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Jan 2017

Les Oeuvres de Bossuet chez « Bouquins » : en librairie début février

par admin

Première édition majeure de Bossuet depuis plus de 80 ans, le volume Bossuet de la collection « Bouquins » paraît le 9 février 2017. Il inclut de nombreuses oeuvres capitales dont la plupart sont introuvables, notamment les Elévations sur les Mystères, le Carême de Saint-Germain, l’Exposition de la doctrine catholique, les Lettres à Louis XIV, les Sentences pour Mgr le Dauphin, les Méditations sur l’Evangile, et, encore plus rares, les Poésies que Bossuet écrivait pour lui-même.

Publié sous la direction de Maxence Caron, ce volume est présenté, annoté et préfacé par Renaud Silly o.p.

Bossuet collection "Bouquins"

Présentation de l’éditeur :

« Ses contemporains virent en Bossuet (1627-1704) une figure tout droit sortie des temps héroïques de l’Église, capable de conjuguer action politique, direction spirituelle, développement de la pensée et culture des arts et lettres. Si le XVIIIe siècle put se sentir écrasé par son autorité et sa stature tant morale que spirituelle, le XIXe puisa chez lui une certaine idée de la grandeur française, dont il demeure une des incarnations les plus emblématiques.
Ce volume rassemble des oeuvres majeures, indisponibles depuis le XIXe siècle, de celui qui fut non seulement un grand écrivain, mais aussi un homme de grande influence auprès du pouvoir monarchique. Les Élévations sur les mystères et les Méditations sur l’Évangile manifestent une sensibilité frémissante. Dans ce commentaire de la Bible qui sollicite à chaque page le coeur et l’intelligence, l’érudition est d’autant mieux présente qu’elle reste imperceptible, entièrement coulée dans la maturité d’un vieil homme au sommet de son art.
Le Carême de Saint-Germain témoigne du génie oratoire de Bossuet à travers un cycle complet de sermons prononcés devant la cour de Louis XIV. L’éloquence sacrée y revêt une signification politique évidente. Le souci de rappeler aux rois leurs devoirs se lit encore dans les Lettres à Louis XIV et les Sentences pour Mgr le Dauphin, destinées à Monseigneur dont Bossuet était le précepteur.
L’Exposition de la doctrine catholique illustre la manière originale dont il s’adressa aux protestants, précurseur en cela d’un dialogue religieux fondé sur la connaissance mutuelle. Enfin, les Poésies, composées à la fin de sa vie, laissent apparaître un Bossuet intime, très différent de l’éclat coutumier de sa phrase et de ses concepts. »

Renaud Silly est dominicain et chercheur à l’Ecole biblique et archéologique de Jérusalem.

Dec 2016

« Ovide et l’art de la guerre » : un article de Maxence Caron dans le « Service Littéraire » de décembre 2016

par admin

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Dec 2016

Très bel article de Philippe Barthelet sur les « Ecarts » du Prince de Ligne

par admin

Article de Philippe Barthelet dans Valeurs actuelles du 1/12/2016 :

 

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Nov 2016

« Ma tête en liberté » sur France Culture : la chronique de François Angelier

par admin

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Charles-Joseph prince de Ligne

 

 

Voir sur le site de France Culture

Nov 2016

« Les Classiques favoris »

par admin

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lesbelleslettres.com

Oct 2016

« Ils ont trop d’honneur pour se faire banquier de pharaon. » Prince de Ligne

par admin

« J’ai mauvaise opinion d’un pays où il y a des fripons, et où il n’y a pas de voleurs. Il est clair que c’est faute de courage ; il y a à parier que si ceux qui attendent des voyageurs sur un grand chemin, pendant la nuit la plus glaciale de l’hiver, avaient quelque chose de mieux à faire, il ne s’appliqueraient pas à un métier si dangereux. Ils exposent leur vie, font une guerre ouverte et ont peut-être trop d’honneur, pour se faire banquiers de pharaon, ou gens d’affaires ; on soupe chez ces gens à malversation, et l’on fait pendre ceux qui n’ont pas voulu l’être, ni devenir laquais de quelque grand seigneur, pour le voler plus commodément. »

Prince de Ligne, Ma tête en liberté,
Belles Lettres, nouveautés octobre 2016

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Oct 2016

Parution de l’Histoire naturelle de Pline dans les « Classiques favoris »

par admin

Histoire naturelle de Pline l’Ancien, édition intégrale bilingue, avec la traduction, l’introduction et les notes de Littré. Coffret de deux volumes reliés, 2150 p. Index. Belles Lettres. Une édition sans équivalent à ce jour.

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« De Pline l’Ancien, son illustre devancier, Buffon écrit avec admiration, au fronton de sa propre histoire naturelle, qu’il a travaillé sur un plan bien plus grand que celui d’Aristote car « il a voulu tout embrasser, et il semble avoir mesuré la nature et l’avoir trouvée trop petite encore pour l’étendue de son esprit ». Avant de devenir l’auteur du plus célèbre dictionnaire du français, Émile Littré traduisit en une langue parfaite l’immortelle œuvre de Pline, mettant son propre génie au service d’un monument auquel depuis deux millénaires s’abreuvent la littérature, les sciences, l’histoire et la philosophie.

Cette édition majeure de l’Histoire naturelle était devenue introuvable depuis bien longtemps : la retrouver était une urgence quand n’existe aujourd’hui aucune édition grand-public de qualité d’un livre où puisèrent toutes les époques. Pour honorer une telle œuvre, aucun compromis : la grandeur de la langue de Littré accompagne en une édition bilingue le texte latin de Pline. La richesse de l’original est ainsi sans cesse accessible lorsque foisonnent tant de détails et d’étymologies pour autant d’objets, d’animaux, de parfums, de pierreries, de faits d’armes, de pays, de coutumes, de pensées, de cultures et de cultes.

L’on ne cessera sans doute jamais de s’étonner face à l’étrangeté d’un livre qui non seulement recueille si vastement la totalité, traitant de toutes les sciences et attestant de phénomènes dont on ne connaît l’existence que parce qu’il en parle, mais qui également pose sur l’univers qu’il a rendu visible un regard de satiété dont ressort constamment la conclusion que les dieux sont pauvres et que cette totalité où ils habitent ne saurait suffire. Dans l’entreprise gigantesque de Pline apparaît non pas uniquement la richesse d’un monde surabondant, mais aussi la mystérieuse et votive mélancolie d’avoir pu l’épuiser. »

Maxence Caron

Oct 2016

Parution de « Ma tête en liberté » du Prince de Ligne dans les « Classiques favoris »

par admin

Mes Ecarts ou Ma tête en liberté de Charles-Joseph prince de Ligne, édition intégrale, 370 p., Belles Lettres.

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« Personnage singulier entre tous, le Prince de Ligne plane comme une figure légendaire à l’écart et au-dessus du siècle des Lumières. Son génie entre en incandescence dans le temps même que ce siècle disparaît. Ayant attendu les vingt dernières années de sa longue vie pour devenir l’auteur des trente-quatre volumes que constitue son œuvre, le Prince de Ligne dépose au milieu d’une époque qui n’est plus la sienne, au début du xixe siècle, la puissante synthèse d’un monde tout juste révolu.

Aristocrate né à Bruxelles en 1735 dans l’une des plus anciennes familles du Hainaut, il se doit à la carrière militaire et diplomatique, ce qui l’envoie partout en Europe et lui permet de cultiver un goût naturel pour le détachement : car il ne sera l’esclave d’aucune idéologie en un temps où prendre parti est une obligation autant qu’un divertissement.

À l’agitation d’un siècle qui aboutit à la Révolution le Prince accorde une réconciliation dans un style, une attitude et un sourire dont aucun de ses prédécesseurs ne sut trouver l’apaisante tonalité. Emblème de son esprit, de sa sagesse comme de ses sentiments, l’ouvrage qui réunit ses maximes, Mes Écarts, et qui est aussi éloquemment intitulé Ma tête en liberté, regroupe la somme de ses pensées et dresse le portrait d’une âme autant que le système d’un esprit. Souvent publiés par bribes alors qu’on n’a jamais vraiment pu les lire depuis leur première parution, les Écarts sont ici édités en entier. Le Prince de Ligne est l’ultime grand moraliste de langue française : Ma tête en liberté porte à son dernier mot le génie d’une tradition inaugurée par La Rochefoucauld.

Mélange « sentimentaire » d’un militaire paradoxalement empli de préciosité, d’un rêveur alliant métaphysique et fantaisie, Ma tête en liberté est l’œuvre d’un auteur classique dont la pensée veut se constituer à l’écart de ce qu’il a vu et qu’il a connu, dont il a tiré une éthique de la hauteur de goût et une morale de l’élégance sans implication. »

Maxence Caron