Skip to content
Aug 2019

Dali : provocation auto-analytique sur l’argent

par admin

Jul 2019

Le Bloc-Notes de Maxence Caron dans le « Service Littéraire »

par admin

On peut lire le Bloc-Notes de Maxence Caron dans le numéro 130 du Service Littéraire (juillet-août 2019). M. C. y médite l’œuvre de Nietzsche, notamment le sens de ses poèmes, et donne la clef de cette pensée.

 

service_litteraire_130

Jun 2019

Le riche a-t-il une âme ?

par admin

« Si les riches distribuaient aux indigents tout ce qu’ils tiennent inutilement renfermés, cela ne suffirait pas encore pour leur faire éviter les peines qu’ils méritent pour la vanité de leur âme déguenillée. Car ils ne pensent qu’au luxe et à la mangeaille. »

St Jean Chrysostome

 

Saint Chrysostome

Jun 2019

« Service Littéraire » de juin : une ouverture mallarméenne, et le Bloc-Notes

par admin

Dans le numéro 129 du Service Littéraire (juin 2019), on peut lire :
1) le Bloc-Notes de Maxence Caron, qui analyse d’une part la notion de « complotisme » et d’autre part les discours qui en usent ;
2) en couverture illustrée (et p. suiv.) une méditation de M.C. sur la Correspondance de Mallarmé.

 

service_litteraire_129(Cliquer pour agrandir)

 

Offrez et offrez-vous des abonnements à Service Littéraire.

May 2019

« Fastes » : le prologue « Au lecteur »

par admin

Un extrait des Fastes de Maxence Caron : feuilleter le prologue Au lecteur.

 

maxence-caron-au-lecteur

Cliquer pour agrandir et lire la suite

May 2019

« Portrait du borborosophe », par Maxence Caron

par admin

Parution de Portrait du borborosophe, dans le Bloc-Notes de Maxence Caron (numéro 128 du Service Littéraire, mai 2019), où il est question d’un Marcel Onfray.

 

mc-sur-onfray-service-litteraire

Cliquer pour agrandir

 

Offrez et offrez-vous des abonnements à Service Littéraire.

May 2019

Le livre d’un grand poète : Michel Gravil

par admin

Paru aux Belles Lettres le 10 mai, le nouveau recueil d’un grand poète : Écrire l’eau le vent le ciel, de Michel Gravil.

Sur l’oeuvre de Michel Gravil on lira le chapitre XXII des Fastes de Maxence Caron.

 

138695

 

Écrire l’eau le vent le ciel de Michel Gravil explore les dimensions de l’écriture poétique dans un dialogue avec le dessin de François de Asis.

C’est Yves Bonnefoy qui, en 2009, prend l’initiative d’une rencontre entre le poète Michel Gravil et le peintre François de Asis. Celle-ci a lieu en avril 2010 dans l’atelier du peintre à Aix-en-Provence. Un premier livre suivra, en 2011, intitulé Le bassin, les ombres. Recevant le livre chez lui à Paris, Yves Bonnefoy écrira : « C’est un nouveau pas sur votre route en poésie, l’une des rares dont je me sente proche, en ce moment… ». Comment comprendre cette proximité ? Elle tient aux poèmes eux-mêmes, sans doute, mais aussi à ce culte du vers, à ce goût pour la poésie versifiée commun aux deux poètes. À propos des poèmes de L’eau vive, premiers poèmes de Michel Gravil, l’auteur du Mouvement et de l’immobilité de Douve écrivait déjà en 2003 : « Vous rendez vie à la prosodie régulière en lui offrant une liberté par le dedans qui est comme une métaphore de votre propre liberté de regard, de perception, très près des réalités d’un lieu. Ne craignez pas de rester sur cette voie, elle est vôtre, elle vous conduira à beaucoup d’inconnu… »

Michel GRAVIL

Michel Gravil est musicien, poète, philosophe. Né en 1965, il compose ses premiers poèmes entre 15 et 20 ans et suit des études de philosophie à Toulouse jusqu’en 1991. En 1994, il signe un contrat d’artiste pour trois albums de Nova Nova sur le label parisien F communications dirigé par Laurent Garnier : s’en suivent albums, concerts et collaborations jusqu’à la séparation du duo en 1999. Il s’installe près de Rennes et débute une correspondance avec Yves Bonnefoy en 2003. Il publie plusieurs ouvrages en tirage limité en collaboration avec des peintres et des graphistes : L’eau vive (2005), illustré par Stephan Eicher, Ce que le vent précède (2006), illustré par Sébastien Jarnot, Feuilles (2008), illustré par Maya Mémin et Chemins (2009), illustré par le suédois Jesper Waldersten. Il rencontre enfin François de Asis en 2010 par l’intermédiaire d’Yves Bonnefoy à Aix-en Provence. De cette rencontre suivent d’abord Le bassin, les ombres (2011), puis Labours dans la lumière (2013). Il obtient l’agrégation de philosophie en 2015 et le prix de poésie Lucienne Gracia-Vincent en 2018 pour Écrire l’eau le vent le ciel.

François DE ASIS

Né en 1935, François de Asis est un peintre qui vit et travaille à Aix-en Provence. Élève d’André Lhote et marqué par Cézanne, son œuvre est traversée par un motif géométrique simple et déjà repérable dans les premiers œuvres cubistes qu’il réalise à la fin des années 1950. Habile synthèse du cubisme et du pointillisme, sa technique consiste à submerger le regard par la démultiplication répétée de ce motif dans des figures qui semblent sur le point de s’évanouir ou de s’effacer. Refusant la traditionnelle hiérarchisation entre peinture et dessin, il assigne au contraire au dessin, en vertu même de son inachèvement, une fonction révélatrice d’un réel conçu comme lui-même inachevé. Un réalisme qui l’a conduit à ne jamais peindre qu’en extérieur et sur chevalet, en Provence bien-sûr, mais tout autant à Venise ou en Grèce, convaincu qu’on ne saurait accéder à l’inconnu qu’en s’immergeant vraiment dans le paysage. Il a publié aussi de nombreux ouvrages en collaboration avec Yves Bonnefoy et Philippe Jaccottet, notamment aux éditions Fata Morgana.

Apr 2019

« Présentation de Paris à Notre-Dame », Péguy

par admin

Présentation de Paris à Notre-Dame

Étoile de la mer, voici la lourde nef
Où nous ramons tout nuds sous vos commandements ;
Voici notre détresse et nos désarmements ;
Voici le quai du Louvre, et l’écluse, et le bief.

Voici notre appareil et voici notre chef.
C’est un gars de chez nous qui siffle par moments.
Il n’a pas son pareil pour les gouvernements.
Il a la tête dure et le geste un peu bref.

Reine qui vous levez sur tous les océans,
Vous penserez à nous quand nous serons au large.
Aujourd’hui c’est le jour d’embarquer notre charge.
Voici l’énorme grue et les longs meuglements.

S’il fallait le charger de nos pauvre vertus,
Ce vaisseau s’en irait vers votre auguste seuil
Plus creux que la noisette après que l’écureuil
L’a laissée retomber de ses ongles pointus.

Nuls ballots n’entreraient par les panneaux béants,
Et nous arriverions dans la mer de Sargasse
Traînant cette inutile et grotesque carcasse
Et les Anglais diraient : ils n’ont rien mis dedans.

Mais nous saurons l’emplir et nous vous le jurons
Il sera le plus beau dans cet illustre port
La cargaison ira jusque sur le plat-bord
Et quand il sera plein nous le couronnerons.

Nous n’y chargerons pas notre pauvre maïs,
Mais de l’or et du blé que nous emporterons.
Et il tiendra la mer : car nous le chargerons
Du poids de nos péchés payés par votre Fils.

Charles Péguy