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Apr 2017

Philippe Barthelet parle des Oeuvres complètes de Tertullien : un article de « Valeurs Actuelles »

par admin

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Mar 2017

Tertullien par M. de Jaeghere : un article du Figaro Histoire

par admin

Tertullien

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Mar 2017

Décès de Jean-François Marquet

par admin

Jean-François Marquet est mort à Tours le 19 mars 2017.

Son dernier livre, Chapitres, est paru il y a cinq semaines aux Belles Lettres. L’avant-propos s’achevait par ses mots, les derniers qu’écrivit l’auteur :

« Avant de quitter cet ouvrage, le dernier, sans doute, que nous proposerons au public, nous voudrions aussi remercier les lecteurs et les auditeurs qui, depuis plus d’un demi-siècle, ont bien voulu nous conserver leur attention et dont certains sont devenus des amis. Peut-être auront-ils remarqué, à travers tous ces textes, une orientation, d’abord tâtonnante, puis de plus en plus consciente vers une étoile unique que nous appelons Singularité. A défaut d’autre mérite, cette aimantation donne à notre humble vie un axe et une certaine cohérence. Et nunc dimittis servum tuum, Domine. »

« Nous vivons avec ce qu’ont pensé et avec ce qu’ont senti les morts, mais ce qu’ils ont été singulièrement, cela demeure absolument dérobé. »

J.-F. Marquet

Mar 2017

Tout Malraux, par Jean-Pierre Zarader

par admin

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Jean-Pierre Zarader, Malraux, Dictionnaire de l’imaginaire, Klincksieck, 2017, 340 pages

« André Malraux ne souhaitait pas que les textes publiés, aujourd’hui, sous le titre les Écrits sur l’art soient lus comme une histoire de l’art ou bien comme une esthétique, par refus, sans doute, d’aboutir à une théorie de l’art, à des concepts abstraits et figés, là où les thèmes mêmes de la métamorphose et de l’imaginaire excluent toute pensée systématique. Le « dictionnaire Malraux » conçu par Jean-Pierre Zarader apparaît dès lors comme une gageure : reconstruire sous forme de constellation cohérente les écrits épars de l’auteur du Musée imaginaire, et leur conférer, n’en déplaise à ce dernier, le statut d’une véritable pensée de l’art. Certes, il s’agit bien d’un abécédaire, mais qui, en vertu du mode d’exposition convaincant et séduisant adopté par Zarader, parvient à mettre en évidence ce que celui-ci nomme la « structure » et la « logique interne » des textes. Les « adresses » agencées par ordre alphabétique ne sont pas celles d’un « simple » vocabulaire. Ce sont pour chacune, précise fort justement l’auteur, « de petits essais qui tentent de saisir la pensée de Malraux dans ce qu’elle a de plus méconnu », et font valoir la portée théorique et conceptuelle d’une réflexion exigeante et passionnée sur la création artistique de notre temps. »

Marc Jimenez

Mar 2017

Parution des Oeuvres complètes de Tertullien aux Belles Lettres

par admin

Les Oeuvres complètes de Tertullien étaient introuvables depuis le règne de Louis-Philippe, roi des Français…

Elles sont éditées de nouveau dans la collection des « Classiques favoris » aux Belles Lettres, en un beau volume relié de 1200 p. (sur papier bible, avec marque-page), contenant la trentaine d’ouvrages de Tertullien, sa biographie, ainsi qu’un panorama et une histoire de sa doctrine.

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« Tertullien fait partie de ces quelques auteurs monumentaux dont la pensée, la force littéraire, la personnalité, le génie, la langue et les maximes influencèrent la totalité de ceux qui vinrent après lui. Du fameux credo quia absurdum répété comme par réflexe, à la formule « on ne naît pas chrétien on le devient » reprise telle quelle par l’existentialisme de Kierkegaard, et dont la demoiselle Beauvoir reproduira la forme pour en orner son second sexe, l’œuvre de Tertullien n’est pas un produit du passé, elle n’est pas non plus un chapitre de l’encyclopédie mondiale de la « culture » : elle est la présence active d’un inconscient.

Auteur célèbre pour son tempérament passionné, pour son caractère intraitable, colérique et gouailleur, cet Africain de l’Empire romain est non seulement le premier auteur de langue latine à développer une puissante pensée chrétienne, mais une puissante pensée tout simplement : Rome se contenta, Cicéron s’en plaignit, de décorer en latin les thèses des penseurs grecs, et dans le ciel d’un tel contexte Tertullien surgit comme un astre inconnu et s’impose en écrasant de sa stature la totalité de l’histoire latine de la philosophie. Il est l’auteur d’une syntaxe nouvelle et capable de s’adapter à cette réalité dont la révolution chrétienne apporte au monde la neuve conscience : tout homme est, infiniment, liberté – dont il faut défendre la dignité et illustrer le principe.

On doit à Tertullien le considérable traité consacré à réfuter ce Marcion qui demandait que le christianisme reniât l’héritage juif : Tertullien détruit les arguments du « marcionisme » dont l’idéologie allait devenir la doctrine préférée de l’antisémitisme et qui constituerait un jour la base de la rhétorique nazie. Le traité Contre Marcion combat d’emblée, aux côtés de l’Église, la folie régressive du marcionisme pour qui il est impossible de penser la transcendance de la liberté, donc de défendre la dignité d’un humanisme intégral.

Riches de plus d’une trentaine d’ouvrages les Œuvres complètes du grand écrivain étaient introuvables en France depuis la Monarchie de Juillet… Grâce à cette édition sans équivalent, notre collection donne au public la possibilité de rencontrer cet auteur majeur qui, parce qu’il porte la structure du meilleur de notre monde, parle imperceptiblement à notre mémoire la plus profonde. Dans la figure de cet intransigeant Africain, dont le génie parfois vacille parmi les vertiges des temps de catastrophes, mais qui lutte pour que soit sans cesse exprimé l’Essentiel, c’est l’humanité entière qui se rencontre elle-même à un degré tonitruant de résonance. »

Maxence Caron

Mar 2017

« Les Ecrivains de l’Absolu », un article de Maxence Caron dans le Service Littéraire

par admin

On peut lire l’article de Maxence Caron, Les Ecrivains de l’Absolu, dans le 104e numéro du Service Littéraire.

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Feb 2017

La grande admiration de Napoléon pour Bossuet

par admin

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« Bossuet est la plus grande parole de l’univers chrétien et le meilleur conseiller des princes. Ce que j’ai appris de lui depuis mes difficultés avec Rome me le fait encore plus grand. Je l’avais cru d’abord un poète, un Homère biblique. On nous instruisait très mal à Brienne : j’avais quinze ans ; on ne me mettait dans les mains que d’insipides extraits de Domairon.

« Des extraits ! méthode pitoyable ! La jeunesse a du temps pour lire longuement et de l’imagination pour saisir toutes les grandes choses. Plus tard, je réparai cette lacune en lisant prodigieusement, mais avec peu de choix, au hasard d’une bibliothèque de garnison. Le grand côté de l’histoire ne m’apparaissait pas. À Valence, mon âme dormait encore ; et ce que j’écrivais, car j’écrivais beaucoup, était faible et pâle.

« Le jour où par bonheur je rencontrai Bossuet, où je lus, dans son Discours sur l’histoire universelle, la suite des empires et ce qu’il dit magnifiquement des conquêtes d’Alexandre, et ce qu’il dit de César qui, victorieux à Pharsale, parut en un moment par tout l’univers, il me sembla que le voile du temple se déchirait du haut en bas et que je voyais les dieux marcher. Depuis lors, cette vision ne m’a plus quitté, en Italie, en Égypte, en Syrie, en Allemagne, dans mes journées les plus historiques ; et les pensées de cet homme me revenaient plus éclatantes à l’esprit, à mesure que ma destinée grandissait devant moi. Mais en même temps, et c’est ce que je sens bien aujourd’hui comme le côté pratique du génie fondé sur le bon sens, voyez comme ce pieux évêque, si digne d’être cardinal et qui ne le fut pas, si grand défenseur de l’église contre les dissidents et les incrédules, s’est montré le champion fidèle de la royauté devant l’église. Tout ce que je lis de lui, tout ce que m’en ont dit le bon évêque de Casal et l’évêque de Nantes, me remplissent d’admiration. Si cet homme existait, il serait depuis longtemps archevêque de Paris, et le pape, ce qui vaudrait mieux pour tout le monde, serait encore au Vatican ; car il n’y aurait pas alors dans le monde de chaire pontificale plus élevée que celle de Notre-Dame, et Paris ne pourrait avoir peur de Rome.

« Avec un tel président, je tiendrais un concile de Nicée dans les Gaules. »

Napoléon

On peut lire ce texte dans le volume Bossuet, Élévations sur les mystères, Méditations et autres textes, 1760 p., qui vient de paraître dans la collection « Bouquins » chez R. Laffont.

Feb 2017

Parution de « Chapitres », un grand ouvrage de Jean-François Marquet

par admin

« Avant de quitter cet ouvrage, le dernier, sans doute, que nous proposerons au public, nous voudrions aussi remercier les lecteurs et les auditeurs qui, depuis plus d’un demi-siècle, ont bien voulu nous conserver leur attention et dont certains sont devenus des amis. Peut-être auront-ils remarqué, à travers tous ces textes, une orientation, d’abord tâtonnante, puis de plus en plus consciente vers une étoile unique que nous appelons Singularité. A défaut d’autre mérite, cette aimantation donne à notre humble vie un axe et une certaine cohérence. Et nunc dimittis servum tuum, Domine. »

Jean-François Marquet

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Chapitres, Belles Lettres, 472 p.

« Jean-François Marquet est l’auteur d’une œuvre inclassable, aussi érudite qu’élégante, aussi puissante qu’inexplicablement claire, dont le propos aristocratique et rare fait résonner, à l’époque même des spécialistes exorables et patauds, le timbre d’une voix d’exception. Chapitres est le dernier livre et le testament d’un pèlerinage pensant commencé il y a près de soixante ans. En l’origine latine de son étymologie le « chapitre », qui se dit capitulum, désigne la tête, et plus précisément l’homme de tête ou l’individualité, autrement dit la singularité, thème majeur de la pensée de Marquet, mais le capitulum, et cette signification est ici indissociable de la précédente, dit également le chapiteau dans la langue des architectes, et le capitulum désigne la tête ornée sur quoi repose la partie supérieure de l’édifice. Dans les trente-deux chapitres que réunit le somptueux jeu d’écho dont est constituée l’architecture de ce livre, Jean-François Marquet récapitule ainsi en un ultime ouvrage les singularités capitulaires dont les figures accompagnèrent sa méditation ininterrompue: de Pascal à Schelling, de Schopenhauer à Heidegger, de Dante à Bergson, de la thématique trinitaire à celle de la fin de la philosophie, ces récapitulations soutiennent au-dessus d’elles-mêmes le dôme d’une Histoire posée sur le pensif chapiteau des siècles.

Le caractère imperturbable et souverain du regard et de la pensée de Jean-François Marquet, la limpidité de son langage cependant au constant contact de l’exigence verbale des réalités les plus fondamentales, font de chacune de ses pages un chemin vers l’essentiel dans la grâce des phrases les plus pures et des références les plus heureuses – où l’on voit la complexité d’une phrase de Hegel soudainement éclairée par un alexandrin de Verlaine. L’œuvre de Jean-François Marquet cultive la singularité: décalage et paradoxe, elle se détache par nature de l’institution au milieu de laquelle elle est née ainsi que de tous ces codes dont ne cesse de se jouer la sereine marginalité d’un auteur inclassable. Refusant la stérilité des morcelantes cloisons entre la littérature, la théosophie, l’art et la philosophie, il a créé une lumière dont la teneur permet un éclairage ouvrant l’histoire en chacune, singulière, de ses hautes figures. C’est en effet la rougeoyante lumière du couchant, cette lueur testamentaire que comporte encore le jour, qui éclaire le plus vivement un paysage: et c’est ainsi la lumière du crépuscule qui éclaire chacun de ces Chapitres dont ici se tisse un destin qui fut le nôtre. »

Maxence Caron

*

Table des matières

I. SCHELLING ET LES MÉTAMORPHOSES DE L’HISTOIRE
II. FRIEDRICH WILHELM JOSEPH VON SCHELLING
III. CORPS ET SUBJECTIVITÉ CHEZ CLAUDE BRUAIRE
IV. PASCAL ET LEQUIER OU L’ENJEU DES JEUX DE DIEU
V. RAVAISSON ET LES DEUX PÔLES DE L’IDENTITÉ
VI. LA MORALE DE LA MÉTAPHYSIQUE
VII. LA PHILOSOPHIE DE SCHELLING
VIII. GILBERT SIMONDON ET LA PENSÉE DE L’INDIVIDUATION
IX. SUBJECTIVITÉ ET ABSOLU DANS LES PREMIERS ÉCRITS DE SCHELLING (1794-1801)
X. MAINE DE BIRAN ET SES CONVERSIONS
XI. SCHELLING. DU PROCESSUS NATUREL AU PROCESSUS MYTHOLOGIQUE
XII. L’INDIVIDU CHEZ NIETZSCHE : DÉCADENCE ET RÉCAPITULATION
XIII. DANTE DANS L’IDÉALISME ALLEMAND
XIV. SCHELLING ET LE DÉNOUEMENT DE LA PHILOSOPHIE
XV. DURÉE BERGSONIENNE ET TEMPORALITÉ
XVI. HENRY CORBIN ET LA « SCIENCE DE L’UNIQUE »
XVII. « UNE ÉTRANGE SORTE D’HUMANISME » (HEIDEGGER)
XVIII. LES FIGURES DU CONFLIT DANS LA PHÉNOMÉNOLOGIE DE L’ESPRIT DE HEGEL
XIX. QUINZE REGARDS SUR LA MÉTAPHYSIQUE DANS LE DESTIN DE L’HISTOIRE DE L’ÊTRE
XX. L’ÊTRE ET LE DIEU. NOTES SUR QUELQUES POINTS DE LA SEYNSGESCHICHTE DE HEIDEGGER
XXI. ABSOLU ET SAVOIR DE L’ABSOLU DANS LA DERNIÈRE PHILOSOPHIE DE FICHTE
XXII. SCHOPENHAUER ET LE PRINCIPE DE RAISON
XXIII. BERGSON, L’AXE ET LE CERCLE
XXIV. HEGEL ET LE SYLLOGISME DE L’HISTOIRE
XXV. LE MYSTÈRE DE LA TRINITÉ DANS L’IDÉALISME ALLEMAND
XXVI. LIBERTÉ ET COMMENCEMENT
XXVII. KANT ET L’OBJET DE LA MÉTAPHYSIQUE AVANT LA CRITIQUE DE LA RAISON PURE
XXVIII. LA MÉTAPHYSIQUE AU SINGULIER
XXIX. SCHELLING EN 1809 : LA FREIHEITSSCHRIFT ET L’INFLUENCE DE FRANZ VON BAADER
XXX. L’ARTICULATION DES PERSONNES DANS LA PENSÉE DE FRANZ ROSENZWEIG
XXXI. BERGSON ET LA MORALE DU « BON SENS »
XXXII. Y A-T-IL UN FIL DIRECTEUR DE L’HISTOIRE DE LA PHILOSOPHIE MODERNE ?