Parution du « Traité de Musique » de Maxence Caron : « Portrait de l’Artiste en Glenn Gould »

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Maxence Caron, Portrait de l’Artiste en Glenn Gould – Tractatus de Musica, postface de Romain Debluë, Ed. P.-G. de Roux, 2014.

« Voici « l’art de la fugue » par Maxence Caron, un récit en forme de fugue précisément. Qui fait surgir, de la nuit du monde, les voix les plus intimes et les plus contradictoires, puis les entraîne à parler toutes ensemble sans que jamais la conversation s’interrompe… Et pour cause, n’est pas le mystère d’une présence plus haute qu’elle appelle et interroge à l’infini ? Fort de cet enseignement, tiré de la musique de Bach, Glenn Gould (1932-1982) ne cessa de fuir toute sa vie. Sa fugue la plus célèbre se produisit à trente-deux ans. Quand, au faîte de sa gloire, il décida, en parfait anti-Faust, de claquer la porte des salles de concert pour la solitude de son studio d’enregistrement. Car le bruit des applaudissements l’empêchait désormais de percevoir le souffle créateur traversant l’oeuvre qu’il servait. Face à la technologie, Gould sut aussi être l’anti-apprenti sorcier, le « chasseur spirituel » qui, hostile à toute tentation de clef-en-main et d’illusion de puissance, élevait le cœur et l’âme au secret d’une écoute supérieure. Dans le triptyque poursuivant l’histoire de la fugue, l’on retrouvera, sous le regarde de Glenn Gould tour à tour musicien, compositeur et écrivain, le paradis de Bach, l’enfer de Mozart et le combat héroïque, salvateur, de Beethoven.

Philosophe, musicien, poète, romancier, spécialiste de Bach et pianiste précoce qui fut premier prix de Conservatoire à 14 ans, Maxence Caron est à 37 ans l’auteur d’une vingtaine d’œuvres parmi les plus originales et déroutantes de notre époque. »

Lire l’argumentaire sur le site des Editions Pierre-Guillaume de Roux

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Wagner sur l’interprétation musicale

Richard Wagner am Fluegel / Eichstaedt - Richard Wagner playing piano/ Eichstaedt -

 

« De la vie rythmique d’une oeuvre en général et prise dans son ensemble je n’ai qu’un mot à dire : si les mouvements métronomiques sont seuls à guider le musicien, c’est qu’il comprend fort mal l’esprit de ce qu’il doit interpréter. Chacun ne trouvera jamais le mouvement véritable que si l’intelligence des situations dramatiques et musicales, et le vif sentiment qu’il en aura acquis, lui font découvrir le mouvement comme ce qui se comprend tout seul et sans autre étude. »

Wagner, Sur la représentation de Tannhäuser

Réédition de la Correspondance de Wagner et Liszt sous la direction de Georges Liébert

Couverture Correspondance Wagner-Liszt

Présentation de l’éditeur :

« Publiée pour la première fois en France chez Gallimard, il y a soixante-dix ans, cette correspondance est aujourd’hui présentée dans une nouvelle édition, revue et augmentée.Pourvue d’un appareil critique très riche, comportant de nombreux documents en partie ou tout à fait inédits, elle éclaire l’amitié, parfois orageuse, qui unit Wagner et Liszt, dont l’aide au révolutionnaire proscrit que le premier a été après 1849 se révéla décisive. Elle permet de suivre, entre 1841 et 1882, la genèse des travaux théoriques de Wagner et de ses principaux chefs-d’œuvre, depuis L’Or du Rhin jusqu’à Parsifal, au fil d’une existence particulièrement mouvementée. Enfin, comme l’un et l’autre furent de grands voyageurs, elle constitue une source d’informations précieuses sur la vie musicale de leur temps, en Allemagne et dans la plupart des pays d’Europe, où ils se sont produits comme créateurs et interprètes.Autant dire qu’au moment où, deux ans après le bicentenaire de la naissance de Liszt, on célèbre celui de Wagner, ce livre comblera les wagnériens, les lisztiens, mais aussi tous les mélomanes désireux de mieux connaître une des époques les plus fécondes de l’histoire de la musique occidentale. »

Première parution en 1943
Trad. de l’allemand par J. Lacant et L. Schmidt
Traduction revue et augmentée par Danielle Buschinger.
Nouvelle édition présentée et annotée par Georges Liébert, 1344 pages.

(NB : la dernière édition datait de 1976 et comportait 528 pages. Voir sur le site de l’éditeur quelques informations supplémentaires.)

La Lettre de Wagner sur l’exécution du Tannhäuser à Paris en 1861

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Wagner à Paris en 1861

RICHARD WAGNER

Lettre au sujet de l’exécution du Tannhäuser à Paris

 

 

Paris, 27 mars 1861.

 

 

Je vous ai promis des renseignements circonstanciés sur toute mon affaire du Tannhæuser à Paris ; c’est maintenant le cas de m’acquitter de ma promesse, et je le fais même d’autant plus volontiers, que l’affaire a pris une si franche tournure, et que je peux maintenant la voir de haut, en embrasser tout le détail, et en donner un aperçu de sang-froid, comme si c’était pour moi-même. Pour la bonne intelligence de la chose, il est nécessaire que je touche quelques mots des vrais motifs qui m’ont décidé à aller à Paris plutôt qu’ailleurs. S’il vous plaît donc, je commencerai par là. Continuer à lire « La Lettre de Wagner sur l’exécution du Tannhäuser à Paris en 1861 »