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Oct 2016

« Les Classiques favoris » : nouvelle collection dirigée par Maxence Caron aux Belles Lettres

par admin

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Les deux premiers titres de la collection :

– L’Histoire naturelle de Pline l’Ancien, édition bilingue intégrale, traduction de Littré, deux volumes reliés sous coffret, 2150 p.

– Mes Écarts ou Ma tête en liberté, texte intégral des pensées publiées par le Prince de Ligne, un volume relié, 370 p.

Les Classiques favoris

« L’industrie de la culture est née d’avoir adopté pour unique physique, et contre l’imperturbable intemporalité des œuvres, la dynamique mondiale des cadres du tertiaire. Cette industrie du « culturel » a immanquablement créé une industrie du « classique », imposant l’environnement vicié et la zone de sinistre confort au sein desquels, parmi l’habitude de mettre en valeur quelques œuvres, a surtout jailli le réflexe d’oublier la quasi-totalité des autres. Par un global embourgeoisement de librairie l’on tait ainsi une surabondance tout en faisant croire que l’on s’en soucie. Tandis que le monde des livres est devenu pour soi-même non seulement une fin sans finalité mais un énorme surmoi se travaillant à jeter un voile d’étouffante obésité sur l’évidence des grandeurs, il s’agit de faire sortir de ce cercle, à quoi condamne l’incurie de cet artificieux inconscient, tant d’œuvres qui continuent certes leur vie dans le silence, parallèlement au monde des agités, mais dont empêche de jouir cette hypnose culturellement affairée. Les Classiques favoris sont précisément là pour ruiner maints silences inconvenants à coups d’éternité tapageuse.

Dans l’univers si étriqué du « tout-culturel », Les Classiques favoris ont pour ambition l’extraordinaire simplicité de donner à lire ce dont nous avons eu sous les yeux l’autorité géniale sans que nous soit cependant donnée la possibilité de la regarder : ils font découvrir aussi bien l’opulence littéraire d’œuvres dont la fréquentation régulière change le cours d’une existence que ce qui, à l’instar d’un air de Mozart, est ressenti comme étant toujours déjà célèbre lors même qu’on le rencontre pour la première fois. En une époque d’excellence érogène qui patauge dans l’immense et dans l’inouï grâce à ses contemporains écrivants dont à chaque nouveau beaujolais les figures exorables ne craignent pas de venir pavoiser dans le paradigme, en l’ère de l’indiscernable et de la quantité qui fourmille sans jamais exulter, nous restituons la singularité : nous avons suspendu le monde de ceux qui croient qu’un auteur classique est un auteur classé, nous avons donné notre faveur à telle œuvre inépuisable et pourtant épuisée, à telle œuvre disparue ou détruite par des éditions fausses, nous soulignons l’incessante surprise que, classique, porte telle œuvre qui ne cesse de se montrer neuve et dont ne sépare que le préjugé mou ou la hâte en cravate. L’univers classique est d’une vastitude que l’on ne saurait circonscrire, non pas d’abord parce que les exégètes en parlent pendant des heures mais parce que son territoire demeure absurdement inconnu : en publiant tel livre dont, une fois ouvert, l’on se demande comment il a pu demeurer introuvable, cette collection a pour vocation de montrer à chacun combien il est simple, et combien préférable, de voyager longtemps sur la mappemonde étrangement inexplorée du génie. »

Maxence Caron

Oct 2016

Paul Valéry par Maxence Caron, dans le « Service Littéraire »

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Paul Valéry par Maxence Caron, c’est dans le Service Littéraire d’octobre 2016 (numéro 99).

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Sep 2016

« Beckett prophète taciturne 2e Partie », par Maxence Caron, dans « L’Atelier du Roman »

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Publication dans L’Atelier du Roman de la 2e et dernière partie de l’étude que Maxence Caron a consacrée à Beckett : Beckett prophète taciturne.

Argument

« ‘J’ai toujours été à l’affût d’un ailleurs’, écrit Beckett en février 1954. Regarder Beckett à la lumière de la réalité de ses propos récurrents et non du phantasme que la facilité dicte au réflexe idéologue, regarder Beckett à la lumière de la religiosité de l’Ailleurs et du sens renaissant de son dépouillement stylistique, regarder Beckett dans la vérité qu’il accorde à cette ontologie prophétique où s’inscrit le fameux motif de l’attente et qui est l’attente d’une parousie verbale dont la venue bouleversera la littérature, regarder Beckett comme celui qui sait que ses propres textes sont la préparation ascétique d’une ère de gloire verbale dont ses pages propédeutiques sont exclues : voilà qui rend à sa vérité un auteur particulièrement maltraité par la non-pensée unique.

S’identifiant à Isaïe ou saint Paul, Beckett affirme la venue d’une renaissance qu’il ne verra pas mais dont ses textes sont la préparation en un dépouillement navré mais désireux d’ouvrir l’espace. Trop pressé de classer l’auteur de Godot à la rubrique des alliés de leur bêtise chérie, comme si un grand auteur pouvait penser comme eux, les officiels, tous pays confondus, n’ont jamais essayé de penser la paradoxale richesse d’une ascèse au chevet de qui se trouvait le « Dante ». Ils ont voulu absurdement se convaincre qu’il était un écrivain de « l’absurde », autrement dit se donner la mesquine joie de s’en faire une « figure générationnelle ». Ce fut un gâchis de soixante ans, auquel je mets fin dans Beckett prophète taciturne. »

Maxence Caron

Atelier du Roman, n° 87

Note : Beckett prophète taciturne est publié en deux parties dans L’Atelier du Roman que dirige Lakis Proguidis, juin et septembre 2016, Flammarion.

Sep 2016

Gould, Bernstein, Bach, la vidéo du 1er Concerto : le premier mouvement en entier

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Sep 2016

« Le génie du judaïsme », de Maxence Caron dans le « Service Littéraire »

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Dans le numéro 98 du Service Littéraire (septembre 2016), on pourra lire « Le génie du judaïsme », de Maxence Caron, qui médite sur le bel ouvrage du rabbin Mark S. Kinzer : Scrutant son propre mystère Nostra aetate, le peuple juif et l’identité de l’Église.

 

Le Génie du Judaïsme

 

L’élite de la Françonnerie désirait que la Religion vraie ne demeurât point celle de la majorité de son peuple… N’ayant pu changer la Vérité, l’aramon théophobe de cette élite françonne trouva plus commode d’entreprendre l’amélioration de la population. À l’heure où la Françonnerie se réveille toute explosive et gorgée du génie barbaresque, s’étonnant des arithmétiques conséquences d’avoir fait de soi le faubourg d’une Mecque, tous se sont mis à bramer la fin des temps, et non celle de leur sottise malheureusement. En cette atmosphère de bêterie à quoi je ne me s’associe guère, un puissant aspect, inconnu, m’est revenu de l’Apocalypse et dont parle saint Paul en Rm. XI : la réconciliation finale des Juifs et des Chrétiens. Le récent livre constamment erroné où Bernarrache Lévy croit qu’il lui est héréditairement loisible de disserter sur « l’esprit du Judaïsme », n’en parle pas : autant lire les conclusions privées d’un rejeton de cardinal Borgia. Toutefois la traduction vient de paraître de l’œuvre remarquable d’un rabbin américain, Mark Kinzer, dont le travail est mondialement célèbre hormis ici, où l’on se contente de Bernarrache Lévy. Mark Kinzer n’est pas une personnalité syncrétique, c’est tout l’intérêt : il parle dans son orthodoxie. Et c’est depuis la profondeur de celle-ci que sa fidélité même à la pensée juive le conduit à dégager une unité spirituelle native avec l’Église. Une réalité est à l’œuvre qui constitue le destin commun des Juifs et des Chrétiens. Ainsi, dit-il, « si nous qui sommes juifs, nous efforçons de vivre de manière typiquement juive la condition de disciple éclairé par la tradition religieuse juive, nous devenons un signe sacramentel du lien spirituel qui unit l’ecclesia à la judéité de naissance ». Ici s’épanouit la belle thèse de Rosenzweig dont L’Étoile de la rédemption regardait la relation de la Torah et de l’Église comme celle du centre de l’Étoile de David au rayonnement de ses six branches. Et ici parle la prophétie de Paul.

Maxence Caron

 

Mark S. Kinzer, Scrutant son propre mystère, Parole et Silence, 2016, 312 p., 26 €.

Aug 2016

Concert de Menuhin, Kempff et Rostropovitch pour les 25 ans de l’Unesco : le Trio de Beethoven op. 97 à l’Archiduc

par admin

Aug 2016

Rivarol, Chamfort et Vauvenargues lus par Bernard Morlino

par admin

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-L’art de l’insolence : Rivarol, Chamfort, Vauvenargues. Maxence Caron (Bouquins/ Robert Laffont, 1517 p., 34 €)

« Un festival d’aphorismes. Un festin d’intelligence. Cela pétille de partout. Voici trois des plus grands moralistes français de l’Histoire des lettres. On se régale, on en redemande, on lit, on relit, on dévore, on déguste, on raffole de l’ensemble. Un livre à picorer avant de s’endormir et en se réveillant. Un tel ouvrage est le compagnon d’une vie. »

Voir le blog de Bernard Morlino

Jul 2016

Microcéphalopolis : le livre qui voit

par admin

Tandis que tout le monde s’agite et bavarde, un livre persiste à avoir continuellement dix ans d’avance :

9782916727431