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Mar 2021

Événement : le « Dictionnaire Jésus » de l’Ecole biblique de Jérusalem

par admin

Oeuvre de l’Ecole biblique et archéologique de Jérusalem, à qui l’on doit la version de référence de la Bible, et dirigé par le Père dominicain Renaud Silly, le Dictionnaire Jésus paraît pendant le temps pascal dans la collection « Bouquins ».

Éditeur de la Bible de Jérusalem, l’École Biblique fondée en Terre Sainte par le P. Lagrange en 1890, offre avec ce Dictionnaire le fruit de décennies de recherches scientifiques au contact direct du peuple et du pays où Jésus a vécu.

Travail dont il n’existe aucun équivalent en qualité, ce Dictionnaire s’impose d’emblée comme une référence.

Mar 2021

Véronique Lévy : « Mesdames les féministes… »

par admin

Mesdames 
les féministes, 
Je suis amoureuse d’une Femme
de 
son 
regard 
de l’au-delà des mers 
Son nom est Marie
Et c’est la Mère de Dieu.
Qu’on se le dise !

Véronique Lévy

 



Page officielle : veroniquelevy.officiel

Mar 2021

Le 2e trio de Schubert dans sa meilleure version

par admin

2e Trio pour piano de Schubert en mi bémol majeur, op. 100, D. 929, par Isaac Stern (violon), Leonard Rose (violoncelle) et Eugene Istomin (piano)

1er mouvement : Allegro

2e mouvement : Andante con moto — 15’50

3e mouvement : Scherzo, Allegro moderato — 25’30

4e mouvement : Allegro moderato — 32’02

Mar 2021

Un texte de Maxence Caron dans la Revue « Commentaire »

par admin

La Pensée de Marc Fumaroli | De l’Ecole du silence aux Partis pris

par Maxence Caron

La revue Commentaire a été fondée par Raymond Aron.

Elle est dirigée par Jean-Claude Casanova.

Mar 2021

Bloc-Notes : « La démocratie fait-elle bon usage de soi ? »

par admin

Service Littéraire, numéro 146

Bloc-Notes de Maxence Caron (mars 2021) dans le Service Littéraire :
La démocratie fait-elle bon usage de soi ?

La démocratie fait-elle bon usage de soi ?

 

« Définissez la politique. — Certes ! La politique est cette activité qui, par l’expression légale des instincts les plus bas, rend systématiquement plus probable le pire. Vous votiez ? J’en suis fort aise. Eh bien ! expiez maintenant. » C’est ainsi toujours de soi que souffre, à travers l’exercice d’un pouvoir qu’elle élit et laisse faire, la nonchalance stupéfaite et bestiale du vulgaire.

*

Le normalien est cette race à part : la race du tout-venant. Toujours tatillon, jamais génial, le normalien bredouille la forme de conscience qu’attend de soi la majorité. Normalien n’est pas un titre, c’est un état d’esprit. C’est parce qu’il y a des normaliens, soit de nombreux esprits femelles, que l’on réimprime certains auteurs dénués de tout génie, mais dont les manies à ausculter pour eux-mêmes, en un narcissisme sans fin, les facettes de leurs impuissances, ont produit en creux quelques remarques pertinentes sur l’être de l’art, qu’ils n’ont jamais regardé que de loin. En ce sens, et de même que chez un méticuleux normalien, on apprend de ces choses-là en regardant Michel Leiris scruter ce dont il est incapable : comme l’agrégé que sécrète la rue d’Ulm, c’est là l’homme de la rue qui, avec un air pincé de collectionneur avaricieux, parle de ce qui le dépasse et croit pouvoir rêver d’en participer un peu. L’on croise ainsi quelques sentences instructives dans le Journal de Leiris récemment réimprimé chez Gallimard dans la collection Quarto, et notamment cette belle et juste pensée sur la différence nette entre les poètes et les auteurs de diaire, qu’il s’applique à lui-même : « Me voilà devenu chroniqueur, au lieu d’être poète : écriture d’après coup : écriture qui relate, transcrit, et non écriture qui produit. » Il est rare, en effet, qu’un poète ait écrit un journal. Et, si ce que publia Leiris ne vaut pas un rotin, l’on ne perdra toutefois pas son temps à ne négliger pas cette chose idiosyncrasique qu’il ne publia pas.

*

La Vérité est Vérité d’être antécédente et première. Elle est Vérité de nous précéder en tout et jusqu’à l’impulsion par laquelle nous est suscité le désir de la chercher, de la rencontrer, d’aller vers elle. L’alogie capitale, et qui est un radical contre-sens d’iniquité, le péché d’irrationalité originelle, la faute automatique de notre esprit, sa plus grave erreur, partout répandue et qui fait un déluge de crachats typhonnant entre les bouches humaines amassées autour du vide de leur flux de caquet, cette alogie consiste à transformer notre vacuité en un tribunal osant se mêler de juger la précédence initiale et d’évaluer Dieu. À chaque instant de la vie le drame de l’homme se joue dans la rationalité du type de relation qu’il consent devoir à la Vérité : il la place avant ou après lui. Aucune morale ne compte ni ne vient avant cette réalité. Et l’homme ne sait rien s’il ne connaît ceci : ce n’est pas à nous à établir la part que nous devons d’obéissance à l’Absolu. Le cathédrant c’est l’autorité de la raison, et celle-ci n’ignore que volontairement combien la volonté de la Vérité a son rang au-dessus des humaines contestations.

*

La démocratie pléthomane fabrique de l’imbécile. Et la peste dont ces imbéciles sont malades c’est la crédulité de savoir sans penser. Ils ont beau ne jamais chercher pour leur cerveau que la première occasion de s’anonchalir et s’avachir, cependant, ignorants et grégaires, ils ont l’opinion de savoir. D’où ces défilés de bavardages animés par d’abasourdissants balochards, dont ne point s’extraire des débats est perdre son âme. La sagesse, c’est de se rasseoir en soi, mais les natures triviales sont garrotées par la certitude que se montrer est une récompense immortelle. Il faudrait que me vînt compassion du vulgaire abusé de ses folies, mais comment ? Il veut si délibérément ses insanités et avec un tel cœur : il les préfère ! Et c’est en toute conscience qu’au regard de l’océan de vive essence qui lui est ouvert, il va à la souille et plonge à la cloaca. Vasarde, la démocratie commence et finit dans l’exercice de gueule.

Maxence Caron

Fév 2021

Pierre-Guillaume de Roux (1963-2021)

par admin

Pierre-Guillaume de Roux (1963-2021)
Un lecteur immense, une culture sans limites, un éditeur libre, et un Ami


« Ainsi, Dieu, chacun des tiens te priera 
aux heures décisives ; 
même les eaux qui débordent 
ne pourront l’atteindre.
Tu es un refuge pour moi, 
et mon abri dans la détresse ; 
de chants de délivrance, 
tu m’as entouré. »

Psaume XXXI, 6

Fév 2021

Bloc-Notes : « Triomphe coronal d’une nation épidémique »

par admin

Service Littéraire, numéro 145

Bloc-Notes de Maxence Caron (février 2021) dans le Service Littéraire :
Triomphe coronal d’une nation épidémique

 

Triomphe coronal d’une nation épidémique

 

Les Français ne peuvent se déprendre de leurs crimes, ni de s’y appliquer sans applaudissements. Qu’est certes un pays dont une grippe suffit à émouvoir la noise… En telle occise situation de pathologie nationale, et quand un éternuement suffit à achever l’affaire, n’importe quel rhume eût fait son office.

*

Il n’y a rien de bon mais seulement un symptôme lorsque l’innumérable multitude des sots se fait vulgaire discoureur d’apocalypse, lorsque la populace fabrique sa collapsolalie et s’en vante. Ils vont, sans objet, poussant partout leurs jappements. Dans le vaste consentement amoral où l’ahuri majoritaire a laissé gésir l’Histoire, la vanité des masses ennuyées et l’immensité de leur désert sont si grandes que le vulgum, ainsi qu’une Cassandre au destin renversé et qui fût entourée de clones approbateurs, s’abîme dans la prédiction de telle imminente peste noire comme dans la jouissance de sa plus haute satisfaction intellectuelle. Regardez-les confus et guindés, qui font les indécis comptes des états de l’immanence ! Ils se saillissent les uns sur les autres : ô l’excitation tumultuaire ! ô l’ivrogneuse pousserie ! Partout l’on vaticine sur tel immédiat choléra mondial pour se donner le plaisir de l’avoir prévu. Je récuse cette vicieuse forme d’opiner. La Vérité a dit : « il y aura des épidémies » (Luc XXI, 11). Mais la Vérité procède clairement : « Quand j’agirai, j’agirai vite », dit-elle à Isaïe (LX, 21). Les épidémies d’Apocalypse seront des hécatombes limpides, non d’imprécises angines. Sous peine de contradiction sur le mot et la chose, il n’y a sûrement pas d’Apocalypse « asymptomatique ».

*

« Si Dieu est bon, s’il est amour, alors il n’y a pas d’enfer » disent-ils, et c’est l’argument dont ils se payent et s’entreplâtrent. Mais c’est Dieu, et non l’homme, qui est Amour et qui est Bonté. Ne vont ainsi en enfer que ceux qui veulent l’enfer ou le préfèrent. L’enfer est un effet de la bonté de Dieu : la délicatesse de cette infinie et divine bonté a prévu l’enfer pour ceux à qui le Paradis serait infernal.

*

Un complot mondial est impossible à échelle humaine. Une dissimulée et sournoise société de canailles charogneuses et autres crapules assoiffées peut évidemment se former – à commencer par la société des hommes en son ensemble… Une surnuméraire société d’arsouilles, une société de méchants intéressés, dotée de ses invisibles argousins, peut se constituer, et de telles il y a. Mais justement, en tant que telle elle ne peut subsister : si existe une société motivée par le mauvais, il ne peut, par définition, y avoir d’amitié entre les mauvais. Vivant dans la discorde que porte constamment avec soi l’égoïsme au nom de quoi ils se sont regroupés, leurs désirs de puissance n’atteignent pas à satisfaction et forment une société divisée qui n’a aucune force de gouvernement. Chacun finit par y détester ses confrères encore plus qu’il ne hait la masse de ceux pour le contrôle de qui il s’est acquis de tels confrères. Divisée par son origine même, une société de complot est divisée contre elle-même et n’a nulle capacité à contrôler un pays, un continent ou le monde – sans le consentement des peuples : par sa complaisance le pouvoir du peuple est complice des crimes dont il s’indigne mais qu’il connaît, ce pourquoi on veut à ce point le faire voter. Aucune « société secrète » ne peut subsister car sa mesure est uniquement soi : cette identité est la somme des égoïsmes, et hors référence au Transcendant les groupes humains se défont, leur horizontalité a pour fatalité l’évanescence puis la disparition. Il n’y a d’invasions barbares que si les barbares sont d’abord à l’intérieur : ils sont cet autochtone apostat et atone, décérébré, inculte, amolli et athée, qui, de tout son cœur, précède à bras ouverts l’envahisseur. Les Français veulent le bonheur, ils estiment que Dieu le leur doit ; mais non contents de le fuir, ils ne savent se déprendre de leurs crimes, ni de s’y appliquer sans une épidémique approbation.

Maxence Caron

Jan 2021

Bloc-Notes : « Chateaubriand et la renaissance politique »

par admin

Service Littéraire, numéro 144

Bloc-Notes de Maxence Caron (janvier 2021) dans le Service Littéraire :
Chateaubriand et la renaissance politique

chateaubriand

Chateaubriand et la renaissance politique

 

Les mœurs sont énormément corrompues et penchent d’une prodigieuse inclination vers l’empirement. Parmi l’ignorance abécédaire d’une ère charmée de n’être qu’inversion et tandis que le présideux Minus Trogneux se promène au bras de sa mousmée précambrienne, le basculement révolutionnaire paraît inéluctable. « Malheur quand le sceptre est aux mains d’un enfant ! » (Shakespeare) et surtout quand cet égayé de fin de monde joue à faire la leçon aux univers. Ce visage glabre que détrempe tout un marécage de fadeurs exclamatives, n’a pourtant aucune réalité. Le réel je l’examine là, universel, dans un livre épuisé et capital de Chateaubriand : La Monarchie selon la Charte (1816). Il y fait remontrance au roi restauré. C’est au nom même de l’attachement au souverain légitime que l’auteur, déçu par l’action du souverain, en appelle, devant lui, à ce corps mystique et royal dont la réalité dépasse le monarque, en qui il est incarné pour être servi. L’auteur défend ici le droit divin et la Charte selon laquelle a été accueillie sa restauration. La force du droit divin réside en ses limites et ses devoirs, et son devoir est la bonté envers le peuple, qu’il ne faut pas exaspérer : « n’exaspérez par vos enfants, dit st Paul, de peur qu’ils ne se découragent » (Col. 3, 21). Au-dessus du roi de France il y a Dieu et ses commandements ; au-dessus du président de république athée il n’y a rien, pas même la France. Au-dessus du droit divin il y a l’amour du prochain, ce qui rend impossible le capitalisme que nous connaissons : le riche n’a nul droit de s’enrichir par principe ou en appauvrissant ses ouvriers par crainte d’être moins riche. Le modèle de l’État chrétien de droit divin n’est pas « la croissance » (qui fait l’abstrait bonheur des chiffres et la concrète misère des hommes) mais la conservation des biens entre tous. L’argent ne fait le bonheur que lorsque rien d’autre ne peut le procurer : une société animée par un État arraché au droit divin et dont le socle est le vide et l’horizon l’amour de soi, est ainsi une société dont la finalité, le moteur et le centre sont l’argent. L’État laïque, athée, est structurellement un État d’argent soit l’inverse de la France qui est née et doit rester un État de droit divin, celui du génie du christianisme. Chateaubriand veut la Restauration mais que l’on prenne acte des récents événements au risque de voir une révolution tous les vingt ans. Royaliste il l’est au sens véritable où le droit de l’Absolu est préservé, et non en un aveugle conservatisme : le droit divin d’abord, puis le régime politique : il se peut que l’on ait une république de droit divin dont le souverain soit élu pour appliquer la loi divine qui le précède. La sagesse profondément biblique de Chateaubriand n’est pas attachée à la précédence d’un absolu institutionnel mais à celle de l’Absolu dans l’institution. Le positivisme d’hébétation que vomit la crapule maurrassienne dit l’inverse. Loin des mufleries nationalistes,la monarchie est inscrite dans le génie du christianisme et Chateaubriand dit au roi comment la confirmer : par les droits du Parlement et la liberté de la presse. Car elle est de droit divin et non de ces despotismes qui sont à eux-mêmes leur propre droit : l’oppression des libertés fondamentales qui sont l’image de Dieu en l’homme, serait une fatale contradiction. La remontrance de l’auteur ne conteste donc pas la légitimité du droit divin mais en constitue le rappel : la liberté vient de Dieu, et elle a donc le roi pour garant, non pour ennemi. Un pouvoir liberticide est un contre-sens envers le droit divin et produit une tension qui est permanente cause de révolution. Chateaubriand n’annonce pas seulement ici tout le XIXe s. mais tout le XXoù le césarisme athée de Maurras, marcionite, antisémite, antichrétien, sera le « fascisme initial » (E. Nolte) dont les figures se déclineront en totalitarismes illimités. En ce chef-d’œuvre inattendu, Chateaubriand prophète fait justice des racines néopaïennes du capitalisme et de celles des extrêmes qui en procèdent, et place dans l’Esprit Saint les conditions de toute renaissance politique. La continuité de la France historique se trouve dans la France mystique. Ces pages seront, au 18 juin, l’esprit de la mystique de de Gaulle, de cette vision catholique non pas tant de la France éternelle que de l’éternité de la France.

Maxence Caron