Bloc-notes de BHL sur le 2e tome du « Chant cathédral »

« Saint-Sépulcre, saint Eusèbe et Maxence Caron. Alors que les Lieux saints sont exposés aux bombes iraniennes, Bernard-Henri Lévy rend hommage au livre de Maxence Caron, Le Chant cathédral, qui refonde le monde par le Verbe. »

Sur le site du Point et dans le numéro hebdomadaire du 02/04/2026, ou sur le site de La Règle du Jeu

« Autre coïncidence des temps, mais heureuse. Je suis en train de feuilleter mon vieil exemplaire, datant de mes années rue d’Ulm, d’Histoire ecclésiastique, d’Eusèbe de Césarée, au Cerf. J’y retrouve la litanie des noms, supplices et lieux quasi notariés du martyre des premiers chrétiens. Et m’arrive le livre, Le Chant cathédral, aux Belles Lettres, de Maxence Caron. Les lecteurs du Bloc-notes se souviennent peut-être de mon salut, il y a trois ans, à son ouvrage précédent, un traité de philosophie. Le livre qu’il donne aujourd’hui est vertigineux à plus d’un titre. Son volume : 1 300 pages. Sa structure : 60 chants. Le genre : poème épique et perpétuel. Le ton : lyrisme et colère, litanies et prières, bénédictions et fureurs. Les modèles : les orateurs sacrés et, surtout, son cher Bossuet qui lui doit une édition, toujours aux Belles Lettres, de ses écrits politiques. L’ambition : relever le défi insensé, non de dire le monde, mais de le refonder par le Verbe. La langue : un grand français travaillé par le latin, mêlé à de l’hébreu et où l’on entend parfois des accents de Lautréamont ou des « magies crassulescentes », des « bouches falsiloques » et des « tumultes vorcifrognes » que n’aurait pas désavoués un Guyotat. Et puis le résultat : une œuvre totale dont je ne saurais dire si c’est une méditation, un chant, une légende pieuse, une expérience de pensée, un poème. Je réclamais, il y a quelques mois, ici, « des textes de foudre, intraitables mais raisonnés, dévastateurs mais bienfaisants, inhabitables sauf à quelques âmes sœurs ». Nous y sommes. »

Bernard-Henri Lévy

NB : Le « bloc-notes » auquel fait référence B.-H. Lévy à la fin du texte est paru dans Le Point le 21 septembre 2023 : il y lance un appel à une renaissance littéraire.

« Maxence Caron, l’Architecte du Verbe », par Thibaut Matrat

Dans Service Littéraire, n° 195, septembre 2025

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« Le Chant cathédral » par Philippe Barthelet

Maxence Caron, Le Chant cathédral, Les Belles Lettres, 1120 pages, 65€

« MONUMENTAL. À l’aune de son intention métaphysique et poétique, la plupart des contemporains de l’auteur semblent mesquins et pusillanimes – et par là menteurs. Ils font comme si la littérature n’était pas morte, comme si la post-humanité s’en souciait encore… Comment écrire après la fin de tout, au-delà des faux-semblants et de leur routine hypnotique ? Revenir à l’impérissable Parole, puisqu’il a plu à Dieu de s’appeler le Verbe, revenir s’il le faut à ce français de la Renaissance, qui peut nommer tout ce qui est sous le ciel, et au-delà. “À nous deux” : ce pourrait être la devise de ce nouveau Jacob qui vole dans les plumes de l’ange À-quoi-bon, lequel nous endort et nous tyrannise. »

Philippe Barthelet

Dans Valeurs Actuelles, numéro du 16 juillet 2025

Portrait de Maxence Caron dans « Le Monde »

Pour information, on peut lire le portrait de Maxence Caron par Nicolas Weill, paru dans Le Monde le 21 février 2025.

L’article occupe toute la dernière de couverture du Monde des Livres. Il est écrit à partir du seul entretien que Maxence Caron a accepté d’accorder à la presse depuis plus de douze ans.

Maxence Caron à 48 ans, fin février 2025
© Le Monde 2025

Portrait de Maxence Caron par Bernard-Henri Lévy

Dans Le Point du 4 mai 2023, Bernard-Henri Lévy consacre la totalité de son Bloc-notes à Maxence Caron.

Il est temps de découvrir ce penseur prolifique et inactuel, promoteur d’un « Système nouveau de la pensée », s’enthousiasme le philosophe.

On peut également lire le texte dans La Règle du Jeu.