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déc 2011

Maxence Caron invité pour parler de Philippe Muray au Journal des Arts d’Aude de Kerros

par admin

 

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Maxence Caron parle de Muray au Journal des Arts d’Aude de Kerros, fin 2011

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déc 2011

Paul Claudel, quelques jours avant sa mort, parle de « L’Annonce faite à Marie », jouée à la Comédie Française. L’un des derniers entretiens filmés

par admin


(Le son n’apparaît qu’à la 20è seconde)

déc 2011

Grand entretien de Maxence Caron avec ActuPhilosophia sur Philippe Muray

par admin

 

Les Grands entretiens : Maxence Caron sur Philippe Muray

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Voir les Grands entretiens (décembre 2011) sur le site Actu Philosophia

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« Depuis sa mort en 2006 et la lecture publique de certains de ses textes au Théâtre de l’Atelier par Fabrice Luchini ces deux dernières années, la réputation de l’essayiste et philosophe Philippe Muray s’est considérablement accrue. Maxence Caron lui consacre en cette rentrée un essai original (Philippe Muray, la femme et Dieu, Artège), ainsi qu’un collectif qu’il a dirigé aux Éditions du Cerf dans sa collection « Les Cahiers d’Histoire de la Philosophie ». Cette somme rassemble une quarantaine de contributeurs parmi lesquels Muray lui-même, à travers des extraits du Journal encore inédit qu’il tint pendant trois décennies. Il s’agit, à travers ces deux initiatives éditoriales, de prendre Muray au sérieux et de prendre la mesure de son œuvre qui s’est désormais imposée et, selon Maxence Caron, qui demeurera. C’est là pour l’auteur de Philippe Muray, la femme et Dieu un fait ne relevant pas de l’enthousiasme naïf mais de l’analyse stricte. »

Actu Philosophia – Vous êtes philosophe, vous êtes écrivain, vous avez une œuvre personnelle, vous avez une pensée propre, que vous exposez notamment dans votre ouvrage La Vérité captive, sur lequel je vous avais interrogé ici même il y a deux ans. Vous êtes également poète, et romancier, avec un style caractéristique qui, au même titre que votre pensée, fait la cohérence de cette œuvre que nous voyons s’enrichir. J’ai donc envie de vous demander : dès lors que vous n’êtes pas simplement un commentateur, un interprète ou un simple exégète, quelle est en tant qu’artiste et philosophe vous-même votre relation à l’œuvre de Muray ?

Maxence Caron La relation que j’entretiens avec l’œuvre de Muray est celle qu’organise d’elle-même la pensée – notamment telle qu’elle s’est établie il y a six ans lorsque j’écrivis cet ouvrage qui parut quatre ans plus tard en 2009, La Vérité captive. Je ne suis pas là pour encenser Muray ou pour le critiquer : je pense son symptôme, qui est celui, tout neuf, et (comme le dit le sous-titre de l’un des deux ouvrages qui vous intéressent ici) d’une « modernité réactionnaire ». La « réaction » que Muray porte en lui n’est pas celle d’un « réactionnaire », elle brouille de nombreuses cartes : il détourne la littérature à des fins positivistes et en vue de la rendre uniquement critique, ce qui rend toujours plus absurdes les thèses de ceux qui clamoreusement l’enferment dans l’imagerie d’un « littéraire », pour la raison pauvrement subjective qu’eux-mêmes sont incapables d’être un peu plus que des spécialistes et de s’approprier avec patience le philosophant palimpseste à l’œuvre chez Muray – sans même parler du « palimpseste » qui m’intéresse et qui se situe au-dessus ou en sous-œuvre de Muray.

Après avoir fait de la littérature une obsession antipoétique livrée à l’acidité d’un esprit critique qui voudrait être baroque mais plonge sa plume dans la modernité, Muray redéfinit le roman et produit dans ce domaine des œuvres dont personne ne reconnaît l’inédite et remodelante portée. On répète à satiété le slogan : « Muray pamphlétaire de génie, romancier raté »… C’est ne pas voir. Dans le meilleur des cas les amis de son œuvre admettent son activité de romancier comme une dévorante tentative échouée, puis se font de la littérature une idée (le monde est plein de gens qui se font des idées)… Au contraire, ces romans sont le résultat de sa recherche la plus secrète et la plus obsessionnelle, la plus secrètement aboutie et la plus ouvertement difficile, le résultat confidentiel de sa pensée la plus totale, le résultat d’une pensée profonde à son auteur, d’une pensée qui avance à pas de colombe et anéantit en l’occurrence de cet œuvre si cohérent toute forme de dualisme entre philosophie et littérature : cette doctrine est la première philosophie dont la conclusion entend déboucher sur la chronique raisonnée du monde au point d’en faire un roman, et sur le roman au point d’en faire une peinture de ce que Muray définit comme « l’après-histoire ». Je ne sache pas qu’aucun romancier de notre époque soit parvenu à penser la littérature avec le recul spéculatif qui, en fin de compte, parvienne à lui restituer un tel relief Lire la suite…

déc 2011

Arthur Rubinstein raconte sa rencontre avec Paul Claudel

par admin

Le grand Arthur Rubinstein raconte à ses amis Georges Auric et Jacques Fevrier sa rencontre avec Darius Milhaud et Paul Claudel pendant la guerre, à Rio de Janeiro, où Claudel était ministre plénipotentiaire.

déc 2011

Le discours de réception de Chateaubriand à l’Académie française

par admin

Chateaubriand, Discours de réception à l’Académie française (1811)

déc 2011

André Breton : les entretiens avec André Parinaud en juin 1950

par admin
http://www.dailymotion.com/video/x9t5zl

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nov 2011

Une belle lecture du « Muray » de Maxence Caron, par Romain Debluë, étudiant de 19 ans

par admin

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Après le long, le besogneux, le très ennuyeux ouvrage du très normal normalien Alexandre de Vitry (L’Invention de Philippe Muray), voici que paraît, aux éditions Artège, un petit livre de 155 pages à peine, qui emprunte peut-être son titre à une étude de P. Emmanuel consacrée à la métaphysique et la religion de Baudelaire (Baudelaire, la femme et Dieu, réédité sous ce titre en 1982 au Seuil). Ce « petit livre » est, tout simplement, à mon sens, le premier texte véritablement intelligent et lucide qui ait été écrit sur l’œuvre et la personne de Philippe Muray. Comme l’auteur lui-même le dit, avant cet opus, « aucun ouvrage n’existait à cette fin de dire le sens et la subtilité de cet incontournable massif littéraire. » Ce « petit livre » rend aux lecteurs désireux de saisir de la pensée murayenne autre chose que sa très estimable pruine humoristique un immense service intellectuel. Ce « petit livre » est essentiel à qui veut tâcher de modestement entendre quelque chose à la philosophie de Philippe Muray. Ce « petit livre » est donc, comme de juste, signé Maxence Caron, jamais très loin de nous lorsqu’il s’agit d’aller à l’Essentiel.

Que nous propose donc ici Maxence Caron de si neuf et de si précieux ? Tout simplement la première étude de l’œuvre de Muray, c’est-à-dire le premier texte qui ne soit pas réductible à une flasque congruence d’imberbes louanges ou au contraire à un criard déferlement de ressentiment léthifère comme ceux dans l’art desquels excelle quelque mort-Viviant des Inrocks qui n’a mieux à faire de son insondable absence de talent que de l’étaler en frileuses invectives à longueur d’émission radiophonique sur la dépouille encore tiède de Philippe Muray qui ne pourra malheureusement plus jamais botter le cul de pareil dindon déplumé. Pour la première fois, et sans doute aussi pour l’ultime (sauf si le sieur Caron prévoit autres brillants ouvrages au même Muray consacrés…), une analyse exhaustive et aiguë de la pensée de Philippe Muray est livrée à l’incontinente inscience d’un public qui, sans doute, s’en souciera comme d’à peu près toutes les autres splendides œuvres du jeune philosophe, lequel a le délicieux culot d’affirmer qu’il n’est pas un « essayiste » mais un « réussiste ». Ici apparaît le premier texte qui rend la pensée de Philippe Muray a elle-même, qui en dévoile ses contradictions, ses limites, ses impasses, bref, qui en fait un objet problématisable, geste que n’aurait pu qu’approuver Muray, lui si allergique à tous ces allants-de-soi qui ne « font plus débat », pour reprendre ses propres termes. L’ouvrage de Maxence Caron, s’il était lu, ferait déjà débat, quand l’œuvre du malheureux Muray, elle, ne fait qu’ébats intellectoires juteusement stériles. Mais comme il ne le sera sans doute jamais vraiment, il n’a non plus de souci à se faire de ce côté-là. Et c’est sans doute cette étrange disposition du public contemporain, dont le goût est tellement nébuleux qu’il préfère attendre avec impatience le prochain roman de Houellebecq plutôt que le prochain chef-d’œuvre de Maxence Caron, c’est cette frigide prédisposition à l’insanité mentale, donc, qui rend ce livre intéressant en tant qu’il est rédigé par un inlu écrivant sur un surlu. C’est-à-dire, en fait, par un inlu parlant d’un inlu, puisque l’écrasante majorité des surlus sont des inlus. Deux auteurs, donc, que la méphistophélique valetaille universitairo-intellectuello-flétrie jamais ne lira, donc jamais ne comprendra, puisque tout texte véritablement lu est texte compris. « J’ai écrit ce livre pour qu’à Muray, d’ores et déjà, fût donné d’apparaître à la place de son instructive idiosyncrasie spéculative et littéraire, sans attendre que les ouvriers de la philosophie et autres rantanplans universitaires daignent s’apercevoir, entre deux ineptes colloques, qu’il y a là une affaire plus importante que leurs préoccupations de papyrologues impuissants. »

Quelle est donc cette « affaire plus importante » dont Maxence Caron va s’employer avec le talent habituel qui est le sien, à déployer sous nos yeux les linéaments complexes ? Rien moins que cela : la révélation de Muray comme figure d’un homme « d’outre-modernité », selon un mot de Caron, c’est-à-dire comme l’incarnation la plus subtile, la plus invraisemblable, la plus géniale aussi, de cette époque – et plus que cette époque, de cette nouvelle humanité – dont il aura passé sa vie à décrire et dénoncer méticuleusement les affres crétinoïdes et burlesques. Ici s’insurge tout bon lecteur de Muray. Comment, lui, grand pourfendeur des festivus de notre temps ne serait qu’un « outremoderne » qui s’ignore, plus raffiné, plus lucide et en un mot plus génial que ses contemporains ? Absurde, à première vue, mais c’est pourtant cette thèse fulgurante que Maxence Caron démontre en prenant pour point de départ « l’insu » de la pensée murayenne Lire la suite…

nov 2011

Entretien filmé avec Paul Claudel six mois avant sa mort

par admin