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Oct 2017

Article de Robert Kopp dans la « Revue des deux mondes » sur la parution de la Correspondance de Joseph de Maistre

par admin

Les éditions des Belles Lettres publient ce mois-ci les « Correspondances » de Joseph de Maistre, qui nous éclairent « sur l’homme, sur l’oeuvre, sur la formation de l’homme et de l’oeuvre ainsi que sur la relation entre le monde et le penseur ».

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Joseph de Maistre épistolier

par Robert Kopp

Si l’on juge un auteur par la qualité de ses lecteurs, Joseph de Maistre (1753-1821) compte parmi les tout premiers. En effet, on compte parmi ces derniers non seulement Chateaubriand, Madame de Staël, Auguste Comte, Sainte-Beuve, Barbey d’Aurevilly et Baudelaire, mais aussi Valéry et Roland Barthes. C’est qu’il est possible d’admirer un écrivain sans nécessairement partager ses idées.

Ceci dit, grâce à une série de travaux récents, Joseph de Maistre échappe enfin au cliché de l’austère doctrinaire catholique, de l’apologiste de la guerre, de l’Inquisition et du bourreau ; il est apprécié pour la hauteur de ses vues et l’acuité de ses observations concernant l’époque troublée qu’il a traversée.

Grâce à Pierre Glaudes, l’essentiel de son œuvre est facilement accessible depuis dix ans dans un volume de la collection « Bouquins ». La place y manquait toutefois pour faire un sort à l’importante correspondance qui, dès le lendemain de sa mort, a retenu l’attention. Sainte-Beuve, qui a consacré deux grands articles à Maistre dans la Revue des Deux Mondes (15 juillet et 1er août 1843), n’a pas manqué d’y puiser, et ce sont les deux volumes, Lettres et opuscules inédits du comte Joseph de Maistre, publiés en 1851 qui ont conquis Baudelaire. « De Maistre et Edgar Poe m’ont appris à raisonner », peut-on lire dans une célèbre page de Fusées. À ces volumes aussi, Sainte-Beuve a d’ailleurs consacré un article, cette fois-ci dans le Constitutionnel.

Mais c’est dans la grande édition des Œuvres complètes en 14 volumes, publiée chez Vitte et Perrussel, à Lyon, qu’a été réunie cette importante correspondance ; elle y occupe les tome IX à XIV. Elle constitue toujours l’édition de référence. Indisponible depuis longtemps – même dans le Reprint de Slatkine de 1979 – , elle vient d’être reprise dans la collection « Les Classiques favoris » aux Belles Lettres. Un superbe volume compact et relié de plus de 1500 pages au prix très abordable de 75 €.

« Loin d’être un simple observateur, Maistre joue un rôle non négligeable au services des anciennes monarchie. »
Certes, depuis un siècle et demi, d’autres lettres ont fait leur apparition et ont été publiées généralement dans des revues, dont l’excellente Revue des études maistriennes qui paraît depuis 1975 et qui est à son quinzième numéro. Mais l’essentiel se trouve dans l’édition Vitte et désormais aux Belles Lettres. Quelques huit cent lettres adressées à sa famille, dont il était séparé pendant onze années de charges diplomatiques en Russie, à son souverain, Victor-Emmanuel Ier, roi de Sardaigne, à l’Empereur de toutes les Russies, Alexandre Ier, auprès duquel il cherche à jouer au mentor, au chevalier de Rossi, à la princesse Galitzin, à Bonald, à Lamennais.

On assiste ainsi à toute la politique européenne de l’Empire et de la Restauration, à l’ascension fulgurante de Napoléon, et à sa chute, aux alliances et renversements d’alliances entre les puissances. Loin d’être un simple observateur, Maistre joue un rôle non négligeable au services des anciennes monarchie. Mais on apprend aussi quelle a été sa vie souvent difficile, ne fût-ce que matériellement.

En attendant une nouvelle édition complète et commentée de cette correspondance capitale, où se mêlent à un point extraordinaire le public et le privé, ce volume comblera tous ceux qui s’intéressent à l’histoire, à la politique, à la religion d’une époque charnière. Peu de témoins n’ont disposé de postes d’observation aussi larges, et rares sont ceux qui savaient transmettre leurs analyses dans une langue aussi élégante et précise.

(in Revue des deux mondes)

Oct 2017

Biographie intellectuelle d’Ezra Pound par Maxence Caron dans le « Service Littéraire »

par admin

Ezra Pound : sa vie, ses provocations, ses prophéties et le sens de ses labyrinthiques Cantos sont expliqués et médités par Maxence Caron dans son article L’odyssée d’Ezra Pound, en couverture du Service Littéraire (numéro 110, octobre 2017).

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Oct 2017

Léon Bloy en prière à Notre-Dame de la Salette

par admin

Version 2

Version 3

Version 4

Sep 2017

Parution du livre-référence d’Alfred Eibel sur Fritz Lang

par admin

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« J’ai fréquenté Fritz Lang durant de nombreuses années. J’ai vu et revu la plupart de ses films. Le texte qui va suivre ne s’adresse pas à un public de cinéphiles. Les rapports souvent orageux avec Fritz Lang sont ici rapportés avec exactitude.

Les rapports souterrains entre la vie de Fritz Lang et les personnages de ses films font partie de mon interprétation personnelle. Les critiques que j’ai pu lire à propos de son oeuvre, nombreuses, se recoupent ici et là et pourtant diffèrent sur bien des points. Aucun ne détient la vérité absolue.
Je laisse de côté ceux qui, revoyant certains films, sont revenus sur leurs premières impressions. Leur enthousiasme a disparu. Certains considèrent l’oeuvre américaine du cinéaste comme un pis-aller dû à un exil forcé. Les quelques propositions que j’avance concernant les deux Tigre n’engagent que moi et peuvent aussi bien être refusées.

Les lettres que Fritz Lang m’avait adressées, figurant en fin de volume, sont suffisamment parlantes pour que je m’abstienne de les commenter. Enfin, reconnaissons que cet homme n’a pas cédé un pouce en rapport avec ce qu’il voulait exprimer ; plus souvent qu’on ne l’imagine avec des budgets dérisoires. Il s’en est accommodé en tirant le meilleur parti possible, restant lui-même. Ce fut à la fois sa force et son anémie. »

Alfred Eibel

Alfred Eibel, Fritz Lang, incluant la Correspondance inédite entre F. Lang et A. Eibel, traduite de l’allemand par l’auteur, Klincksieck, 2017

Sep 2017

Double-page de F. Angelier dans « Marianne » sur le « Bouquins » Bloy

par admin

 

Dans Marianne, numéro du 15-21 septembre 2017.

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Cliquer pour ouvrir l’article

Sep 2017

Parution des « Essais et pamphlets » de Bloy chez « Bouquins »

par admin

« Comment deviner, quand on est la légion des cuistres, que des oeuvres non estampillées par l’admiration des ecclésiastiques sonores parviendraient un jour à s’évader du puits de silence où l’hostilité fangeuse des journaux soi-disant chrétiens avait cru les engouffrer ? Or ce fut précisément ce qui arriva. La haine crapaude fut vaincue. »

Léon Bloy

« Nous pouvons marcher à l’avenant et nous pouvons construire toutes sortes de choses si nous voulons, mais si nous ne confessons pas Jésus-Christ, tout cela est vain. Quand on n’édifie pas sur la pierre, il arrive ce qui arrive aux châteaux de sable : tout s’écroule car rien n’a de consistance. Ne pas confesser Jésus-Christ me fait penser à cette phrase de Léon Bloy : « Celui qui ne prie pas le Seigneur, prie le diable. » Quand on ne confesse pas Jésus-Christ, on professe la mondanité du diable. »

Pape François, homélie d’intronisation de son pontificat, 14 mars 2013

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Léon Bloy, Essais et Pamphlets, édition établie et présentée par Maxence Caron, préface d’Augustin Laffay o.p., collection « Bouquins », Robert Laffont, 2017, 1600 pages.

 

TABLE DU VOLUME

Préface, par Augustin Laffay o.p.
Chronologie de la vie de Léon Bloy
Léon Bloy par son filleul Jacques Maritain

Essais & pamphlets

Propos d’un entrepreneur de démolitions
Léon Bloy devant les cochons, suivi de Lamentation de l’épée
Je m’accuse
Belluaires et Porchers
Le Sang du pauvre
Exégèse des lieux communs
Le Révélateur du Globe
Le Salut par les Juifs
Le Fils de Louis XVI
L’Âme de Napoléon
Jeanne d’Arc et l’Allemagne
Méditations d’un solitaire en 1916
Dans les ténèbres
Le Symbolisme de l’Apparition
Celle qui pleure

Présentation de l’éditeur :

« Imprécateur et pamphlétaire « par amour », selon sa formule, Léon Bloy est l’écrivain de l’excès, de la démesure, de l’engagement total. Il consacra son oeuvre et sa vie à la défense des pauvres, à la dignité de l’homme, à l’amour de Dieu, à la figure du Christ et à l’esprit des Évangiles.
« Pèlerin de l’Absolu », le catholique Bloy se fait mendiant pour gagner la liberté de tout dire et traquer la bêtise, dont l’illustration parfaite à ses yeux est « le bourgeois, cet homme qui ne fait aucun usage de la faculté de penser ». Il s’en prend, au nom de cet Absolu, aux politiques, aux écrivains, aux journalistes, aux athées, ainsi qu’aux chrétiens eux-mêmes, qu’il met en cause avec une violence magistrale.
L’auteur des Méditations d’un solitaire en 1916 et des Propos d’un entrepreneur de démolitions a bâti une oeuvre immense, ou se déploient une impressionnante philosophie de l’histoire et une réflexion sur la fin des temps. Mais il était difficile jusque là de se faire une idée complète d’un écrivain si singulier. En réunissant la quasi-totalité de ses essais et de ses pamphlets, des plus célèbres, comme l’Exégèse des lieux communs et Belluaires et Porchers, aux plus rares, Celle qui pleure, Le Révélateur du Globe et l’inachevé Dans les ténèbres, en passant par Le Salut par les Juifs, ce livre constitue le plus considérable volume d’écrits de Léon Bloy jamais publié. Un siècle après sa mort, l’oeuvre de celui qui ne voyait pas qu’il fût possible d’écrire autrement qu’« au seuil de l’Apocalypse » est ainsi de nouveau disponible et enfin présentée dans sa véritable cohérence. »

Aug 2017

Nouvelle édition de « L’Insolent »

par admin

Pour aller à l’essentiel et se purger de toute « rentrée » soi-disant « littéraire » on pourra tirer profit de la réédition de L’Insolent. Depuis sa parution, ce roman valut à son auteur le privilège, l’honneur et l’avantage de voir autour de lui s’installer « la conspiration du silence » journalistique, donc de n’entendre pratiquement plus aucun imbécile parler de son travail : un plaisir rare et que savent goûter les gourmets.

L’Insolent ou L’Alceste réconcilié, 612 p., NiL, 2012, rééd. 2017

 

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Jul 2017

Luther par Maxence Caron, dans le 108e numéro du « Service Littéraire »

par admin

 

La façon dont Maxence Caron célèbre l’anniversaire de la « Réforme » est dans son article sur la pensée de Luther, publié p. 5 du numéro de juillet-août du Service Littéraire.

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