Nouvelle édition du « Traité de l’art » de Maxence Caron

En ce mois d’octobre, les éditions Séguier impriment une nouvelle édition du Traité de l’art de Maxence Caron. Le livre était épuisé depuis quelque temps.

Maxence Caron, De l’art comme résistance à l’implication politique, Séguier, 2015, 632 pages

Parution du « Traité de Musique » de Maxence Caron : « Portrait de l’Artiste en Glenn Gould »

Glenn_Gould_Tractatus de musica-Couverture1

Maxence Caron, Portrait de l’Artiste en Glenn Gould – Tractatus de Musica, postface de Romain Debluë, Ed. P.-G. de Roux, 2014.

« Voici « l’art de la fugue » par Maxence Caron, un récit en forme de fugue précisément. Qui fait surgir, de la nuit du monde, les voix les plus intimes et les plus contradictoires, puis les entraîne à parler toutes ensemble sans que jamais la conversation s’interrompe… Et pour cause, n’est pas le mystère d’une présence plus haute qu’elle appelle et interroge à l’infini ? Fort de cet enseignement, tiré de la musique de Bach, Glenn Gould (1932-1982) ne cessa de fuir toute sa vie. Sa fugue la plus célèbre se produisit à trente-deux ans. Quand, au faîte de sa gloire, il décida, en parfait anti-Faust, de claquer la porte des salles de concert pour la solitude de son studio d’enregistrement. Car le bruit des applaudissements l’empêchait désormais de percevoir le souffle créateur traversant l’oeuvre qu’il servait. Face à la technologie, Gould sut aussi être l’anti-apprenti sorcier, le « chasseur spirituel » qui, hostile à toute tentation de clef-en-main et d’illusion de puissance, élevait le cœur et l’âme au secret d’une écoute supérieure. Dans le triptyque poursuivant l’histoire de la fugue, l’on retrouvera, sous le regarde de Glenn Gould tour à tour musicien, compositeur et écrivain, le paradis de Bach, l’enfer de Mozart et le combat héroïque, salvateur, de Beethoven.

Philosophe, musicien, poète, romancier, spécialiste de Bach et pianiste précoce qui fut premier prix de Conservatoire à 14 ans, Maxence Caron est à 37 ans l’auteur d’une vingtaine d’œuvres parmi les plus originales et déroutantes de notre époque. »

Lire l’argumentaire sur le site des Editions Pierre-Guillaume de Roux

Glenn_Gould_Tractatus de musica-Couverture2

Wagner sur l’interprétation musicale

Richard Wagner am Fluegel / Eichstaedt - Richard Wagner playing piano/ Eichstaedt -

 

« De la vie rythmique d’une oeuvre en général et prise dans son ensemble je n’ai qu’un mot à dire : si les mouvements métronomiques sont seuls à guider le musicien, c’est qu’il comprend fort mal l’esprit de ce qu’il doit interpréter. Chacun ne trouvera jamais le mouvement véritable que si l’intelligence des situations dramatiques et musicales, et le vif sentiment qu’il en aura acquis, lui font découvrir le mouvement comme ce qui se comprend tout seul et sans autre étude. »

Wagner, Sur la représentation de Tannhäuser