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nov 2011

Proust par ceux qui l’ont connu : 1h30 de témoignages

par admin
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nov 2011

« Philippe Muray, la femme et Dieu » : la lecture de Juan Asensio

par admin

Voir le blog de Juan Asensio

«Spécifiquement religieux ou tout simplement utilisant la ruse de l’oraison qu’est le sacré aux milliers de visages, le Verbe ne peut en finir d’épuiser sa cargaison de signes incompréhensibles pour qui refuse de braquer son regard sur un horizon bruissant de révélations.»
Juan Asensio, Il n’y a que la mauvaise presse qui sauve ou Philippe Muray ressuscité, Stalker, note du 13 octobre 2010.

En quelques lignes seulement, d’une rude et réconfortante crânerie (dont nous avons l’explication page 131, elle-même d’une rude mais cette fois-ci intimidante crânerie), on mesure l’abîme qui sépare de ce petit livre parfois trop mécaniquement surécrit (1) et très vite répétitif, le pesant et informe ouvrage d’Alexandre de Vitry, L’invention de Philippe Muray, qui tourne durant des pages autour d’une banalité (Philippe Muray est ou serait un écrivain) comme un moustique autour d’un Himalaya pour n’accoucher que d’une larve hyper-moderne, transgénique, donc transparente.
Deux livres sur le même auteur et qui, tous deux, affirment que Muray est, d’abord, un grand écrivain (un romancier, plus précisément, pour Maxence Caron). Deux livres, en attendant de pouvoir lire le troisième, toujours sur Muray, un ouvrage collectif dirigé par ce même Caron et publié par le Cerf. D’un côté, un silex taillé par Caron, à l’évidence quelque prototype survitaminé d’homo sapiens sapiens mais alors maximalement sapiens. De l’autre, un flan démoulé par Vitry, ancien élève de l’École normale supérieure de lettres et sciences humaines et agrégé de lettres modernes, nous dit la réclame qui ne se trompe jamais mais qui oublie qu’il ne suffit pas de posséder une besace de diplômes universitaires pour parvenir à gravir la dure pente qui peut faire de vous, sinon un grimpeur d’expérience, du moins un écrivain, même minuscule, un de ceux qui est encore capable d’écrire un essai.
Maxence Caron, et il a bien raison ma foi de défendre avec panache ce qu’il pense de son entreprise stratosphérique, ne tourne autour de rien, lui, et fonce ou fond comme un aigle sur ce qu’il importe, à propos de l’œuvre de Muray, de voir et surtout penser : «Le présent essai n’a d’essai que le nom, car il n’essaie pas, il réussit. Et d’ailleurs, l’auteur de ses lignes n’est pas un «essayiste» mais un réussiste. Merci pour lui. Comme dit l’autre, qui pense en cubes, je reprends la formule et je la guide, qui pense au cube : je ne cherche pas, je trouve» (p. 14).
Qu’a donc réussi Maxence Caron ou plutôt, qu’a-t-il trouvé, à propos de Philippe Muray, qu’il est le seul à avoir vu de sa vue perçante ou, tout du moins, le premier à avoir strictement défini (2) grâce à sa pensée non point cubique mais au cube ? Lire la suite…

nov 2011

Celibidache explique et dirige Bruckner

par admin
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nov 2011

Parution du grand collectif sur Philippe Muray : 39 contributeurs et des extraits du ‘Journal inédit’ de Muray

par admin

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Aux Editions du Cerf sous la direction de Maxence Caron (codirection : Jacques de Guillebon). Collection des « Cahiers d’Histoire de la Philosophie », fondée et dirigée par Maxence Caron.  Date de parution : 2011. 720 pages.

Pour se procurer l’ouvrage, cliquer ici.

Contributeurs :

FRANÇOIS-XAVIER AJAVON, JEAN-BAPTISTE AMADIEU, HENRI BEAUSOLEIL, PHILIPPE BERTHIER, ALAIN BESANÇON, JÉRÔME BESNARD, MAXENCE CARON, PIERRE CHALMIN, PAUL-ÉTIENNE CHAVELET, JEAN CLAIR, MEHDI CLÉMENT, MARIELLE CONFORTI, JÉRÔME COUILLEROT, PAUL-MARIE COÛTEAUX, CHANTAL DELSOL, MICHEL DESGRANGES, JACQUES DEWITTE, BENOÎT DUTEURTRE, JULIE FAURE, JACQUES DE GUILLEBON, ARNAUD GUYOT-JEANNIN, TANCRÈDE JOSSERAN, AUDE DE KERROS, YVES-ÉDOUARD LE BOS, FABRICE LUCHINI, BRUNO MAILLÉ, HENRI DE MONVALLIER, FRÉDÉRIC MORGAN, CYRIL DE PINS, LAKIS PROGUIDIS, HENRI QUANTIN, BERNARD QUIRINY, PHILIPPE RAYNAUD, JEAN RENAUD, ERWAN SALIOT, PIERRE-ANDRÉ TAGUIEFF, FRANÇOIS TAILLANDIER, GUILLAUME DE TANOÜARN, ALEXANDRE DE VITRY, ÉRIC ZEMMOUR

Et plusieurs extraits du Journal inédit de PHILIPPE MURAY

TABLE DES MATIÈRES

 

Bibliographie des œuvres de Philippe Muray

AVANT-PROPOS de Maxence Caron

-

TEXTE INÉDIT DE PHILIPPE MURAY, Adresse au petit homme

 

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nov 2011

« Le ‘Philippe Muray’ de Maxence Caron », lu par Chantal Delsol

par admin

L’ouvrage de Maxence Caron a le grand mérite de marier l’admiration et la critique lucide. Le problème de Philippe Muray est qu’il suscite tantôt des hagiographies et tantôt des injures, pour cette raison qu’il est un auteur excessif, et exprime son talent dans cet excès même. On attend précisément que ses interprètes tentent de démêler, non d’accentuer.

Chantal Delsol

Maxence Caron voit Muray comme un romancier. Romancier de lui-même, alors. Car finalement, dans le tableau désespéré que Muray tisse de notre époque, on en apprend davantage sur Muray que sur l’époque. L’œuvre est tout entière tissée d’indignation, et c’est cette colère qui nous intéresse, plus que son objet. D’abord parce qu’aucune entité, société, idée, n’a jamais été mise en cause sérieusement par la seule colère, qui est impuissante parce qu’instinctive et désarmée. Et puis parce que l’indignation, dont Muray se nourrit tout entier, n’est pas une nourriture. On n’en vit pas. On en pleure et on en crève. Il y a donc là un cas littéraire séduisant.

 Muray fait partie de ces gens qui entretiennent un mépris abyssal devant la crétinerie de leur époque. Il faut avoir pour cela une haute idée de soi-même. Ce dont il ne manque pas, et Maxence Caron pas davantage – lequel doit bien ressembler un peu à son personnage pour le comprendre. J’admire pour ma part ces esprits qui se prêtent un talent jupitérien. La confiance en soi rassure la capacité et d’une certaine manière la suscite. Sans assurance sur soi-même, on n’est jamais qu’un tâcheron. Toujours est-il que Muray, du haut de son empirée, détruit en jetant l’insolence et la morgue et surtout l’humour. Il fait rire, il manie le langage artistiquement, il décèle tous les ridicules qui nous agacent et il les brandit avec talent. On en a connu bien d’autres, de ces exterminateurs. Mais enfin il ne suffit pas de parler du dernier homme pour égaler Nietzsche ; ni de disséquer les lieux communs pour égaler Bloy ; ni de regretter toutes les naissances pour égaler Cioran. Encore une fois, Muray n’est pas un philosophe, mais un romancier de soi-même.

Le livre de Maxence Caron fait plus que disséquer l’humour et la colère. Il va s’accrocher pour ainsi dire au fond de la cuve de vinaigre. Les deux thèmes qu’il choisit, la femme et Dieu – en l’occurrence, ce n’est qu’un seul –, ne sont pas anecdotiques, ce ne sont pas des particularités de l’œuvre, même remarquables. Mais plutôt, son architecture, ou ce qui porte tout l’ensemble. Rien n’est plus judicieux que d’avoir centré ainsi l’œuvre de Muray sur ces deux concepts (car ce sont ici des concepts). Lire la suite…

oct 2011

Parution de « Philippe Muray, la femme et Dieu », l’ouvrage de Maxence Caron, postface de Chantal Delsol (de l’Institut)

par admin

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Pour se procurer l’ouvrage cliquer ici.

Présentation de l’éditeur :

Disparu en 2006 dans l’indifférence, Philippe Muray est aujourd’hui le penseur le plus à la mode. Mais si son humour et son impitoyable analyse de notre société se retrouvent sous les feux des projecteurs, il a sans doute été trop vite rangé dans la catégorie des “nouveaux réactionnaires”. Or, jusqu’ici, en dépit du nombre toujours croissant de ses adulateurs et de ses détracteurs, son œuvre n’a pas fait l’objet d’une étude objective et approfondie.
Avec le brio et l’acuité qui lui sont habituels, Maxence Caron dépasse non seulement les clichés que l’époque plaque sur les thèmes murayens, mais va également au-delà de l’image même que Muray voulait bien donner de soi. En s’attachant à la question de la femme et à celle du divin, à travers les ambiguïtés, les contradictions et les non-dits de l’auteur de Festivus Festivus, c’est le sens profond de toute une œuvre que Maxence Caron met en lumière.

Agrégé de philosophie, Maxence Caron est l’auteur de l’ouvrage qui fait aujourd’hui autorité sur Heidegger, Heidegger : Pensée de l’être et origine de la subjectivité, ainsi que d’un nouveau système de philosophie, La Vérité captive, qui a créé l’événement à sa parution. Directeur des Cahiers d’Histoire de la Philosophie aux Éditions du Cerf où il a entre autres coordonné le premier collectif consacré à Philippe Muray, il est également poète et auteur d’ouvrages littéraires (Pages, Microcéphalopolis, Le Chant du Veilleur). Docteur ès Lettres, lauréat de l’Académie Française, musicien émérite, il a consacré plusieurs textes à la musique, de Bach à Mahler en passant par Beethoven et Liszt.


oct 2011

Jean-Pierre Zarader parle du Robinson de Michel Tournier sur France Culture

par admin

(Le tableau de cours de Jean Pierre Zarader)

sept 2011

Promotions au Cerf pour la rentrée littéraire : certains livres de philosophie de Maxence Caron à -50%, certains Cahiers d’Histoire de la philosophie à -50%

par admin

Jusqu’au 30 novembre 2011 :

Heidegger – Pensée de l’être et origine de la subjectivité, Préface de Jean-François Marquet, 1760 p., 2005, 44 euros :

Voir ici

Être et Identité – Méditation sur la Logique de Hegel et sur son essence, Préface de Bernard Mabille, 370 p., 2006, 19 euros :

Voir ici

– Les Cahiers d’Histoire de la Philosophie « Heidegger », « Hegel » et « Husserl » :

Voir ici

Ici la liste entière des 200 ouvrages en promotion au Cerf.

août 2011

Chateaubriand : « Mémoires d’outre-tombe », texte intégral

par admin

Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe

août 2011

Long entretien avec Julien Gracq en 1959

par admin

juil 2011

Maurice Blondel : jansénisme et anti-jansénisme de Pascal

par admin

 

Maurice Blondel, Jansénisme et anti-jansénisme de Pascal
(Revue de Métaphysique et de Moral, 1923)

juil 2011

Entretiens radiophoniques de Stanley Kubrick

par admin

Stanley Kubrick

juil 2011

A lire : « Céline seul », de Stéphane Zagdanski

par admin

« J’ai désiré en finir une bonne fois avec la bêtise qui englue la question Céline. Bêtise des anticéliniens et bêtise des céliniens, cécité de Sartre et bêtise rebattue de Rebatet, bêtise maximale des antisémites et bêtise râleuse des moralisateurs… On a beaucoup écrit sur l’épineux cas Céline, de très bonnes choses parfois – rarement, qu’on se rassure -, mais il semble que nul n’ait traité la question en adoptant une position fondamentalement littéraire (ni historique, ni universitaire, ni psychanalytique, ni éthique, ni critique), en laissant autrement dit le texte de Céline penser la position spiralée de Céline. Prenant le parti de laisser le génie de Céline éclairer son propre parcours, j’ai découvert que du Voyage jusqu’à Rigodon, en passant par les pamphlets, Céline a su et a dit quel était son rapport à la question juive. Non point contre, mais face à face. Face à la Bible, et surtout face à Proust. Lecteur, la guerre est déclarée, il faut choisir ton camp. Non pas : Céline ou les juifs, mais : Céline, les juifs et la littérature, ou bien le reste du monde. »

Stéphane Zagdanski

juil 2011

Michel Audiard parle de Céline une dizaine d’années après la mort de l’écrivain

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juil 2011

Céline à l’agité du bocal

par admin

Source : ici sur le site archive.org

Céline à l’agité du bocal