette signification est ici indissociable de la précédente, dit également le chapiteau dans la langue des architectes, et le capitulum désigne la tête ornée sur quoi repose la partie supérieure de l’édifice. Dans les trente-deux chapitres que réunit le somptueux jeu d’écho dont est constituée l’architecture de ce livre, Jean-François Marquet récapitule ainsi en un ultime ouvrage les singularités capitulaires dont les figures accompagnèrent sa méditation ininterrompue: de Pascal à Schelling, de Schopenhauer à Heidegger, de Dante à Bergson, de la thématique trinitaire à celle de la fin de la philosophie, ces récapitulations soutiennent au-dessus d’elles-mêmes le dôme d’une Histoire posée sur le pensif chapiteau des siècles.

Le caractère imperturbable et souverain du regard et de la pensée de Jean-François Marquet, la limpidité de son langage cependant au constant contact de l’exigence verbale des réalités les plus fondamentales, font de chacune de ses pages un chemin vers l’essentiel dans la grâce des phrases les plus pures et des références les plus heureuses – où l’on voit la complexité d’une phrase de Hegel soudainement éclairée par un alexandrin de Verlaine. L’œuvre de Jean-François Marquet cultive la singularité: décalage et paradoxe, elle se détache par nature de l’institution au milieu de laquelle elle est née ainsi que de tous ces codes dont ne cesse de se jouer la sereine marginalité d’un auteur inclassable. Refusant la stérilité des morcelantes cloisons entre la littérature, la théosophie, l’art et la philosophie, il a créé une lumière dont la teneur permet un éclairage ouvrant l’histoire en chacune, singulière, de ses hautes figures. C’est en effet la rougeoyante lumière du couchant, cette lueur testamentaire que comporte encore le jour, qui éclaire le plus vivement un paysage: et c’est ainsi la lumière du crépuscule qui éclaire chacun de ces Chapitres dont ici se tisse un destin qui fut le nôtre. »

Maxence Caron

*

Table des matières

I. SCHELLING ET LES MÉTAMORPHOSES DE L’HISTOIRE
II. FRIEDRICH WILHELM JOSEPH VON SCHELLING
III. CORPS ET SUBJECTIVITÉ CHEZ CLAUDE BRUAIRE
IV. PASCAL ET LEQUIER OU L’ENJEU DES JEUX DE DIEU
V. RAVAISSON ET LES DEUX PÔLES DE L’IDENTITÉ
VI. LA MORALE DE LA MÉTAPHYSIQUE
VII. LA PHILOSOPHIE DE SCHELLING
VIII. GILBERT SIMONDON ET LA PENSÉE DE L’INDIVIDUATION
IX. SUBJECTIVITÉ ET ABSOLU DANS LES PREMIERS ÉCRITS DE SCHELLING (1794-1801)
X. MAINE DE BIRAN ET SES CONVERSIONS
XI. SCHELLING. DU PROCESSUS NATUREL AU PROCESSUS MYTHOLOGIQUE
XII. L’INDIVIDU CHEZ NIETZSCHE : DÉCADENCE ET RÉCAPITULATION
XIII. DANTE DANS L’IDÉALISME ALLEMAND
XIV. SCHELLING ET LE DÉNOUEMENT DE LA PHILOSOPHIE
XV. DURÉE BERGSONIENNE ET TEMPORALITÉ
XVI. HENRY CORBIN ET LA « SCIENCE DE L’UNIQUE »
XVII. « UNE ÉTRANGE SORTE D’HUMANISME » (HEIDEGGER)
XVIII. LES FIGURES DU CONFLIT DANS LA PHÉNOMÉNOLOGIE DE L’ESPRIT DE HEGEL
XIX. QUINZE REGARDS SUR LA MÉTAPHYSIQUE DANS LE DESTIN DE L’HISTOIRE DE L’ÊTRE
XX. L’ÊTRE ET LE DIEU. NOTES SUR QUELQUES POINTS DE LA SEYNSGESCHICHTE DE HEIDEGGER
XXI. ABSOLU ET SAVOIR DE L’ABSOLU DANS LA DERNIÈRE PHILOSOPHIE DE FICHTE
XXII. SCHOPENHAUER ET LE PRINCIPE DE RAISON
XXIII. BERGSON, L’AXE ET LE CERCLE
XXIV. HEGEL ET LE SYLLOGISME DE L’HISTOIRE
XXV. LE MYSTÈRE DE LA TRINITÉ DANS L’IDÉALISME ALLEMAND
XXVI. LIBERTÉ ET COMMENCEMENT
XXVII. KANT ET L’OBJET DE LA MÉTAPHYSIQUE AVANT LA CRITIQUE DE LA RAISON PURE
XXVIII. LA MÉTAPHYSIQUE AU SINGULIER
XXIX. SCHELLING EN 1809 : LA FREIHEITSSCHRIFT ET L’INFLUENCE DE FRANZ VON BAADER
XXX. L’ARTICULATION DES PERSONNES DANS LA PENSÉE DE FRANZ ROSENZWEIG
XXXI. BERGSON ET LA MORALE DU « BON SENS »
XXXII. Y A-T-IL UN FIL DIRECTEUR DE L’HISTOIRE DE LA PHILOSOPHIE MODERNE ?

Jan 2017

Parution des Oeuvres de Bossuet chez « Bouquins »

par admin

Première édition majeure de Bossuet depuis plus de 80 ans, un fort volume de ses Œuvres est désormais paru dans la collection « Bouquins ». Il inclut de nombreuses oeuvres capitales dont la plupart sont introuvables, notamment les Elévations sur les Mystères, le Carême de Saint-Germain, l’Exposition de la doctrine catholique, les Lettres à Louis XIV, les Sentences pour Mgr le Dauphin, les Méditations sur l’Evangile, et, encore plus rares, les Poésies que Bossuet écrivait pour lui-même.

Publié sous la direction de Maxence Caron, ce volume de 1750 pages est présenté, annoté et préfacé par Renaud Silly o.p.

9782221145005

Présentation de l’éditeur :

« Ses contemporains virent en Bossuet (1627-1704) une figure tout droit sortie des temps héroïques de l’Église, capable de conjuguer action politique, direction spirituelle, développement de la pensée et culture des arts et lettres. Si le XVIIIe siècle put se sentir écrasé par son autorité et sa stature tant morale que spirituelle, le XIXe puisa chez lui une certaine idée de la grandeur française, dont il demeure une des incarnations les plus emblématiques.
Ce volume rassemble des oeuvres majeures, indisponibles depuis le XIXe siècle, de celui qui fut non seulement un grand écrivain, mais aussi un homme de grande influence auprès du pouvoir monarchique. Les Élévations sur les mystères et les Méditations sur l’Évangile manifestent une sensibilité frémissante. Dans ce commentaire de la Bible qui sollicite à chaque page le coeur et l’intelligence, l’érudition est d’autant mieux présente qu’elle reste imperceptible, entièrement coulée dans la maturité d’un vieil homme au sommet de son art.
Le Carême de Saint-Germain témoigne du génie oratoire de Bossuet à travers un cycle complet de sermons prononcés devant la cour de Louis XIV. L’éloquence sacrée y revêt une signification politique évidente. Le souci de rappeler aux rois leurs devoirs se lit encore dans les Lettres à Louis XIV et les Sentences pour Mgr le Dauphin, destinées à Monseigneur dont Bossuet était le précepteur.
L’Exposition de la doctrine catholique illustre la manière originale dont il s’adressa aux protestants, précurseur en cela d’un dialogue religieux fondé sur la connaissance mutuelle. Enfin, les Poésies, composées à la fin de sa vie, laissent apparaître un Bossuet intime, très différent de l’éclat coutumier de sa phrase et de ses concepts. »

Renaud Silly est dominicain et chercheur à l’Ecole biblique et archéologique de Jérusalem.

Dec 2016

« Ovide et l’art de la guerre » : un article de Maxence Caron dans le « Service Littéraire » de décembre 2016

par admin

img_0664

Cliquer pour agrandir

Dec 2016

Très bel article de Philippe Barthelet sur les « Ecarts » du Prince de Ligne

par admin

Article de Philippe Barthelet dans Valeurs actuelles du 1/12/2016 :

 

charles-joseph_de_ligne

Cliquer sur l’image pour ouvrir l’article

Nov 2016

« Ma tête en liberté » sur France Culture : la chronique de François Angelier

par admin

1227810
Charles-Joseph prince de Ligne

 

 

Voir sur le site de France Culture

Nov 2016

« Les Classiques favoris »

par admin

classiques-favoris

 

lesbelleslettres.com