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May 2020

Ecologie : crépuscule d’une idole

par admin

George Carlin
« Save the Planet », in You Are All Diseased

« Dans ma vie il y a des règles que je m’impose de suivre. La première d’entre elles : je ne crois rien de ce que me dit le gouvernement. »
George Carlin
Rockets And Penises In The Persian Gulf,
album Jammin’ in New York, 10 novembre 1992, Atlantic/WEA.
May 2020

Nouvelle Pataphysique des gestes-barrières

par admin

LES GESTES-BARRIÈRES DE LA FRANCE EN PASTILLE ROUGE,

ÉDICTÉS PAR LE ROI DES FRANÇONS

 

– Se moucher mais du pied et uniquement avec des pieds en papier ou à usage unique.

– Tousser dans son omoplate et ne pratiquer la sternutation que vers l’intérieur. Sachant qu’il ne faut éternuer qu’à l’envers, et que les « oatchoum ! » seront punis d’une amende de plusieurs jours d’euros, l’on s’efforcera de sternuter en verlan et avec clarté en faisant entendre « mouchetoa ! » à tout agent assermenté susceptible de contrôler la qualité de vos végétations.

– Ne pas se saluer, ne pas se serrer la main mais sans se cracher à la gueule. Dans toute bagarre sachez garder vos distances. Tout corps-à-corps qui ne respectera pas la distance réglementaire de deux mètres sera sévèrement châtié par un confinement de 5 ans dans le même pays qu’un escadron de ministresses en marche et en moche.

– Ne bougez pas, ne sortez pas, et surtout ne sortez pas pour aller chez vous car vous risqueriez de vous y trouver, et il n’y a pas assez de gel hydroéthylique pour vous désinfecter de vous-même.

–  Se laver les mains, et, avant de se laver les mains, laver la main avec laquelle on se lave les mains. Après quoi, une fois toutes ces mains lavées, les passer à l’alcool hydro-alcoolique et laver cet alcool hydro-alcoolique avec quoi vous les avez lavées, puis laver à l’alcool hydro-alcoolique la main qui a tenu le flacon d’alcool hydro-alcoolique. Se laver alors les mains avec lesquelles on s’est lavé les mains, afin des pouvoir les relaver enfin à l’eau chaude (le Directeur Général de la Santé insiste sur la nécessité de l’eau chaude quod erat inveniendum).
Il faudra procéder dans l’ordre et recommencer toutes les demi-heures de sorte à se laver les mains au moins une demi-heure toutes les dix minutes, et à accéder ainsi au désir de l’État. Car là où il y a de l’hygiène il y a du plaisir.

Le non-respect de ce règlement entraînera sa reconduction indéfinie.
Au contraire :
le respect de ses règles témoignera de la joie de les voir reconduites, et, le gouvernement étant là pour satisfaire au bonheur du peuple, cette joie ne sera pas contrariée.

Par délégation, pour le Présideux des Françons,

après lecture du Premier Sinistre et publication au Journal Orificiel,

le 25e de ventôse An CCXXVIII

Maxence Caron

knock

Apr 2020

« L’intelligence des Écritures »

par admin

« VOICI QUE LE LIEU SAINT, NOTRE BEAUTÉ ET NOTRE GLOIRE, EST RÉDUIT EN DÉSERT. »

I Maccabées, II, 12

 

Mar 2020

Le « Proslogion » de saint Anselme : texte intégral bilingue

par admin

SAINT ANSELME

Archevêque de Cantorbéry

Proslogion

ou

Allocution sur l’existence de Dieu

Édition bilingue

saint-anselmeCliquer sur le tableau de saint Anselme pour ouvrir le pdf

Mar 2020

La Vérité parle des épidémies et du Salut

par admin

charles-le-brun-jeremie-pleurant-sur-les-ruines-de-jerusalem

 

De l’Évangile selon saint Luc, chapitre XXI, versets 6-11, 17-18, 20-36 :

« Des jours viendront, dit le Christ, où, de tout ce que vous regardez-là, il ne restera pas pierre sur pierre qui ne soit renversée. » Alors ils lui demandèrent : « Maître, quand ces choses arriveront-elles, et à quel signe connaîtra-t-on qu’elles sont près de s’accomplir? »
Jésus répondit : « Prenez garde qu’on ne vous séduise ; car plusieurs viendront sous mon nom, disant : ‘Je suis le Christ, et le temps est proche’. Ne les suivez donc point. Et quand vous entendrez parler de guerres et de séditions, ne soyez pas effrayés ; il faut que ces choses arrivent d’abord ; mais la fin ne viendra pas aussi tôt. » Il leur dit alors : « Une nation s’élèvera contre une nation, et un royaume contre un royaume. Il y aura de grands tremblements de terre, il y aura des épidémies et des famines en divers lieux, et dans le ciel des apparitions et des signes extraordinaires.

Vous serez en haine à tous à cause de mon nom. Cependant pas un cheveu de votre tête ne se perdra ; c’est par votre persévérance que vous sauverez vos vies.

Lorsque vous verrez des armées investir Jérusalem, sachez alors que sa désolation est proche. Alors, que ceux qui seront dans la ville en sortent, et que ceux qui seront dans les campagnes n’entrent pas dans la ville. Car ce seront des jours de châtiment, pour l’accomplissement de tout ce qui est écrit. Malheur aux femmes qui seront enceintes ou qui allaiteront en ces jours-là, car la détresse sera grande sur la terre, grande la colère contre ce peuple. Ils tomberont sous le tranchant du glaive ; ils seront emmenés captifs parmi toutes les nations, et Jérusalem sera foulée aux pieds par les Gentils, jusqu’à ce que les temps des Gentils soient accomplis.
Et il y aura des signes dans le soleil, dans la lune et dans les étoiles, et, sur la terre ; les nations seront dans l’angoisse et la consternation au bruit de la mer et des flots, les hommes séchant de frayeur dans l’attente de ce qui doit arriver à la terre entière ; car les puissances des cieux se soulèveront. Alors on verra le Fils de l’homme venant dans une nuée avec une grande puissance et une grande gloire.
Quand ces choses commenceront à arriver, redressez-vous et relevez la tête, parce que votre transfiguration approche. »
Et il leur dit cette comparaison : « Voyez le figuier et tous les arbres : dès qu’ils se sont mis à pousser, vous savez de vous-mêmes, en les voyant, que l’été est proche. De même, quand vous verrez ces choses arriver, sachez que le royaume de Dieu est proche. Je vous le dis, en vérité, l’humanité ne passera point, que tout ne soit accompli.
Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront pas.
Prenez garde à vous-mêmes, de peur que vos cœurs ne s’appesantissent par l’excès du manger et du boire, et par les soucis de l’existence, et que ce jour ne fonde sur vous à l’improviste : car il viendra comme un filet sur tous ceux qui habitent la face de la terre.
Veillez donc et priez sans cesse, afin que vous soyez trouvés dignes d’échapper à tous ces maux qui doivent arriver, et de paraître debout devant le Fils de l’homme. »
Verbum Domini

Mar 2020

Le Bloc-Notes du « Service Littéraire » (mars 2020) : « Marc Fumaroli : une Oeuvre »

par admin

Service Littéraire, numéro 137

Bloc-Notes de Maxence Caron (mars 2020) dans le Service Littéraire :
Marc Fumaroli : une Oeuvre

Nicolas Poussin, L'institution de l'Eucharistie

Marc Fumaroli : une Œuvre

L’on aurait tort d’imaginer que la gendelettrerie aime les œuvres véritables : n’ayant pas l’ambition d’en faire elle ne sait pas l’intérêt d’en lire. Comme n’importe quel gueux dispersé dans le divers et mû par ses amibes, l’alphabétisé majoritaire, surtout lorsqu’il se préjuge écrivain, se travaille diligemment à perdre dans les raffuts le sens de l’essentiel. « Écrivain » : sous-catégorie de la cuistrerie, feignant de condamner son époque afin de s’y faire une place, et dont l’esprit de collaboration, occupé au perpétuel commentaire des écrits de circonstances, néglige d’honorer l’œuvre d’art et se trouve incapable d’en créer. À pot et à rôt avec l’inutilité de chahuts minuscules qu’il croit des événements, « l’écrivain » traîne une oreille si affangie par les bruits du monde qu’elle ne sait entendre l’œuvre quand elle se lève. En vertu de la maxime de dépravation corniaude qu’ils ont choisie pour injonction, les gendelettres préféreront pour la raison même qu’elle est nulle toute production qu’aucune histoire ne retiendra. C’est au milieu de ces très obéissants serviteurs de l’occasion que les livres de Fumaroli paraissent depuis quarante ans : leur auteur est honoré par les institutions, mais la dimension profonde de cette œuvre bâtie dans la force d’une pensée originale, demeure aussi inaperçue que leur auteur est académiquement visible. Le dernier livre de Fumaroli, Lire les arts dans l’Europe d’Ancien Régime (Gallimard), manifeste par soi combien il se déduit d’une Œuvre subsistante dont, par-delà le temps, la vie ne fait que commencer. Naïf fût qui le lirait comme le travail d’un banal historien. C’est pourtant ainsi que l’éditeur présente l’auteur. Au lieu de réserver à Fumaroli un volume de ses collections canoniques, il lui fabrique un grand livre d’art rassemblant ses essais inédits. Cet ensemble splendide est présenté avec désinvolture par qui semble honorer par devoir un connétable ou un consul, mais n’avoir nulle conscience de la prééminence de l’Œuvre en qui s’inscrit ce qu’il publie. Ce livre magistral est un heureux malentendu né du respect accordé aux bruits que font les grandeurs d’établissement.

*

Fumaroli conçoit cependant l’existence comme un art du silence studieux, et c’est dans cet otium, dont les honneurs de la vie publique consistent à garantir paradoxalement la clôture, que vient la paix où l’on reçoit la connaissance de l’immuable. La pensée fumarolienne reçoit d’en-haut l’intangible réalité dont le silence suprême seul fait autorité. C’est en habitant cette insaisissable dimension que naît tout possible regard sur la beauté. La tâche consiste alors à dire inlassablement la beauté aussi bien dans son éclat que là où elle se cache. Allant chercher la force civilisatrice du Beau en des lieux historiques insoupçonnés, Fumaroli déploie ainsi son œuvre comme le poème en prose d’un érudit méditatif. Vere tu es abscondita pulchritudo, véritablement tu es la Beauté qui se cache : tel est le mot qu’il adresse à son objet. Il lit le cœur de l’histoire avec Pascal et en écoutant Isaïe. Ayant consacré sa vie à déceler la beauté, Fumaroli fut donc à l’ex-primer, et à doter la langue d’un si remarquable style qu’il puisse faire sentir l’immatérielle texture de ce dont il parle. Quand le son et le sens font un, il y a poëme. Avec force de science, Fumaroli plonge dans le Poëme fondamental et rapporte une œuvre d’art. Lorsqu’une époque n’a plus même idée d’une vérité supérieure aux opinions, et que les « écrivains » sont fiers d’être devenus de la valetaille à débats, loin d’eux l’œuvre déploie son objectivité : indépendamment du caquet des coucheurs et des allongés, elle est. Ce siècle microscopique se cherche des grands hommes, et se découvre des Chastel, des Dumézil et des Duby. Il y a bien plus ici que Duby ! Mais c’est à Duby qu’une collection distinguée vient de donner son tombeau de cuir. Les hommes pensent décidément comme entre deux vins. Laissant telle vide momie que ne remplit que de la bandelette à momie, et « docte déjà par chemins », je dis le nom de Fumaroli, car il résonne parmi les immortels parchemins.

Maxence Caron

Feb 2020

Le Bloc-notes de Maxence Caron : « L’esprit d’Antoine de Rivarol »

par admin

Service Littéraire, numéro 136

Bloc-Notes de Maxence Caron (février 2020) dans le Service Littéraire :
L’esprit de Rivarol, traits par traits.

Angelica Kauffmann, Virgile lisant l'Enéide à Auguste et Octavie

L’esprit de Rivarol, traits par traits

 

Parfois appelées « Rivaroliana », les pensées de Rivarol résonnent à l’infini. En voici quelques-unes : « Il ne faut pas des sots aux gens d’esprit comme il faut des dupes aux fripons. » « Un livre qu’on soutient est un livre qui tombe. » « Le prince absolu peut être un Néron, mais il est quelquefois Titus ou Marc Aurèle ; le peuple est souvent Néron, et jamais Marc Aurèle. » « Les masses ont toujours un air de noblesse qui se perd dans les détails. » « Vingt mille femmes mal faites font passer une mode qui n’est favorable qu’à leurs défauts. Le petit nombre des belles femmes s’y assujettit. Image de la majorité. » Mais il y a encore mieux, et qui conjure l’image d’un Rivarol agile et léger dont l’esprit correspond si galamment aux élégantes demandes des frairies salonnardes. Il y a les maximes latines et cachées, dispersées dans les exergues des Tableaux de la Révolution. Nul ne les a jamais relevées. En déformant imperceptiblement une citation classique, Rivarol fabrique une maxime de Rivarol. Au IIIeTableau, par exemple, il reprend ce vers des Épîtres d’Horace (I, II, 35) : Quidquid delirant reges, plectuntur Achivi, « c’est sur les peuples que retombent toutes les folies des rois » ; il remplace « plectuntur » par « utuntur », et le sens devient : « Les peuples profitent des folies de leurs chefs. » D’un mot le trait constitue ici une pensée totale et une Rivaroliana exemplaire.

*

Pour E. Burke les Tableaux de la Révolution font de Rivarol le Tacite français. L’exergue du XXIe est magistral. Ce Tableau décrit le massacre à l’hôtel des gardes du corps du roi, tuerie perpétrée « par amour du bien ». L’écrivain place cet exergue : Quid moror ? Irrumpunt thalamo, comes additur una hortator scelerum Aurelides. Il cite donc l’Énéide (VI, 528) et change le dernier mot : Aeolides (l’Éolide) devient Aurelides. Je traduis : « Pourquoi en dire plus ? Ils font irruption dans la chambre ; avec eux un compagnon, l’âme de tous les crimes, la soif de l’or. » Mais on ne saurait traduire la richesse de ce que Rivarol dit avec Aurelides. Le mot est construit à partir de quatre éléments : 1) aurum, l’or, 2) le prénom latin Aurelius, 3) le suffixe « ides » provenu du grec et signifiant « fils » ou « descendants de… », 4) le verbe latin laedo ou lido, lidere, à la deuxième personne du singulier (lides), c’est-à-dire blesser, outrager, offenser. Aurelides désigne ainsi les enfants de l’or, les fils de l’avidité, les idolâtres rejetons de la cupidité dont la conduite démesurée outrage par et pour l’or. Ayant inventé un néologisme parfait qui dépasse le latin et la diversité des langues afin de sonner dans la langue universelle de l’entendement, Rivarol remonte le fleuve linguistique pour trouver la résonance qui rende poétiquement palpable la cupidité criminelle lorsque, meurtrière, celle-ci fait du monde une place salie de périls.

*

Rivarol compose ainsi de nouvelles maximes emplies d’immortalité, en se jouant de mots qui en jouissent déjà : il démultiplie l’immortalité des classiques en les brisant toutefois, et afin de laisser se remodeler en lui l’infracassable et propre force de leurs paroles. Les éclisses d’immortalité répandues, même confrontées à leur désordre, se recomposent ici toujours, et à partir de leur propre nature ; car l’œil de leur lecteur et compositeur sait écouter et trouver l’accent insoupçonné se découvrant à qui sait habiter poétiquement l’art et en recueillir les paroles. En un temps de troubles tragiques où les opinions copulent dans la simpliste obsession d’opposer le présent au passé, mettre si puissamment en relation l’ancien et le moderne, en étant l’un et l’autre mais ni l’un ni l’autre, est d’une pensée géniale : les propos les plus modernes sortent ainsi non pas d’une subversion mais de la circulation intrinsèque de la parole classique. L’érudition synoptique dont se sert la virtuose profondeur de Rivarol met en œuvre une écriture apophtegmatique à qui sa plénitude humaniste, par-delà anciens et modernes, permet d’être intemporellement neuve. Abolissant le hasard jusque dans l’infinitésimal, voilà l’éclat du génie.

Maxence Caron

Jan 2020

La Correspondance de Napoléon chez « Bouquins »

par admin

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NAPOLÉON
« Entre l’éternité, l’océan et la nuit » : Correspondance

Ouvrage publié sous la direction de Maxence Caron

« L’âme était entre l’éternité, l’océan et la nuit. » Napoléon

Édition établie par Loris Chavanette
Préface de Patrice Gueniffey

1312 pages, 32 €

« Napoléon écrivain est aussi grand que Napoléon homme d’État ou capitaine », disait Thiers.
Chez Napoléon, l’écriture – même dictée – est le prolongement de l’action. Elle l’accompagne, elle la magnifie, elle la transfigure. Elle en a aussi bien été transfigurée. L’action, l’exercice du commandement et le travail gouvernemental auront fait l’apprentissage littéraire de Napoléon. Son style s’y est épuré, il s’est ramassé, réduit à une algèbre. Rien n’est plus remarquable que les dizaines, les centaines de lettres, d’ordres, de billets qui précèdent le déclenchement de chaque campagne. C’est qu’alors Napoléon est au maximum de ses capacités, l’oeil à tout, attentif aussi bien à la conception d’ensemble qu’aux détails de l’exécution.
Le jeune homme, l’officier, le chef d’armée, le stratège, le diplomate, l’administrateur, l’orateur, l’amant, le frère, le législateur ont tous leur place dans les choix judicieusement faits par Loris Chavanette. Ce sont vingt années incomparables – et même un peu plus si l’on ajoute les années de jeunesse – qui défilent ici. Et quelles années ! Je crois bien que l’histoire n’offre pas un seul épisode comparable à celui-ci. C’est un tourbillon, une tornade qui s’abat sur l’Europe et même au-delà.
La lecture de la correspondance de Napoléon n’est pas seulement instructive, elle n’aide pas seulement à mieux comprendre le personnage et les circonstances de sa vie, à prendre la mesure de ce destin unique. C’est un cordial pour les temps maussades que nous vivons, une excursion vers des cimes où l’air est pur et vif. Il y a donc toutes sortes de bonnes raisons de découvrir, ou de redécouvrir, l’un des monuments les plus étonnants de notre histoire littéraire.

Patrice Gueniffey

Patrice Gueniffey est directeur d’études à l’EHESS et spécialiste réputé de Napoléon auquel il a consacré plusieurs ouvrages, dont Le Dix-huit brumaire. L’épilogue de la Révolution française (Gallimard, 2008) et une biographie intitulée Bonaparte (Gallimard, 2013), primée par le Grand Prix Gobert de l’Académie française.