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Œuvres

 

ŒUVRES

 

Arpèges brisés, 1994-1995, inédit.

Lire Hegel, Paris, Ellipses, 2000.

Saint Augustin La Trinité, Paris, Ellipses, 2004.

Heidegger Pensée de l’être et origine de la subjectivité, préface de Jean-François Marquet, Paris, Editions du Cerf, 2005.

Introduction à Heidegger, Paris, Ellipses, 2005.

Être et identité Méditation sur la Logique de Hegel et sur son essence, préface de Bernard Mabille, Paris, Editions du Cerf, 2006.

Microcéphalopolis Roman, Versailles, Via Romana, 2009.

La Vérité captive De la philosophie, Paris, Editions du Cerf/Ad Solem, 2009.

Pages Le Sens, la musique et les mots, Paris, Séguier, 2009.

La pensée catholique de Jean-Sébastien Bach La Messe en si, Versailles, Via Romana, 2010.

Le Chant du Veilleur Poëme Symphonique, Versailles, Via Romana, 2010.

Philippe Muray, la femme et Dieu Essai sur la modernité réactionnaire, postface de Chantal Delsol (de l’Institut), Artège, 2011.

L’Insolent, NiL / Robert Laffont, 2012.

Improvisation sur Heidegger, Paris, Editions du Cerf, 2012.

Journal inexorable, Versailles, Via Romana, 2012.

Bréviaire de l’Agnostique Premières pensées, Préface d’Alfred Eibel, Paris, P.-G. de Roux, 2013.

Le Contrepoint de Hegel, Paris, Vrin, 2014.

La Satire Foutre, Paris, Les Belles Lettre, 2014.

Verbe et vie de saint Augustin, Préface de : Saint Augustin, Sermons sur l’Ecriture, édition établie et présentée par Maxence Caron, collection Bouquins, Paris, Robert Laffont, p. I à LXX, 2014.

Portrait de l’Artiste en Glenn Gould : Tractatus de Musica, Postface de Romain Debluë, Paris, Ed. P.-G. de Roux, 2014.

De l’art comme résistance à l’implication politique — Situation et Principe de l’art, Paris, Séguier, à paraître en février 2015.

Directions d’ouvrages collectifs :

Heidegger, Paris, Editions du Cerf, 2006.

Hegel, Paris, Editions du Cerf, 2007.

Saint Augustin, Paris, Editions du Cerf, 2009.

Philippe Muray, Paris, Editions du Cerf, 2011.

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DÉTAIL DES ŒUVRES

 

Arpèges brisés, livre écrit essentiellement en 1994, recueil d’aphorismes et poèmes. Ouvrage renié par l’auteur et demeuré inédit : quelques extraits cependant ont paru à la fin du XXè s. dans diverses revues.

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Lire Hegel, Paris, Ellipses, 2000. (Epuisé)

Couverture Lire Hegel, Maxence Caron

Pénétrer dans la fameuse dialectique hégélienne suppose l’abandon des préjugés qui paralysent habituellement notre conscience en l’empêchant d’épouser le mouvement vivant de la Pensée. Il s’agit donc de faire venir au jour, en partant de notre expérience la plus commune, le geste de la spéculation hégélienne, d’en révéler la nécessité, afin de ne plus confondre la dialectique avec une méthode artificielle ou une simple hypothèse de travail, mais de la saisir comme l’expression la plus intime de l’être. Rendre sensible, dans un constant souci de clarté, l’aspect profondément dynamique du Savoir absolu, sans jamais sacrifier la rigueur du texte hégélien : telle est l’exigence à laquelle désire répondre cet ouvrage.

[Editeur]

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Saint AugustinLa Trinité, Paris, Ellipses, 2004. (Epuisé)

Le De Trinitate est un ouvrage central de la pensée augustinienne, au même titre que La Cité de Dieu ou que les célèbres Confessions. Mais il s’agit aussi d’une œuvre majeure de l’histoire de la pensée, qui détermine plus d’un millénaire d’activité intellectuelle et que ne saurait ignorer sans dommage toute tentative de penser la consistance de cet être qui, fond abyssal où s’origine l’émergence du monde, appelle mystérieusement l’âme humaine à l’aimer. Réconciliant la philosophie et la profondeur de la Révélation biblique. Augustin élabore une pensée essentielle déployant cet élément ontologique trinitaire où l’être et l’homme s’atteignent au sein de ce même Amour par et pour lequel l’âme a été prononcée. Amour et Trinité sont synonymes, et constituent le fond de cette « beauté si ancienne et si neuve à la fois » que nous aimons toujours trop tard mais dont l’inhérent amour nous est manifesté afin que ce retard soit infiniment rattrapé en Celui qui, dit Claudel, « a ensemencé le monde de Sa ressemblance ».

Maxence Caron

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Heidegger — Pensée de l’être et origine de la subjectivité, préface de Jean-François Marquet, Paris, Editions du Cerf, 2005.

« Ce livre est à l’heure actuelle et tout simplement le seul ouvrage d’ensemble sur la pensée de Heidegger. Si beaucoup tentent aujourd’hui, avec plus ou moins de bonheur, d’utiliser en sens unique l’incontournable lexique heideggerien et, même en s’en voulant les contradicteurs, présupposent ainsi en cette œuvre puissante une unité fondamentale, la possibilité de cette unité demeure paradoxalement la paralysante zone d’ombre interdisant encore l’accès au plus grand monument de la pensée contemporaine. Tout se passe comme si la longévité de Heidegger avait suffi à le rendre classique. Face à une pensée qui est devenue, consciemment ou non, une constante référence pour chacun, il était donc urgent de donner enfin à un auteur classique une monographie classique le concernant.

Les études sur Heidegger sont fournies mais dispersées, épaisses mais éparses. Confronté à l’éclatement des recherches concernant une œuvre elle-même tout à la fois monothématique et singulièrement éparse, cet ouvrage met en évidence et en œuvre la cohérence qui maintient en un tout les multiples affluents du fleuve heideggerien.

Constamment tourné vers ce que l’histoire de la pensée a légué de plus essentiel, Heidegger ne cesse néanmoins d’appeler le lecteur à ce que cette immense tradition porte encore de décisif pour notre avenir. C’est pourquoi un ouvrage qui entend restituer la cohérence de cette pensée retrace par la même occasion la totalité du chemin emprunté par la philosophie depuis son commencement, et séjourne au cœur de chacune des étapes de cette somptueuse histoire. Des présocratiques à Platon, d’Aristote à Descartes, de Kant à Nietzsche et Husserl en passant par Fichte et Hegel, cette étude regarde s’organiser l’imperturbable méditation de Heidegger d’abord dans sa confrontation avec les grandes époques de la pensée occidentale, puis dans sa teneur propre.

La parole heideggerienne est réputée difficile. Une monographie qui entend être lisible ne peut se contenter de paraphraser la langue de l’auteur qu’elle choisit. C’est la raison pour laquelle Maxence Caron choisit – comme pour conjurer Babel et en accord avec l’esprit qui anime les œuvres de Heidegger – de laisser la parole poétique accompagner la pensée. On croisera ainsi sur le chemin de l’explication des figures telles que celles de Mallarmé ou de Rimbaud ; on lira également Supervielle, Rilke, Hugo, saint Jean de la Croix, Michaux, Claudel, Novalis, Valéry, Saint John Perse, Péguy, Char, et bien entendu Hölderlin dont la pensée heideggerienne a peut-être voulu ne devenir que la conscience. En suivant le chemin de Heidegger, nous accédons à la dernière grande pensée de l’histoire et avançons pas à pas au côté de celui qui a éperdument voulu retrouver la « magnificence du Simple ».

Ce livre a été couronné par le Prix Biguet 2006 de l’Académie française. » [Les Editions du Cerf]

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Introduction à Heidegger, Paris, Ellipses, 2005. (Epuisé)

« La pensée heideggerienne est une pensée plus accessible qu’il n’y paraît, pour peu que l’on veuille bien prendre au sérieux cette accessibilité même et se dispenser d’alimenter les mirages de problèmes imaginaires dictés par l’esprit du temps. Le but de cet ouvrage est de rendre à sa légitime clarté la dernière grande pensée de l’histoire. Le livre est composé de trois parties : une synthèse de la trajectoire heideggerienne, un vocabulaire des principaux concepts (Dasein, Temps, Mort, Ereignis…) puis un vocabulaire des noms propres où, à la lumière de la magistrale anamorphose heideggerienne, l’on verra le sens et goûtera la dimension que prennent certaines des incontournables figures de la philosophie et de la poésie. Un seul souffle parcourt l’œuvre de Heidegger : une irréfragable Parole que l’errance individuelle et collective fait prendre pour du silence, nous requiert depuis le fond des choses, la Parole de l’être, dont l’humanité est désormais le sémaphore insu. »

Maxence Caron

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Être et identité — Méditation sur la Logique de Hegel et sur son essence, préface de Bernard Mabille, Paris, Editions du Cerf, 2006.

« Cet ouvrage a pour but de laisser parler le cœur de la pensée hégélienne, sa Logique, afin de la voir parvenir au bout de ce qu’elle peut. Patiemment mis au contact de ce que cette pensée comporte de plus puissant, le lecteur est paradoxalement conduit à la regarder se renverser de l’intérieur. La philosophie hégélienne n’est pas une opinion offerte à une réfutation protéiforme, elle n’est ni une simple représentation ni une supplémentaire conception du monde, mais une nef colossale dont il ne suffit pas de contredire avec plus ou moins d’inspiration l’une ou l’autre base pour espérer la faire chavirer. Cette œuvre relève le vertigineux défi de déployer un mouvement qui précède son lecteur. On ne « sort » de ce cercle que pour l’étendre, l’enrichir et y contribuer. C’est un fait : la pensée de Hegel est, sur son terrain, indépassable, ou, en dehors de son terrain, jamais atteinte puisque ce n’est pas d’elle que l’on parle quand on croit la mettre en cause.

Nous voyons ainsi, plus que pour toute autre pensée, deux camps ennemis s’affronter autour du système hégélien : d’une part, ceux qui, croyant préserver la « liberté » de leur « esprit critique », ne veulent ni lire véritablement, ni comprendre en profondeur, ni entendre parler de Hegel, d’autre part, ceux qui n’en sortent plus et répètent Hegel comme on répète encore une pièce quand on la joue pour la millième fois. Conscient de ces deux écueils, nous avons voulu suivre la voie d’une herméneutique phénoménologique : laisser apparaître l’œuvre comme elle se donne. Attentif aux métamorphoses de cette notion d’identité qui est l’expressive figure dans laquelle se lisent les diverses motions de l’Idée absolue, nous laissons cette dernière s’ouvrir, révéler ses différents aspects et nous conduire d’elle-même à ce qu’elle veut nous dire. La méditation de la notion d’identité fait précisément apparaître les différents moments de la rythmique hégélienne et en fait pénétrer le sens ontologique. Chemin faisant, si l’affaire s’expose, elle s’expose intégralement, et elle se met donc également à nu. Un cohérent principe de connivence avec une grande pensée ne s’interdit nullement les voies de la clairvoyance ; il produit au contraire les conditions de sa juste et saine apparition. Cet ouvrage est donc une exposition ou une manifestation du penser hégélien au terme de laquelle doit logiquement apparaître l’essence de ce dernier, car l’objet d’une méditation approfondie laisse non seulement apparaître le tout, mais il laisse aussi tout apparaître, c’est-à-dire des limites et des inconséquences qui sont désormais les siennes et non celles que l’arbitraire critique importe pour la commodité de ses préjugés. Cette méditation se donne donc à la fois comme un cours sur la pensée hégélienne et comme une irrémédiable prise de distance. »

M. Caron

English Summary:

The aim of this book is to permit our hearts to speak about Hegel’s thinking, his Logic – to allow it to reach the limits of what it can achieve. Patiently brought into contact with the most powerful elements in Hegel’s thought, the reader is, paradoxically, led to observe it from the inside. Hegelian philosophy is not an opinion, open to protean refutation; neither is it a simple representation or yet another concept of the world, but a colossal nave whose foundations will not be shaken by contradiction, however inspired. The author takes up the vertiginous challenge of deploying a movement in advance of the reader. One “moves outside” the circle only to understand it better, enrich it and make one’s contribution. For it is a fact that Hegel’s thinking, on its own ground, is unsurpassable. And untouchable on any other; because when people think they are putting Hegel into question, they are, in fact, talking about something quite different.

And so we see that more than for any other thinker, Hegel assembles two enemy camps: on one side, those who, in the name of the “freedom” of their “critical minds”, do not want to read it or understand it in depth, nor hear tell of Hegel at all; and on the other, those who are so wrapped up in it that they repeat Hegel like actors performing a play for the umpteenth time. Conscious of these two traps, we have tried to follow a path of phenomenological hermeneutics: to let the work appear as though it were presenting itself. [Editor’s translation]

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Microcéphalopolis — Roman, Versailles, Via Romana, 2009.

Microcéphalopolis est un roman : le roman de la fin des temps, et le roman de l’Éternité, œuvre baroque dont la langue, l’énergie, la musicalité sont inconnues du paysage littéraire contemporain.

L’auteur s’y livre à une démystification méthodique qu’il définit lui-même comme un « anarchisme de droit divin », où concept et poésie pourfendent la plupart des tabous de la société moderne dans un fascinant exercice de style.

Né en 1976, Maxence Caron est lauréat de l’Académie française, agrégé de l’Université, docteur en philosophie, directeur de collection aux Éditions du Cerf. Il a publié plusieurs ouvrages dont le désormais classique Heidegger, pensée de l’être et origine de la subjectivité (Paris, Éd. du Cerf, 2005), mais également Saint Augustin, la Trinité (Paris, Ellipses, 2004), et Être et identité : méditation sur la Logique de Hegel et sur son essence (Paris, Éd. du Cerf, 2006). Son dernier livre, La Vérité captive – De la philosophie (Genève, Ad Solem, 2009), propose un « système nouveau de la philosophie et de son histoire. »

[Editeur]

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La Vérité captive — De la philosophie, Paris, Editions du Cerf/Ad Solem, 2009.

Système nouveau de la philosophie et de son histoire passée, présente et à venir, « La Vérité captive — De la philosophie » est une œuvre neuve, en son contenu comme en sa langue : « La Vérité captive » construit un édifice de Sens, et abolit, par voie de Pensée, toute distinction artificielle entre la foi et la raison, entre la littérature et la philosophie. L’ouvrage propose une relecture intégrale de l’histoire autour d’une ontologie trinitaire, tout en soulignant avec lucidité l’âge critique de l’« outre-modernité » dans lequel l’humanité s’est enfoncée à force de donner créance à « l’immanentisme ». Maxence Caron remonte aux origines historiques conceptuelles qui ont pu ouvrir la crise de l’idéologie contemporaine croyant avoir accompli la vocation de la pensée en l’assignant au dogmatisme relativiste. Aspirant la totalité de la pensée en un fort mouvement apocalyptique et messianique, dans une langue littéraire renouvelée, d’une tonalité à la fois classique et paradoxale, Maxence Caron entend mettre en évidence les raisons profondes d’une conflagration historique dont l’originalité et l’ampleur n’ont pas été soulignées, et ne suscitent çà et là que plaintes réactionnaires alors qu’elle mérite d’être pensée en son fond et sa source. Prenant appui sur l’ère même qu’inaugure ce livre, la pensée est dite désormais indéfectiblement ouverte, depuis son intériorité même et par sa logique intrinsèque, à la Révélation du Principe. S’initiant d’un trait d’apocalypse et s’achevant sur un poème mystique, « La Vérité captive » expose le Système et le regarde simultanément jaillir de l’histoire de la philosophie. L’ensemble bouleverse tout repère stylistique et initie une nouvelle voie, finale. Ce livre souffle du fond des ères et, remontant à l’origine apodictiquement transcendante de tout acte de l’esprit, ouvre de mettre fin aux errances de la pensée. [Editeur]

English Summary:

Presenting a new system of philosophy and its past, present and future history, ‘La Vérité captive – De la philosophie’ is a totally original book, both in its contents and the language it employs. ‘La Vérité captive’ constructs an edifice of Meaning, abolishing – through Thought – all artificial distinctions between faith and reason, between literature and philosophy. The author proposes an integral rereading of history around Trinitarian ontology, while lucidly underlining the critical age of ‘outre-modernité’ into which humanity has been precipitated through giving credence to ‘immanentism’. Maxence Caron takes us back to the historical conceptual origins that led to the crisis of contemporary ideology, due to the belief that the vocation of thought is accomplished by assigning it to relativist dogmatism. Drawing in all thought in one strong apocalyptic and messianic movement, in a revived literary language and a tone that is both classic and paradoxical, Maxence Caron reveals the deep reasons for the historical conflagration whose originality and extent have not been stressed, provoking here and there merely reactionary complaints while both its background and source deserve to be analysed. Basing his propos on the very era which this book inaugurates, he shows thought to be unfailingly open to the Revelation of Principle, by its very interiority and its own intrinsic logic. Beginning with an apocalyptic flair and concluding with a mystical poem, ‘La Vérité captive’ exposes the System and the vision which sprang simultaneously from the history of philosophy. The ensemble reaches beyond stylistic considerations, initiating a new and ultimate way. This book draws breath from the mists of time, returns to the apodictically transcendent origin of all acts of the spirit, striving to put an end to errant thinking. [Editor]

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Pages — Le Sens, la musique et les mots, Paris, Séguier, 2009.

Recueil de textes de littérature, de musique, de philosophie, ce livre en contient plusieurs de diverses formes, brefs ou longs, et de différentes tonalités, mais tenus par la cohérence d’une unique question : la manifestation de l’Essentiel au coeur de l’art. De Bach à Brahms, de Mozart à Mahler, de Chopin à Strauss, de Beethoven à Bruckner, de Rimbaud à Céline, de Joseph de Maistre à Valéry, de Hegel à Gracq, de Pascal à Nietzsche et Heidegger, on n’y trouvera guère d’opinions communément admises sur ces sujets qui apparaissent ici comme autant de variations sur le thème de l’Unique. À rebours de ce que dogmatise le relativisme d’époque, Maxence Caron montre, en une langue aussi musicale que son contenu, comment la liberté inscrite au sein de l’oeuvre d’art fait de celle-ci l’expression d’un Sens universel qui relie l’homme à la Vérité. Découvrant le centre caché dont rayonne mainte littérature ou mainte partition que l’on croit connues, bouleversant les approches littéraires ou musicologiques contemporaines, l’auteur fait vibrer dans l’infini d’un même espace de résonance, le Sens, la musique et les mots. [Editeur]

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La pensée catholique de Jean-Sébastien Bach — La Messe en si, Versailles, Via Romana, 2010.

Jean-Sébastien Bach (1685-1750) est, avec Mozart et Beethoven, l’un des plus grands compositeurs de l’histoire de la musique. La littérature abonde sur l’homme qui, parmi tant d’autres chefs-d’œuvre, entendit et écrivit les Concertos Brandebourgeois, les trois centaines de Cantates, les Variations Goldberg, le Clavier bien tempéré, la Passion selon saint Matthieu, L’Art de la fugue, ou le continent des Œuvres pour orgue. Pourtant, aucun de ces nombreux ouvrages n’a jamais estimé nécessaire de se pencher sur la pensée de Bach, son inspiration d’artiste, et son approche des questions cruciales de l’existence humaine.

Le premier pas qui permet de parler d’un homme qui n’a jamais fait secret de son inspiration profondément chrétienne est celui qui ouvre l’accès à sa pensée, celui qui accepte de traverser l’œuvre que Bach a en toute conscience présentée comme sommet et testament : la Messe en si. Car c’est bien dans cette messe que s’exprime l’insoupçonnée pensée théologique et catholique de Jean-Sébastien Bach, dont la musique témoigne au plus profond de la foi en l’Eucharistie.

Lauréat de l’Académie française, agrégé de Philosophie, docteur ès Lettres, musicien, pianiste, musicologue, diplômé et médaillé en de nombreux domaines du Conservatoire National de Musique Maxence Caron est l’auteur de plusieurs livres parmi lesquels le roman Microcéphalopolis (Via Romana), le recueil Pages – Le Sens, la musique et les mots (Éd. Séguier), et l’important ouvrage La Vérité captive – De la philosophie (Ed. du Cerf), système nouveau de la philosophie et de son histoire. Directeur de collection aux Éditions du Cerf, il y a fondé les « Cahiers d’Histoire de la Philosophie » dont il a notamment dirigé les volumes sur Hegel, Heidegger et saint Augustin. [Editeur]

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Le Chant du Veilleur — Poëme Symphonique, Versailles, Via Romana, 280 pages, préface de Renaud Escande op, illustration de couverture d’Aude de Kerros, 2010.

« Le grand poème proposé par Maxence Caron se donne comme une œuvre profondément originale tout en renouant avec l’essence même de la poésie : la musicalité de la langue et son rythme rendent le texte instinctivement compréhensible (c’est le propre de la musique), tout en ouvrant ainsi la réalité humaine à ce qui lui parle tout en lui échappant : le divin. Mystère et clarté s’entrelacent. L’ouvrage, en un unique trait, plonge au cœur des ressources de la langue française, délivrant des accents baroques aussi bien que des fulgurances visionnaires proches des courants surréalistes. Un unique but : au cœur de confessions où l’homme révèle porter en lui la forme de la divine condition, le verbe humain creuse sa capacité interne afin de trouver le lieu où faire vibrer la présence du Verbe divin. »

L’éditeur

« Le Chant du Veilleur est l’écho, sublime, d’une expérience mystique.

Tout y chante Dieu. Tout y conduit.

Là, au creux des mots, mais aussi entre, le Verbe exulte.

[…]

Sur la page court cette clarté si difficilement simple que j’aime chez les Pères de l’Église.

Et puis cette musique, partout, qui nous porte, nous précède et nous devance. »

Extrait de la Préface

du Père Renaud Escande

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Philippe Muray, la femme et DieuEssai sur la modernité réactionnaire, Artège, 160 pages, 2011.

Disparu en 2006 dans l’indifférence, Philippe Muray est aujourd’hui le penseur le plus à la mode. Mais si son humour et son impitoyable analyse de notre société se retrouvent sous les feux des projecteurs, il a sans doute été trop vite rangé dans la catégorie des “nouveaux réactionnaires”. Or, jusqu’ici, en dépit du nombre toujours croissant de ses adulateurs et de ses détracteurs, son œuvre n’a pas fait l’objet d’une étude objective et approfondie.

Avec le brio et l’acuité qui lui sont habituels, Maxence Caron dépasse non seulement les clichés que l’époque plaque sur les thèmes murayens, mais va également au-delà de l’image même que Muray voulait bien donner de soi. En s’attachant à la question de la femme et à celle du divin, à travers les ambiguïtés, les contradictions et les non-dits de l’auteur de Festivus Festivus, c’est le sens profond de toute une œuvre que Maxence Caron met en lumière.

Agrégé de philosophie, Maxence Caron est l’auteur de l’ouvrage qui fait aujourd’hui autorité sur Heidegger, Heidegger : Pensée de l’être et origine de la subjectivité, ainsi que d’un nouveau système de philosophie, La Vérité captive, qui a créé l’événement à sa parution. Directeur des Cahiers d’Histoire de la Philosophie aux Éditions du Cerf où il a entre autres coordonné le premier collectif consacré à Philippe Muray, il est également poète et auteur d’ouvrages littéraires (Pages, Microcéphalopolis, Le Chant du Veilleur). Docteur ès Lettres, lauréat de l’Académie Française, musicien émérite, il a consacré plusieurs textes à la musique, de Bach à Mahler en passant par Beethoven et Liszt. [Éditeur]

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L’Insolent, collection « Les Affranchis », roman, NiL / Robert Laffont, 2012.

De la misanthropie considérée comme l’un des beaux-arts, de l’insolence érigée en règle…

« Molière vient de monter Le Misanthrope. Alceste est furieux, humilié, déshonoré. Lui, l’être au goût exquis, le véritable aristocrate du savoir, le défenseur des vertus foulées au pied par flatteurs et courtisans, le gentilhomme infiniment supérieur aux petits marquis que cette diablesse de Célimène a le culot de lui préférer… Voilà qu’on ose le railler sur scène ? Hésitant toujours à partir au désert, Alceste se tourne, en désespoir de cause, vers son maître en misanthropie — un maître éternel, qui a tout vu, tout entendu, tout senti, et de tout temps — sans deviner que ses jérémiades vont provoquer un torrent de fureur. Outré par les simagrées de son ancien élève, Maxence Caron s’énerve et songe d’abord à les ignorer : après tout, pourquoi un misanthrope émérite viendrait-il au secours de qui que ce soit ? Difficile, cependant, de ne pas saisir cette trop belle occasion de dire à un disciple en herbe ce qu’est la misanthropie, loin de toute caricature. Il est temps de montrer à ce pauvre Alceste que le monde est encore plus ridicule, corrompu, encore plus nigaud que la cour de paons désignée par Molière, et que le désert ne peut servir de refuge à celui qui ne renonce pas à croire en l’humanité. Car tout est là : un misanthrope, un vrai, ne déteste les siens que parce qu’il conserve préalablement en lui la plus haute idée de l’esprit humain, une foi en la beauté, la douceur, l’harmonie et la sagesse.

Pour parvenir à retrouver cette image de la perfection humaine, à comprendre d’où elle provient, le misanthrope devra regarder droit dans les yeux les horreurs de la société où il est né. En somme, pour accéder au paradis, encore faut-il avoir désigné où se situe l’enfer et s’être patiemment imbibé de l’enseignement d’un purgatoire. Prenant Alceste par la main, Maxence Caron le mène dans une nuit de Walpurgis où défilent les figures grimaçantes d’artistes, d’écrivains ou d’hommes politiques infiniment plus nocifs que ceux qu’Alceste a condamnés sur la scène du Misanthrope. Une fois décillé, Alceste sera prêt à comprendre le rôle élévateur de la musique et à s’approprier ses symboles, pour savoir entendre et écouter d’invisibles beautés, grâce à Liszt, Schubert, Beethoven et Bach, qui réconcilient l’entendement et la sensibilité dans l’âme du misanthrope le plus aguerri. Alors seulement, la misanthropie devient un art, un exercice humaniste hors des circonstances, parfaitement ontologique, et même un droit divin. Car en profondeur, la joie et la misanthropie ne sont pas opposées.

Lettre leçon, lettre roman d’initiation, lettre à la circularité proustienne et à la structure de Divine Comédie, lettre de flamboiement stylistique étourdissant, lettre fleuve sur la nécessité de s’élever misanthrope — et non de tomber misanthrope — afin de savoir encore entendre, apercevoir, aimer ce qui est beau, ce qui mérite notre dévotion, cet extra-ordinaire opus des « Affranchis » s’adresse bien sûr, à travers la figure d’Alceste, à un destinataire que nous connaissons très bien : nous. »

Claire Debru

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Improvisation sur Heidegger, collection « Passages », Paris, Ed. du Cerf, 2012.

« Improviser n’est pas seulement mettre en valeur, sauf chez qui se sent de courber chamelliquement l’échine comme tous ces scribes à qui un Nietzsche n’eût certes point remis la palme de la zoroastrienne métamorphose du lion. Improviser est s’entretenir au ciel de l’essentiel, entre hommes qui ont vu quelque chose du cœur irriguant une œuvre, entre voyants qui savent quelque chose d’essentiel.

Tout ne sera pas dit par celui qui improvise, car tout pour celui-ci n’a pas été dit par la partition de celui qui suscite l’improvisation. Mais l’improvisation n’a pas à se livrer à trop d’explicite, elle fait – dans tous les sens du terme – miroiter : improviser rend hommage à fin d’une non-dite suggestion de dépassement. Ce dépassement a été dit ailleurs. L’improvisation est un songe réminiscent. »

Maxence Caron

 

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Journal inexorable, collection « L’absolu », Versailles, Via Romana, 2012

« Combien d’insultes se préparent contre mon humilité cosmique…

L’heure commence où une génération neuve naît de mon œuvre neuve : l’œuvre est là, partout en ma tête ; c’est une œuvre gigantesque : j’ai mal à la tête.

J’ai chanté ici, auprès de vous, mes pages, dans notre intimité, l’approche amoureuse de Celle que prétextant tout ils ont tous fui : la Présence.

Les penseurs : y en a-t-ils ? Où sont-ils ? Ont-ils place derrière leurs oreilles de cocker, ces moins que chancres ?

Je chante la teneur de la Substance Prime, par-dessus la tête des mondes philosophiquement constitués.

Il y a, avant que de dire combien ils ont retenu la Vérité captive,

Il y a, avant de dire la désobstruction de la conscience réflexive et la source trinitaire de cette énergie spirituelle,

Il y a, entre mes mains, dans ce Journal qui devance l’œuvre principale,

Il y a ce nocturne sourdissant avant la profonde Aube de pourpre. »

Maxence Caron, Octobre 2005

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Bréviaire de l’Agnostique – Premières pensées, préface d’Alfred Eibel, Ed. P.-G. de Roux, 2013

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« Si je ne m’étais pas régalé à plusieurs moments de ma vie d’aphorismes, je n’aurais pas préfacé ce livre. Maximes, sentences, proverbes, j’en ai fait une large consommation. Le jeune Maxence Caron m’a fait lire son manuscrit, qu’il écrivit plus jeune encore, il y a un peu moins de vingt ans. Il en avait dix-huit. Je m’y suis immédiatement immergé, à la manière de ces chercheurs d’or qui passent des rivières au tamis pour en extraire le précieux métal. Je me suis senti concerné par ces textes. J’ai écouté la voix de l’auteur. Ce qu’il note a quelque chose d’indiscutable. »

Extrait de la Préface d’Alfred Eibel

 

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Le Contrepoint de Hegel, suivi de Faire résonner la pensée qui n’est que siècle, Vrin, 2014

Couverture Caron Contrepoint Hegel1

« Je ne m’intéresse pas ici à l’histoire d’une pensée mais à son inconscient musical. Il s’agit de faire apparaître le jeu de résonance musicale au sein duquel l’écriture d’une pensée a trouvé son espace. Cette neuve façon de regarder penser est une lecture contrapunctique. Le contrepoint est l’art suprême, la plus haute syntaxe mentale : vérité valable pour le romancier, le poète, pour le musicien bien sûr, elle le sera désormais aux yeux de qui entend penser.
Le contrepoint est rupture avec les voies familières, car il n’est pas discursif : il est l’art de l’entremêlement des registres, la connaissance de leur liberté et de leur simultanéité, il est l’art de résonner. Les réverbérations offertes par les structures de l’espace musical ouvrent le cœur des doctrines philosophiques d’une façon jusques alors ignorée.
La pensée de Hegel, présentée comme un « cercle de cercles », doit être conçue plus profondément comme un contrepoint de contrepoints. Et au sein de cette fugue hégélienne, pas une ligne dont le sujet ne soit la mélodie tissée pour faire face à la déchirure hölderlinienne.
Ce livre écoute la pensée de Hegel se développer comme une fugue, dont, au sein de la structure de contrepoint qui l’anime, le thème récurrent est composé par la parole de Hölderlin : à chaque développement de l’édifice contrapunctique hégélien, les mots du poète viennent hanter chaque pièce du palais. Car Hölderlin est l’angoisse de Hegel. »

M. C.

Directeur de collection aux Éditions du Cerf, membre du Comité de lecture de la collection Bouquins, Maxence Caron est auteur d’une vingtaine d’œuvres.

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La Satire Foutre (Histoire de Clitandre et Phallusine), Les Belles Lettres, 2014

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Portrait du couple moderne, cette satire romanesque déshabille la façon dont deux amants contemporains passent leur samedi soir. Pour peindre ce qu’est devenue la relation entre homme et femme, il faut un style d’une tonalité et d’une insolence inexplorées. Aussi le début des Satires de Juvénal, témoignage exemplaire de la liberté littéraire, résonne-t-il ici en un écho spontané.

Dans un récit drôle et terrible où se mêlent cynisme et pornographie, Maxence Caron raconte douze heures de la vie d’un couple, une nuit entre Clitandre et Phallusine, autrement dit l’existence de celui ou de celle qui tient ce livre entre ses mains ou qui, déjà, se trouve avoir lu ces lignes.

« Satire de l’alcôve générale, satire de l’alcôve terminale, satire de l’enfoutrade et de la foutimasserie, la Satire Foutre est le roman comique de tous les Clitandre en proie volontaire à toutes les Phallusine. »

Philosophe, romancier, poète, musicien, Maxence Caron est l’auteur d’une vingtaine d’ouvrages.

[Les Belles Lettres]

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Glenn_Gould_Tractatus de musica-Couverture1Voici « l’art de la fugue » par Maxence Caron, un récit en forme de fugue précisément. Qui fait surgir, de la nuit du monde, les voix les plus intimes et les plus contradictoires, puis les entraîne à parler toutes ensemble sans que jamais la conversation s’interrompe… Et pour cause, n’est-ce pas le mystère d’une présence plus haute qu’elle appelle et interroge à l’infini ? Fort de cet enseignement, tiré de la musique de Bach, Glenn Gould (1932-1982) ne cessa de fuir toute sa vie. Sa fugue la plus célèbre se produisit à trente-deux ans. Quand, au faîte de sa gloire, il décida, en parfait anti-Faust, de claquer la porte des salles de concert pour la solitude de son studio d’enregistrement. Car le bruit des applaudissements l’empêchait désormais de percevoir le souffle créateur traversant l’œuvre qu’il servait. Face à la technologie, Gould sut aussi être l’anti-apprenti sorcier, le « chasseur spirituel » qui, hostile à toute tentation de clef-en-main et d’illusion de puissance, élevait le cœur et l’âme au secret d’une écoute supérieure. Dans le triptyque poursuivant l’histoire de la fugue, l’on retrouvera, sous le regard de Glenn Gould tour à tour musicien, compositeur et écrivain, le paradis de Bach, l’enfer de Mozart et le combat héroïque, salvateur, de Beethoven.

Philosophe, musicien, poète, romancier, spécialiste de Bach et pianiste précoce qui fut premier prix de Conservatoire à 14 ans, Maxence Caron est à 37 ans l’auteur d’une vingtaine d’œuvres parmi les plus originales et déroutantes de notre époque.

[Ed. P.-G. de Roux]

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Auteur et éditeur dans la collection Bouquins :

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Saint Augustin, Sermons sur l’Écriture, préface de Maxence Caron : Verbe et vie de saint Augustin, p. I à LXX.

Couverture 'Bouquins' Saint Augustin

Présentation de l’éditeur :

« Saint Augustin (354-430) est reconnu depuis l’Antiquité tardive comme le plus puissant des penseurs, le plus grand des écrivains et le plus sage des docteurs. L’œuvre du « docteur de la grâce » est ainsi la plus lue de tous les temps après la Bible. Pourtant, la plupart de ses textes – bien plus d’une centaine – sont aujourd’hui introuvables, alors que la littérature et la philosophie n’ont cessé de s’y alimenter.

Son œuvre oratoire, aussi importante que Les Confessions, le De Trinitate ou La Cité de Dieu, rassemble des méditations composées au fil d’un quotidien rythmé par le temps liturgique : à l’occasion d’un passage de l’Écriture sainte correspondant à tel office de tel jour, de telle fête, de telle commémoration, Augustin commente la Bible, établit le panégyrique d’un haut personnage en s’adaptant au public ou aux circonstances. On dénombre aujourd’hui cinq cents sermons – certains découverts il y a une trentaine d’années seulement – classés en trois grandes séquences. On trouvera ici dans leur intégralité les cent quatre-vingt-trois Sermons sur l’Écriture qui composent la première de ces séquences.

Du Buisson ardent à la Transfiguration du Christ, de la lutte de Jacob avec l’Ange au mystère de Pâques, les paroles augustiniennes nous font entrer dans l’intelligence des Écritures grâce à la beauté d’une langue qui va droit au cœur.

Cette édition est précédée d’une préface de Maxence Caron qui présente la vie de saint Augustin selon l’œuvre oratoire. Agrégé de philosophie, docteur ès lettres, lauréat de l’Académie française, Maxence Caron est l’auteur d’une vingtaine d’ouvrages. Il a également dirigé, aux Éditions du Cerf, le volume des « Cahiers d’histoire de la philosophie » consacré à saint Augustin et l’édition intégrale des Discours sur les Psaumes. »

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Auteur et éditeur dans les Cahiers d’Histoire de la Philosophie :

Heidegger, sous la direction de Maxence Caron, avec les contributions de Jocelyn Benoist, Vincent Berne, Alain Boutot, Rémi Brague (de l’Institut – Académie des sciences morales et politiques), Philippe Capelle, Maxence Caron, Jean-Louis Chrétien, Françoise Dastur, Pascal David, Jean Greisch, Jean-Luc Marion (de l’Académie française), Jean-François Marquet, Olivier Souan, Jacques Taminiaux, Jean-Marie Vaysse, Marlène Zarader, Paris, Éditions du Cerf, « Les Cahiers d’Histoire de la Philosophie », 2006.

« L’ouvrage ici présenté est le premier volume d’une collection qui a pour but d’offrir au public un état des lieux concernant les grands auteurs de l’Histoire de la Philosophie. Texte ancien ou inédit, chacune des contributions de notre collectif veut éclairer avec pédagogie un point fondamental de la pensée heideggerienne afin de faire emprunter au lecteur les travées qui le conduiront dans le chœur de la cathédrale. Nous avons voulu mettre à l’œuvre des études dont la chronologie s’étend sur les trente dernières années, ces années de recherche qui nous séparent précisément de la mort de Heidegger survenue en 1976. Ce Cahier paraît de façon significative au moment où nous célébrons cet anniversaire, et nous voudrions qu’un tel ouvrage fût présenté en dernière instance comme un hommage et comme l’illustration de trois décennies de méditation heideggerienne. »

Maxence Caron

English Summary :

This book is the first volume of a collection whose aim is to offer the public a state-of-the-art account of the great figures in the History of Philosophy. Each text (some of which are previously unpublished and all of which are remarkable for their pedagogical qualities) enlightens a fundamental point of Heidegger’s thinking, to help readers follow the passageways that lead to the choir of the cathedral. Our aim is to examine the studies that span the years of research between Heidegger’s death in 1976 and today. We would like this Cahier, published in the year of the 30th anniversary of his death, to be seen as a homage to Heidegger and an account of three decades of meditation on his work.

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Hegel, sous la direction de Maxence Caron, avec les contributions de Myriam Bienenstock, Bernard Bourgeois (de l’Institut – Académie des sciences morales et politiques), Christophe Bouton, Emilio Brito, Maxence Caron, Emmanuel Cattin, Marcel Conche, Michel Dalissier, Jean-Christophe Goddard, Gwendoline Jarczyk, Jean-François Kervégan, Pierre-Jean Labarrière, Jean-Marie Lardic, André Léonard, Bernard Mabille, Catherine Malabou, Jean-François Marquet, André Stanguennec, Olivier Tinland, Luc Trabichet, Jean-Marie Vaysse, Jean-Louis Vieillard-Baron, Norbert Waszek, Jean-Pierre Zarader, Paris, Éditions du Cerf, « Les Cahiers d’Histoire de la Philosophie », 2007.

« Les « Cahiers d’Histoire de la Philosophie » ont pour vocation d’offrir au public un état des lieux et des recherches concernant les grands auteurs de l’histoire de la philosophie. Texte ancien, classique ou inédit, chacune des contributions y a ici pour fin d’éclairer un point fondamental de la pensée hégélienne afin de mener progressivement le lecteur, par diverses portes d’entrée, au cœur même de l’édifice. De la logique à l’histoire, de la politique à l’esthétique, de la métaphysique à l’éthique, les différents thèmes de la pensée hégélienne sont envisagés et exposés par ses meilleurs et plus célèbres spécialistes. Cette puissante architecture révèle ainsi sous leur plume à la fois son ampleur et ses plus beaux ornements. »

Maxence Caron

English Summary :

The vocation of ‘Les Cahiers d’Histoire de la Philosophie’ is to provide the public with an up-to-date inventory of research concerning the great authors of the history of philosophy. Whether they be ancient, classic or unpublished texts, all the contributions here are selected because they clarify some fundamental point in Hegelian thinking, in order to gradually lead the reader, by various access routes, to the very heart of his work. From logic to history, politics to aesthetics, metaphysics to ethics, the different themes of Hegelian thought are considered and examined by the finest and most renowned specialists. Through their pens, that powerful architecture is revealed both in its vastness and most extreme refinement.

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Saint Augustin, sous la direction de Maxence Caron, avec deux articles inédits en français de Joseph Ratzinger / Benoît XVI, et les contributions de Gerald Antoni, Emmanuel Bermon, Isabelle Bochet, Anne-Isabelle Bouton-Touboulic, Patrice Cambronne, Maxence Caron, Jean-Louis Chrétien, Natalie Depraz, Dominique Doucet, Thierry-Dominique Humbrecht, Hélène Machefert, Goulven Madec, Cyrille Michon, Augustin Pic, Philippe Sellier, Kristell Trego, Marie-Anne Vannier ; Paris, Éditions du Cerf, « Les Cahiers d’Histoire de la Philosophie », 2009.

« La figure de saint Augustin est aujourd’hui dans une situation particulière puisque cet homme immense intéresse un public toujours plus large, excédant amplement celui d’actives études universitaires — ce qui nous met en présence, d’un côté, de travaux ou traductions peu sérieux, tandis que, de l’autre, certaines études réduisent le rayonnement augustinien à mesure qu’elles l’enferment dans ce qu’on imagine être spécialisation.

Notre collectif fut dirigé de sorte à éviter de périr contre l’un de ces deux écueils, c’est pourquoi il regroupe des études dont le sérieux n’assèche pourtant pas la pensée et qui constituent pour cette raison, dans leur belle exigence, une voie privilégiée d’accession à la philosophie de saint Augustin. S’y trouvent également, et évidemment dépassées, les habituelles et incompréhensibles traînées de clichés concernant le libre arbitre et la grâce, la question du corps, la prétendue opposition à saint Thomas, etc., tous les thèmes abordés l’étant en une finesse proportionnée à la subtilité du propos augustinien réel. Et c’est ainsi, en toute la puissance de ce décisif propos, qu’apparaît la pensée qui, avec celles de Platon et d’Aristote, demeure la plus importante et la plus influente de tous les temps.

En annexe de ses nombreuses contributions, ce livre comporte une importante œuvre de saint Augustin lui-même, aujourd’hui introuvable. L’on y verra aussi publiés deux textes augustiniens, inédits en français, de celui qui allait devenir Benoît XVI. »

Maxence Caron

English Summary :

Today, the immense figure of Saint Augustine attracts a constantly wider public – far beyond academics – the first consequence being translations and works that lack precision; the second, studies that confine his influence by enclosing him in what they imagine to be a specialisation.

Our author group was directed in such a way as to avoid these two pitfalls, which is why this book assembles meticulous studies that nevertheless leave room for thought, so constituting, in its exigency, an ideal approach to the philosophy of Saint Augustine. Readers will also find the usual list of clichés, obviously further developed: free will and grace, the question of the body, the supposed opposition to Saint Thomas, etc. All the themes are approached with a refinement that echoes the subtlety of Saint Augustine’s own treatment.

Through the force of this decisive work emerges a philosophy which, with that of Plato and Aristotle, remains among the most important and influential of all time.

In an annexe to the numerous contributions, readers will find substantial work of Saint Augustine himself, no longer available elsewhere. Also two Augustinian texts, previously unpublished in French, by the man who was to become Benedict XVI.

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Philippe Muray, sous la direction de Maxence Caron et Jacques de Guillebon, avec les contributions de François-Xavier Ajavon, Jean-Baptiste Amadieu, Henri Beausoleil, Philippe Berthier, Alain Besançon, Jérôme Besnard, Maxence Caron, Pierre Chalmin, Paul-Étienne Chavelet, Jean Clair, Mehdi Clément, Marielle Conforti, Jérôme Couillerot, Paul-Marie Coûteaux, Chantal Delsol, Michel Desgranges, Jacques Dewitte, Benoît Duteurtre, Julie Faure, Jacques de Guillebon, Arnaud Guyot-Jeannin, Tancrède Josseran, Aude de Kerros, Yves-Édouard Le Bos, Fabrice Luchini, Bruno Maillé, Henri de Monvallier, Frédéric Morgan, Cyril de Pins, Lakis Proguidis, Henri Quantin, Bernard Quiriny, Philippe Raynaud, Jean Renaud, Erwan Saliot, Pierre-André Taguieff, François Taillandier, Guillaume de Tanoüarn, Alexandre de Vitry, Éric Zemmour.

Et plusieurs extraits du Journal inédit de PHILIPPE MURAY.

« Il peut sembler surprenant que les « Cahiers », dont chaque titre renvoie à l’éprouvée et officielle assurance de la pérennité littéraire et philosophique, offrent l’un de leurs volumes à une figure qui n’est pas encore consacrée par l’un, quelconque, des dictionnaires en vigueur. Consacrer cependant ainsi un tel travail à l’oeuvre d’un homme disparu précocement il y a cinq ans, c’est prendre de l’avance sans prendre le moindre risque. Nous faisons œuvre de pionniers.

Philippe Muray était, il y a peu, soit haï soit aimé, avec un même succès d’estime, mais il demeurait assez peu connu. Si a beaucoup diminué la solitude à admirer Muray, il reste de nombreux stéréotypes à balayer, et d’autres encore qui naissent du succès même dont s’accroît imperturbablement la renommée de l’auteur. Mieux : le nom de Muray s’est répandu, les fièvres doxiques s’emparent de son génie, c’est pour cela que la pensée doit précisément commencer son travail. Car demeure qu’aujourd’hui pas plus qu’hier la parole de Philippe Muray n’est goûtée dans l’ampleur de sa signification et la diversité de ses registres. Il est souvent aimé pour des raisons qui sont de paille et qui occultent les profondes dimensions de ses pages. « Un brillant faiseur, sans doute », « un moment de style », « un humoriste de luxe », se dit la majorité : tandis que le panurgisme de ce genre de mutins ennuie l’œuvre même de celui qui les a toujours déjà dénoncés, le moment est venu de poser la première pierre de méditative vigilance qui accepte Muray comme objet de pensée. Fort des différences de tonalité portées par ses quarante contributeurs, qui sont autant de sensibilités chez qui Muray résonne sous diverses formes, fort de plusieurs textes issus du Journal inédit de Muray lui-même, cet ouvrage entend souligner combien son éponyme est non seulement un grand écrivain, mais constitue également pour la pensée un interlocuteur pérenne. »

Maxence Caron

English Summary :

Some, people may be surprised to see the ‘Cahiers’, whose titles are all tried and tested works whose literary and philosophical perpetuity is assured, devote a volume to a figure who has not yet been consecrated by one of the official dictionaries. Yet by devoting a book to the work of this man, who died all too young five years ago, we are simply gaining time without taking the slightest risk, as pioneers of our trade.

A short time ago, Philippe Muray was a man loved or hated, with the same fervour, yet his name remained little known by the public. Admirers of Muray may feel less misunderstood today, but there are still many stereotypes to be swept away, while others are formed by the man’s growing success. Even better: Muray’s fame is spreading; the powers that be have caught on to his genius, which is why it is necessary to start thinking. For today, as yesterday, Philippe Muray’s writing is still not appreciated in its full signification or in the diversity of its registers. He is often admired for superficial reasons that veil the profundity of his works. ‘A brilliant pen, no doubt about it’; ‘a rare style’; ‘ a humorist with class’, say the majority: so displaying that very passivity he has often denounced. The time has come to lay the first stone of a construction of meditative vigilance, which accepts Muray as the object of its thought. Rich in the variety of forty contributors, who have been sensitive to Muray’s writings in different ways, and several texts from the unpublished ‘Journal’ of Muray himself, this book aims to prove what a great writer Murray is, and to provide a perennial interlocutor for thinkers.