Les « Paradis » de Milton

Parution des « Paradis » de Milton dans la collection de Maxence Caron, les « Classiques favoris », aux Belles Lettres : le Paradis perdu (Paradise lost) et le Paradis reconquis (Paradise regained).

Edition bilingue, traduction, introduction et notes de Pierre Messiaen et Jacques Blondel, préface de David Perrin o.p.

792 pages, ouvrage relié, format 17,5 x 24,5 cm.

Quart de couverture :

« Aux côtés de Shakespeare, Milton (1608-1674) est le plus grand poète anglais. Dans les pays anglophones, et tout comme celle de Shakespeare, l’œuvre de Milton n’a rien d’un simple objet de musée qu’on inspecte et qu’on oublie, mais elle est intégrée à l’existence et à l’éducation de chacun : on grandit avec elle, on vit et pense avec elle. Elle est citée aussi bien par les chercheurs les plus distingués que par les films les plus populaires. En France cette popularité, tôt acquise, fut scellée par la traduction que fit Chateaubriand du Paradis perdu, et dont on ne sortira plus : elle représente aujourd’hui la quasi-totalité des éditions courantes. Le temps des traductions semble s’être figé là. Mais il est difficile de présenter ce libre travail en regard du texte original, et il était donc important de pouvoir donner au public la grande épopée biblique de Milton dans une édition bilingue de référence, préfacée, introduite, annotée, et qui éclairât le sens et les symboles de son drame sacré. Il était également capital de donner à ce Paradis perdu la conclusion avec laquelle l’œuvre a été conçue. Frappé de cécité, tel un Homère anglais, Milton dicte ses épopées au soir de sa vie : quelques mois avant sa mort le grand homme donne ainsi à l’œuvre son issue dans le mystérieux et génial Paradis reconquis. Bien qu’il fût impensable de présenter les deux œuvres l’une sans l’autre, qui n’en font qu’une, ce Paradise Regained, ici publié dans une édition bilingue, était introuvable en France depuis un demi-siècle.

Notre édition de ces deux chefs-d’œuvre bénéficie des traductions, introductions historiques et notes de Pierre Messiaen, l’un des grands anglicistes contemporains, et de Jacques Blondel, le plus grand spécialiste de Milton. L’inclassable pensée religieuse de Milton trouve la singularité de son chemin parmi les déchirures théologico-politiques que traverse l’Angleterre d’un siècle bouleversé. Cette pensée demande qu’on en restitue avec finesse l’axe et les nuances, tout en reliant son génie aux questions de notre temps. Ce dont s’acquitte avec hauteur la préface du père dominicain David Perrin, ancien élève de l’École Normale Supérieure, agrégé et docteur ès Lettres. C’est en Milton que la littérature anglaise construit son classicisme oraculaire et tourmenté, qui nourrira les visions d’un Blake ou la révolution poétique d’un Byron. Tous deux ont vécu comme s’ils étaient quelque greffon du chef-d’œuvre de l’aède aveugle de Londres. Puissants et terribles, les Paradis de Milton sont certes de ces livres qui marquent à jamais l’histoire, puis la dépassent. »

Revue de presse de Bossuet

Extraits de la revue de presse du coffret des Oeuvres historiques, philosophiques et politiques de Bossuet publié aux Belles Lettres dans l’édition de Maxence Caron, avec une préface de Renaud Silly o.p.

Jacques-Bénigne_Bossuet_1

« Il existe des œuvres qui changent le cours d’une vie et à l’égard desquelles nous contractons une dette littéraire mais aussi religieuse. Bossuet, sans nul doute, fait partie de celles-ci. » Aleteia

« Bossuet rendu à soi-même, à tout ce qu’il y a en lui de la force du bœuf (celui de son nom) et du vol de l’aigle (celui de son surnom) : il fallait bien M. Maxence Caron, qui se plaît aux défis cyclopéens, pour nous proposer en deux volumes le théologien, l’historien, le philosophe, le controversiste, le moraliste ? en un mot, l’écrivain français, dont Bossuet est à jamais la plus haute illustration. » Valeurs actuelles

« Leur lecture réserve une magnifique surprise tant on découvre, à parcourir ces pages, l’étendue du génie d’un auteur trop vite oublié par une modernité qu’il avait pressentie et méthodiquement récusée. » Le Figaro Histoire

« Poussiéreux Bossuet ? Non ! Depuis le passé il nous parle du présent. […] Ses lecteurs le comprendront : l’Aigle de Meaux, l’homme dont l’esprit est un regard d’aigle, n’a pas fini de nous donner des leçons. » Le Figaro Magazine

« Bossuet ne se réduit pas à ses célébrissimes sermons. Grâce au travail d’édition remarquable réalisé par Maxence Caron, il est possible de découvrir en deux admirables volumes la richesse de l’œuvre du « Père de l’Église ». » Les Échos 

« Les Grands Mystères de la Sagesse », l’admirable ouvrage de Renaud Silly o.p.

A paraître aux Belles Lettres, le puissant livre du P. Renaud Silly renouvelle profondément et totalement la théologie.

71rrpiv38l

Les Grands Mystères de la Sagesse

Proverbes de Salomon 8 & 9 dans la version des Septante

Les Hellènes raffinés de l’Alexandrie ptolémaïque ne se tendirent le miroir des « sagesses barbares » que pour y contempler le reflet fasciné de leur propre supériorité. Ils surent cependant convaincre les peuples entrant dans le vaste continuum de culture ouvert par les conquêtes d’Alexandre de leur présenter leurs traditions sous une forme agréable.
En tant que somme de la sagesse hébraïque traditionnelle, les Proverbes de Salomon avaient vocation à soutenir le rang que les Juifs hellénisés entendaient prendre dans la compétition du savoir. Des siècles avant Socrate, la sagesse n’y prononce-t-elle pas l’éloge de « ceux qui l’aiment » (Pr 8, 17) ? L’occasion était trop belle d’ériger Salomon en modèle de ceux qui professent la philo-sophie. En recueillant au profit des Juifs l’héritage de Platon, d’Aristote et de Pythagore, la Septante des Proverbes dévoile ainsi le motif de la traduction de la Bible en grec : défendre la sagesse d’Israël à la face des nations, dans une joute loyale et fraternelle.

Renaud Silly

Docteur en théologie (Fribourg), collaborateur de l’École Biblique et Archéologique Française de Jérusalem, Renaud Silly est dominicain. Préfacier des Œuvres de Bossuet parues aux Belles Lettres, il dirige le Dictionnaire Jésus chez Bouquins, et intervient régulièrement pour le Figaro.

TABLE DES MATIÈRES

Introduction
Le problème de l’hypostase
Critique de l’alternative hypostase/attributs divins personnifiés
Vers un monothéisme religieux
Problèmes de méthode

Liste des abréviations pour les livres bibliques

PREMIÈRE PARTIE
PR 8, 1?21 LXX. PREMIER DISCOURS DE LA SAGESSE
Cadre de Pr 8?9 LXX : 8, 1?3
La sagesse et les rois – Près des portes des princes elle siège (8, 3a) ; C’est par moi que règnent les rois, Et que les princes écrivent la justice (8, 15).
La crainte du Seigneur hait l’injustice (8, 13) / la crainte de Dieu est le principe de la sagesse (9, 10)
Prudence et discernement – Préférez le discernement (????????) à l’or pur (8, 12c)
La Sagesse et l’amour
Récapitulation

DEUXIÈME PARTIE
PR 8, 21A-31 LXX. LE DISCOURS SACRÉ (????? ?????) DE SALOMON
Salomon héraut de la Sagesse – v. 8, 21A
Structure de Pr 8, 22?31 LXX
Étude exégétique de Pr 8, 22?31 LXX
Récapitulation

TROISIÈME PARTIE
PR 9, 1?11 LXX. LE BANQUET MYSTIQUE DE LA SAGESSE
Plan de Pr 9 LXX
La sagesse en sa demeure – la Sagesse s’est bâtie une maison, elle a dressé sept colonnes (9, 1 LXX)
Banquet sacrificiel de la Sagesse – 9, 2?3 LXX
Annexes
Récapitulation

QUATRIÈME PARTIE
PR 9, 12?18D LXX. CONTRE-INITIATION MYSTÉRIQUE
Femmes infernales de Pr LXX – une recomposition systématique
Additions de Pr 9, 12 & 18
Enjeu de l’eschatologie des additions de Pr 9 LXX

Annexes
Récapitulation

Conclusion générale
Les grands mystères de la Sagesse
Monothéisme
Le judaïsme comme école philosophique
Témoignage de Pr 8?9 sur la LXX
Pr 8?9 LXX – une œuvre hellénique

Annexe 1. Établissement et édition du texte de Pr 8?9 LXX

Bibliographie
Index des noms propres
Index de la Bible
Index des auteurs grecs et latins
Index des auteurs juifs d’époque hellénistique et romaine
Index des Pères de l’Église
Index des sources archéologiques
Table des illustrations

Henry Spitzmuller : « Carmina sacra » dans les « Classiques favoris »

couverture-spitzmuller

Henry Spitzmuller (Ed.)

Carmina sacra

Poésie latine chrétienne du Moyen Age

IIIe-XVesiècle

« Wilamowitz, le plus fameux des philologues allemands, dit de la poésie latine en général qu’elle n’atteint son sommet que lorsqu’elle acquiert dans les nouvelles formes rythmiques chrétiennes une richesse que les Romains n’ont jamais possédée. Henry Spitzmuller le sait bien lorsqu’il publie en 1971 un livre magistral et monumental, une somme bilingue de poésie latine chrétienne couvrant la totalité du Moyen Age – un millénaire et quart. De ce livre de référence, même cinquante ans plus tard, il n’existe pour le lecteur français aucun équivalent. Aucune publication n’a, comme celle-ci, donné accès à la vastitude poétique et littéraire de ce premier millénaire. Ces 1200 ans de poésie, du IIIsiècle au XVe, commencent à Rome avec le christianisme, dans cette langue latine qui est le socle de la nôtre. L’ouvrage édité par Spitzmuller ne comble pas seulement une lacune, mais il efface un gouffre d’ignorance. Dès sa parution l’on ne cessa de s’y référer. De nombreux auteurs et de nombreuses œuvres ne se trouvent en effet qu’ici.

On peut lire ce volume aussi bien en esthète qu’en mystique, aussi bien en philosophe qu’en historien. Des figures centrales le composent qui, réduites à leurs travaux théoriques par un siècle partisan, ne purent donc apparaître comme étant aussi les grands écrivains et poètes de leur temps : saint Ambroise et saint Augustin, Lactance, Boèce, Commodien, Prudence, Arator et le pape saint Grégoire le Grand (qui donna son nom au chant « grégorien »), mais également Bède le Vénérable, saint Pierre Damien, saint Anselme, Abélard, saint Bernard, sainte Hildegarde, Adam de Saint-Victor, Alain de Lille, Thomas de Celano, saint Bonaventure, saint Thomas, Jacopone da Todi, Thomas a Kempis, Savonarole, Pic de la Mirandole… Au total ce sont cent-seize écrivains médiévaux dont on découvre l’œuvre poétique : des auteurs célèbres que l’on n’a pas encore lus, aussi bien que des auteurs inconnus dont, sans le savoir, l’on a déjà entendu les pages car elles font partie du patrimoine de l’humanité. S’ajoute à cela un large ensemble de textes anonymes transmis par la tradition populaire ou liturgique, et qui, des Hymnes de Pâques du Vsiècle aux Cantiques de Noël du XVen passant par la Lamentation de l’âme damnée ou le Rythme pour le jour du Sabbat éternel, sont autant de chefs-d’œuvre dont l’existence imprègne l’histoire littéraire tout autant que la vie de la liturgie contemporaine.

Une telle somme de poésie ne fût pas complète si elle n’était irréprochablement éditée par Spitzmuller : pédagogiquement annoté et commenté, le volume réserve deux-cents pages aux divers éclaircissements historiques ainsi qu’aux notices biographiques de chacun des auteurs. En dépit du trésor qu’il constitue à lui seul, ce livre magnifique ne fut jamais réédité et demeurait parfaitement introuvable. À ceux qui vont découvrir ce grand-œuvre comme à tous ceux qui l’attendaient depuis longtemps, cette nouvelle édition fera saisir, peut-être, la façon dont certains rares ouvrages peuvent devenir le livre d’une vie. »

H. Spitzmuller, Carmina sacra — Poésie latine chrétienne du Moyen Age, édition bilingue, introduction, notices, notes, commentaires et index, 1950 pages, Belles Lettres, 2018.

Les « Oeuvres philosophiques complètes » de saint Augustin dans les « Classiques favoris »

couv-st-augustin

Œuvres philosophiques complètes

de saint Augustin

Traductions sous la direction de Jean-Joseph-François Poujoulat et Jean-Baptiste Raulx. Traduction des Confessions par Pierre de Labriolle.

3 312 pages avec index général et table des matières détaillée.

2 volumes de grand format, reliés, sous coffret.

Tome I

Préface de Maxence Caron
Note sur la présente édition
Repères biographiques
Notice chronologique sur les oeuvres

Confessions
Les Soliloques
De l’immortalité de l’âme
De la vie bienheureuse
Du Maître
De l’ordre
Contre les académiciens
De la grandeur de l’âme
Traité du libre arbitre
Traité de la musique
Des moeurs de l’Église catholique
De la vraie religion
La Règle de saint Augustin
Explication du Sermon sur la Montagne
Quatre-vingt-trois questions
De la foi aux choses qu’on ne voit pas
De la foi et du symbole
De la foi et des oeuvres
Des hérésies
De l’utilité de la foi
Des deux âmes
Conférences entre saint Augustin et Fortunat
Contre Adimantus
De la nature du bien

Tome II

Enchiridion ou le Manuel
Du combat chrétien
Le catéchisme
De la continence
De ce qui est bien dans le mariage
De la sainte virginité
Avantages de la viduité
Des unions adultères
Du mensonge
Contre le mensonge
Du travail des moines
De la divination des démons
Des devoirs à rendre aux morts
De la patience
Du symbole
De la discipline chrétienne
Du cantique nouveau
De l’utilité du jeûne
De la ruine de Rome
La Trinité
La Cité de Dieu

Index général
Table des matières détaillée