Clint Eastwood par Jean-Pierre Zarader

A paraître le 16 janvier

Précommande sur le site de Klincksieck

Le livre de la nouvelle année… et des suivantes

Actuellement sous presse et prévu pour le début 2026, un ouvrage magistral paraît aux Belles Lettres : l’intégralité des Sermons de Bossuet. Ils étaient introuvables depuis presque un siècle. Ils paraissent dans la collection des « Classiques favoris ».

Le livre fait 2500 pages. Il comprend bien sûr, parmi les centaines de Sermons, les Oraisons funèbres et les Panégyriques. Il comprend également plusieurs textes de Bossuet sur l’art oratoire, dont un inédit. C’est tout l’oeuvre oratoire qui paraît ici en un volume. Car Bossuet n’est pas seulement auteur des 3 ou 4 sermons, toujours les mêmes, édités en poche ou dans « la Pléiade », mais d’un monument d’art oratoire qui a fondé la langue française, à telle enseigne que Littré y puise abondamment les citations de son dictionnaire.

L’édition est dirigée par Maxence Caron et préfacée par le Père dominicain Renaud Silly.
Nous devons déjà à leur binôme le grand coffret de deux volumes contenant les Œuvres historiques, philosophiques et politiques de Bossuet (Les Belles Lettres, 2020), et le volume Bossuet de la collection « Bouquins » contenant notamment les Élévations sur les mystères et les Méditations sur l’Évangile (R. Laffont, 2017).

Pour en savoir plus, consulter les mises à jour de la section « À paraître » sur le site des Belles Lettres, où les détails de l’ouvrage seront prochainement annoncés.

Centenaire de l’Encyclique « Quas primas », sur le Christ-Roi

QUAS PRIMAS

LETTRE ENCYCLIQUE 
DE SA SAINTETÉ LE PAPE PIE XI 

DE L’INSTITUTION D’UNE FÊTE DU CHRIST-ROI

Aux Patriarches, Primats, Archevêques, Evêques et autres ordinaires de lieu, en paix et communion avec le Siège apostolique.

1. Dans (1) la première Encyclique qu’au début de Notre Pontificat Nous adressions aux évêques du monde entier (2), Nous recherchions la cause intime des calamités contre lesquelles, sous Nos yeux, se débat, accablé, le genre humain. 

Or, il Nous en souvient, Nous proclamions ouvertement deux choses: l’une, que ce débordement de maux sur l’univers provenait de ce que la plupart des hommes avaient écarté Jésus-Christ et sa loi très sainte des habitudes de leur vie individuelle aussi bien que de leur vie familiale et de leur vie publique; l’autre, que jamais ne pourrait luire une ferme espérance de paix durable entre les peuples tant que les individus et les nations refuseraient de reconnaître et de proclamer la souveraineté de Notre Sauveur. C’est pourquoi, après avoir affirmé qu’il fallait chercher la paix du Christ par le règne du Christ, Nous avons déclaré Notre intention d’y travailler dans toute la mesure de Nos forces ; par le règne du Christ, disions-Nous, car, pour ramener et consolider la paix, Nous ne voyions pas de moyen plus efficace que de restaurer la souveraineté de Notre Seigneur. 

Continuer à lire « Centenaire de l’Encyclique « Quas primas », sur le Christ-Roi »

Un extrait de « Immédiates IV »

« Imaginez telle personne à qui il vous répugnerait de serrer la main, et telle autre avec qui parler vous donne le vertige. Imaginez encore celle-ci que vous méprisez, ou celle-là dont vous avez honte. Imaginez toutes ces personnes que vous ne fréquenteriez pour rien au monde et leur nombre considérable. Imaginez que cette masse un jour vous prenne en affection, vous admire, vous aime et le fasse savoir par monts et par vaux. Imaginez cette masse indigne disant tout ce bien de vous : c’est ce que l’on appelle la popularité. Les assiduités d’une personne qui nous répugne sont un inconvénient ; que si cet inconvénient se trouve cependant un jour multiplié par l’innombrable de la foule, de la masse dont émane à notre égard une admiration non définie, l’inconvénient, pour la plupart, se change en jouissance… 

Lorsqu’ils envient la célébrité, les anonymes envient ainsi ceux qu’acclame la somme des individus qu’ils méprisent ; ils seraient et ils sont prêts à tout pour que ceux qu’ils contemptent les plébiscitent. L’on n’a vécu la célébrité que lorsque la quantité des enthousiastes fait oublier qu’on ne passerait pas une minute avec l’un d’entre eux. 

Bruyante, la popularité attroupe en un point de fixation inflatif la bassesse qui motive chacun des suffrages. Il en va d’une burlesquerie que quiconque en soit fier. Mais qu’on y puisse devenir méprisant est obscène, puisque l’on ne s’y trouve précisément que pour n’avoir pas méprisé le mépris. »

Maxence Caron, Immédiates IV (à paraître)

Maxence Caron

The Socialpedic Network

« Wikipédia : ce bagne de la bêtise auquel on enchaîne la puberté des démoniaques. »

Maxence Caron, Immédiates IV (à paraître)